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Une approche sociologique de la prise en charge de la malnutrition infantile sévère par l'ong BEFEN dans le département de Mirriah

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par Lamine KALLA ADAMOU
Université Abdou Moumouni de Niamey - Maitrise en Sociologie 2011
  

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7.3. Rapports entre l'ONG BEFEN et les populations bénéficiaires

A ce niveau, il s'agit d'analyser les rapports entre l'ONG BEFEN et les populations destinataires du programme. Une première sous section sera consacrée à l'analyse du rapport ONG BEFEN et comité villageois dans la prise en charge de la malnutrition dans les CSI. La deuxième sous section présentera les rapports des enquêtés à l'ONG BEFEN.

· ONG BEFEN et le comité villageois

Au Niger, à partir des années 80, est née une nouvelle forme de participation communautaire dite ``partagée'' qui incite les populations à s'approprier les problèmes de développement de leurs localités35(*). C'est là, une façon d'encourager l'implication active de la population aux projets de développement.

Dans cette optique, les populations du département de Mirriah se sont concertées pour créer des Comites de Gestion (COGES). Ces comités servent d'intermédiaires entre les populations, l'ONG et les CSI.

Le programme de récupération nutritionnelle étant intégré dans les CSI, il est accordé au COGES, un droit de regard par rapport au fonctionnement du programme. De l'autre côté, l'ONG a mis en place un volet communautaire pour veiller à cette collaboration. Comme l'affirme le responsable du volet communautaire, M.K : « nous sommes la porte de la communauté ».

Alors, à quel type de rapport assiste-t-on entre l'ONG et le comité villageois ?

Pour le cas de l'ONG BEFEN, le COGES est associé aux activités du programme de prise en charge notamment à travers les Agents Communautaires recrutés par l'ONG.

« Nous collaborons avec le COGES, les chefs coutumiers...dans cette prise en charge. Par les agents communautaires issus de ces localités même, nous faisons une transparence dans nos activités. Même pour régler certains problèmes, par exemple les cas d'abandons et/ou refus de transfert des femmes vers le CRENI, les agents communautaires facilitent la résolution. » (M.K, Responsable du Volet Communautaire BEFEN).

Un des rôles de cette collaboration entre l'ONG, le comité villageois et les autorités locales, c'est la visibilité de l'ONG.

« (...) Au fait, nous avons entrepris, dans chaque village, chaque canton de nous faire connaître à travers les chefs de villages, les chefs de cantons...Tout ça parce que, quel que soit la portée de son activité, il faut se présenter au niveau de ces autorités là afin de mieux être admis dans la localité et gagner la confiance de la population. On fait la même chose au niveau des autorités administratives (préfet, maire) qui, à un moment donné de l'histoire, nous ont même décerné un témoignage officiel de satisfaction. » (M.K, Responsable du Volet Communautaire BEFEN).

Le COGES ainsi que les chefs coutumiers, de leur côté ne se sentent pas écartés des activités du CREN et de l'ONG dans leurs villages.

« Ces gens là, on ne peut que les remercier. En tout cas, ils font de leur mieux pour sauver nos femmes et nos enfants ; tout cela en nous impliquant dans les mécanismes de leurs activités. Chaque fois qu'ils vont faire une chose, ils me concertent. Si je donne un avis favorable et/ou une suggestion, wallahi (je le jure) ils travaillent avec ça. Ce sont vraiment de bonnes personnes ! » (M., Chef du village de Koléram).

* 35 Plan national d'action pour la nutrition 2003-2015, Ministère de la Santé Publique du Niger.

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