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Une approche sociologique de la prise en charge de la malnutrition infantile sévère par l'ong BEFEN dans le département de Mirriah

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par Lamine KALLA ADAMOU
Université Abdou Moumouni de Niamey - Maitrise en Sociologie 2011
  

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CHAPITRE VII : INTERACTIONS MULTIFORMES DANS LA PRISE EN CHARGE DE LA MALNUTRITION

A ce stade, l'accent est mis sur les interactions qui naissent autour de la prise en charge de la malnutrition donc, entre les acteurs qui sont les plus proches du terrain (ONG, Agents de santé, Populations bénéficiaires).

Ainsi, pour mieux cerner les contours de la modalité de prise en charge, il est nécessaire d'aborder les rapports entre ;

ü l'ONG BEFEN et les partenaires;

ü l'ONG BEFEN et les agents de santé ;

ü l'ONG BEFEN et les populations bénéficiaires.

7.1. Rapports entre l'ONG BEFEN et les partenaires

Comme souligné plus haut, dans le cadre du programme nutritionnel, l'ONG BEFEN exécute ses actions en partenariat avec différents organismes aussi bien nationaux qu'internationaux.

« ...Pour mener à bien ces activités d'une grande envergure, il faut obligatoirement diversifier les partenariats... Euh, je peux dire que nous travaillons aussi bien avec des partenaires financiers (ECHO, MSF-CH, UNICEF...) que des partenaires d'exécution (Equipe Cadre du District Sanitaire de Mirriah, ALIMA.) » (S.S., Secrétaire Général BEFEN).

En effet, depuis Juillet 2009, l'ONG BEFEN intervient dans le district sanitaire de Mirriah en partenariat technique avec ALIMA, afin de réduire la mortalité et la morbidité des enfants de moins de 5 ans.

« Le partenariat est basé sur 4 composantes indissociables : le projet, la relation, le cadre administratif et financier et le contexte extérieur33(*). Le partenariat n'existe que dans la conjugaison de ces 4 composantes. On peut les distinguer les unes des autres pour mieux comprendre les choses, mais on ne peut pas les séparer sans quitter le concept de partenariat ». (M.J34(*), Responsable ALIMA).

Les principales raisons de ce partenariat sont ci-dessous résumées par le coordinateur général de l'ONG BEFEN en ces termes:

« en 2009, Il y a un besoin d'intervention et ALIMA est intéressée pour le faire, mais ne peut pas avoir les autorisations ; n'a pas les ressources. Il fallait une ONG qui ait les compétences, les ressources humaines, et qui soit autorisée à travailler au Niger ». (O.M., Coordinateur Général BEFEN).

D'où la mise en place d'un partenariat d'exécution entre ces deux ONG(s). Ce partenariat trouve tout son sens du fait que :

« Les besoins sont énormes dans la localité (...) et un seul partenaire ne peut pas tout faire. (...) il faut que chacun apporte sa contribution (...) et avoir un lot d'efforts conjugués pour qu'enfin les bénéficiaires trouvent une satisfaction par rapport à l'intervention. » (E.G., Coordinateur ALIMA).

L'objectif ici clarifié est de répondre aux besoins de la population. Le constat est que nos interlocuteurs affichent une certaine réserve quand il s'agit de parler des rapports entre l'ONG et les partenaires financiers. Les discours sont assez brefs du genre :

« Bon, en tout cas, on ne peut que se réjouir d'avoir établi un partenariat avec des grandes institutions comme UNICEF, ECHO, ALIMA etc.» (O.M., Coordinateur Général BEFEN).

Les interlocuteurs donnent peu de détails sur la nature des rapports avec les partenaires. Dans des actions de réhabilitation post-crise ce partenariat se fait suivant des règles clairement définies pour les parties prenantes.

« Tout partenariat est appuyé par un document euh...disons un protocole d'accord dans lequel sont définis au moins les différents points que l'un et l'autre doivent assurer. » (E.G., Coordinateur ALIMA).

De ce fait, chacune des parties prend des engagements à remplir pour une meilleure mise en oeuvre du programme.

« Chacun des partenaires spécifie son partenariat. Certains assurent les commandes internationales, d'autres l'acheminement des aliments thérapeutiques et/ou des médicaments (...) et nous, nous sommes chargés de faire la mise en oeuvre au niveau local.. » (O.M., Coordinateur Général BEFEN).

En outre, il est nécessaire de fixer des modalités de prise en charge. La particularité du programme nutritionnel est que c'est un problème de santé et que les critères se basent sur des normes fixées par les spécialistes de la question. L'ONG BEFEN est donc tenue d'appliquer ces modalités de prise en charge sur le terrain.

« ...Nous, dans le cadre de la prise en charge de la malnutrition infantile, nous nous référons toujours au protocole national de prise en charge de la malnutrition. » (I.H., Responsable Terrain de l'ONG BEFEN).

Ce protocole définit les critères d'admission, les modalités de distribution et de traitement et aussi les critères de sorties dans les centres de récupération nutritionnelle. Cependant, au niveau de l'ONG BEFEN, aucune difficulté de mise en oeuvre par rapport aux modalités de prise en charge n'as été relevée.

Rappelons que l'ONG BEFEN dépend de son bureau à Niamey qui coordonne les activités de nutrition et les partenariats. De ce fait, les personnels plus proches du terrain n'ont pas de rapport direct avec les partenaires financiers. Leur contact est limité aux missions de suivi de terrain.

« Les rapports sont vraiment, euh... très bien parce que il y a un suivi continu des activités et y a des rapports d'activités que nous faisons. Il y a aussi des missions de suivi qui sont organisées, ce qui leur permet de venir régulièrement sur le terrain pour voir les réalisations...et jusque là, tout s'est bien passé ! » (I.H., Responsable Terrain de l'ONG BEFEN).

Pour la mise en oeuvre de ces programmes, BEFEN a aussi besoin d'intermédiaire. Le programme de nutrition s'inscrivant dans le domaine de la santé, cet intermédiaire doit aussi avoir un rapport avec le domaine. Un agent de santé est dans ce cas, mieux indiqué comme acteur pour exécuter ce programme.

« Le troisième acteur qui est l'agent de santé... qui sont les agents de santé sont, en tout cas, à pied d'oeuvre pour jouer cet intermédiaire entre le programme et les populations bénéficiaires. » (O.T., Responsable Terrain Adjoint BEFEN).

* 33 Définition Handicap International - Guide du partenariat Coordination Sud

* 34 Mondane Jactat (2011) : Capitalisation du projet ALIMA Niger, rapport 2011

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