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Une approche sociologique de la prise en charge de la malnutrition infantile sévère par l'ong BEFEN dans le département de Mirriah

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par Lamine KALLA ADAMOU
Université Abdou Moumouni de Niamey - Maitrise en Sociologie 2011
  

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· ONG BEFEN et les populations bénéficiaires

En théorie le rôle d'intermédiaire assigné aux ONG(s) les rapproche des populations. Pour cela l'ONG BEFEN est bien connue pour ses activités par la majorité des enquêtées du fait que celles-ci proviennent, pour la plupart des cas, de ses CRENAS installés dans toutes ses zones d'intervention.

Le tableau suivant (tableau n°14) présente les statistiques des connaissances de l'ONG BEFEN par les populations d'enquête.

Tableau n°14 : Répartition des enquêtés selon la connaissance de l'ONG.

Connaissance de l'ONG

Effectif

Fréquences

Oui

53

73%

Non

20

27%

Total

73

100%

Sources : données de l'enquête (juin-juillet 2011)

Une grande partie des enquêtées (73%) affirme connaître l'ONG BEFEN. Comme le confirme Z., mère d'un enfant malnutri :

« BEFEN, presque tout le monde la connait. Elle s'est installée un peu partout dans cette zone. Et aujourd'hui, quand on dit que quelqu'un est là pour t'aider et il est toujours présent dans ton village, tu es obligé de le connaître... ».

Les enquêtées disent avoir entendu parler de l'ONG BEFEN soit au village avec les autres femmes ayant déjà fréquenté le centre, soit au CSI du village lors des consultations. Un rapprochement est également fait entre l'admission au centre et les critères d'accès au centre.

Le tableau suivant (tableau n°15) nous présente la répartition des enquêtées selon l'admission au CRENI et les connaissances des critères d'accès au centre.

Tableau n°15 : Répartition des enquêtées selon l'admission au CRENI et les connaissances des critères d'accès au CREN

Connaissance

des critères

d'admission

Admission

au

CRENI

Oui

Non

Total

Effectif

Fréquence

Effectif

Fréquence

Effectif

Fréquence

Oui

57

78%

16

22%

73

100%

Non

0

0%

0

0%

0

0%

Total

57

78%

16

22%

73

100%

Sources : données de l'enquête (juin-juillet 2011)

Ce tableau montre que plus les enquêtées ont un lien (ici admission au CRENI), plus elles pensent connaître les critères d'admission. 78% de ces enquêtées le pensent et s'expliquent, dans la plupart des cas, en ces termes.

« C'est lorsque l'enfant manque d'appétit et/ou ne mange pas bien. Il devient maigre avec des diarrhées et vomissements... » (M., mère d'enfant malnutri).

Tableau n°16 : Répartition des enquêtées selon les connaissances du personnel de l'ONG et les modalités de distribution des vivres au CRENI

Connaissance

du personnel de

l'ONG

Modalités

de distributions

au CRENI

Oui

Non

Total

Effectif

Fréquence

Effectif

Fréquence

Effectif

Fréquence

Bonnes

4

5%

48

66%

52

71%

Acceptables

3

4%

18

25%

21

29%

Mauvaises

0

0%

0

0%

0

0%

Autres

0

0%

0

0%

0

0%

Total

7

9%

66

91%

73

100%

Sources : données de l'enquête (juin-juillet 2011)

Qu'elles aient des connaissances ou pas dans le CRENI, 100% des enquêtées apprécient les modalités de distribution des vivres. Parmi ces enquêtés 71% estiment que ces modalités de distributions des vivres sont bonnes et 29% pensent qu'elles sont acceptables. Comme le soutient M., mère d'enfant malnutri :

« Les agents nous traitent toutes de la même façon sans aucune discrimination. (...) vraiment, la façon dont se passent les distributions des vivres ici, ça nous convient,»

Ainsi, les règles officielles de prise en charge ne sont pas confrontées à d'autres types de règles informelles comme l'utilisation du réseau de connaissances de ceux qui doivent les appliquer.

C'est pourquoi, l'association faite de façon tacite entre les enfants admis au programme et enfants malnutris est toujours vérifiée. Connaître un agent n'est d'aucune importance pour ce qui relève de la prise en charge et des modalités de distribution.

Ce qui, d'ailleurs, conduit certaines enquêtées à raisonner dans ce sens :

«  Ces gens là sont présents pour tout le monde. Ils n'ont rien à faire de qui tu es ou d'où tu viens. Ils ont une seule idée, sauver les enfants ! » (H., mère d'enfant malnutri).

Tableau n°17 : Répartition des enquêtées selon leur satisfaction par rapport aux services fournis par l'ONG

Satisfaction par rapport aux services fournis

Effectif

Fréquences

Oui

73

100%

Non

0

0%

Total

73

100%

Sources : données de l'enquête (juin-juillet 2011)

La totalité des femmes enquêtées (100%) affirment être satisfaites par rapport aux services fournis par l'ONG BEFEN.

« Il serait ingrat de notre part de ne pas être satisfaites de ces gens là. Le simple acte de prendre en charge l'alimentation et la santé de l'enfant jusqu'à notre sortie du programme est un tout ! Surtout, voilà que ton enfant est pris en charge autant que toi-même... » (H., mère d'enfant malnutri).

Ces genres de raisonnements trouvent leur fondement d'être en ce sens qu'il n'a été constaté aucune réaction par rapport aux modes de distributions dans le CRENI. C'est ce que le prochain tableau illustre (tableau n°18).

Tableau n°18 : Répartition des enquêtées selon leur satisfaction par rapport aux modes de distributions

Réactions par rapport aux modes de distributions

Effectif

Fréquences

Oui

0

0%

Non

73

100%

Total

73

100%

Sources : données de l'enquête (juin-juillet 2011)

Les résultats de ce tableau confirment que 100% des femmes enquêtées affirment n'avoir pas protesté par rapport aux modes de distributions des vivres dans le CRENI.

Rappelons que cette idée n'est valable que pour ce qui relève des modalités de distribution dans le CRENI. Comme nous l'avons vu un peu plus en arrière (tableau n°12), l'admission de l'enfant crée parfois des polémiques dans les CRENAS. Dans ces genres de situations, c'est l'agent de santé qui est indexé.

Du fait de son rôle d'exécutant, certaines femmes voient en lui (l'agent de santé) le responsable de la réussite ou de l'échec de l'admission de leurs enfants dans le programme. Alors que par rapport aux critères d'admission :

« Ce sont les patrons qui partent en réunion et appliquent ce qu'ils ont décidé tout en respectant le protocole national de prise en charge. Euh...c'est en application des règles de prise en charge telles que définies par le protocole national que nous, nous travaillons. [S'adressant à moi]...Regarde en face de toi, les critères d'admission sont affichés en gros caractères ko (n'est-ce pas) ? Ok ! Si une femme vient avec un enfant qui n'atteint pas ces critères, nous on ne peut pas le référer au CRENI. A la limite lui faire une prise en charge CRENAS et même là, il y a des critères prédéfinis. C'est cela que certaines ne veulent pas. Tu va voir elles vont commencer à se plaindre et de fois même nous qualifient de méchants malgré les sensibilisations... » (H.B.A, infirmier BEFEN).

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