WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

L?industrie musicale : crise ou révolution ? impact des nouveaux modes de consommation de la musique


par Maxime Varloteaux
Université de Reims Champagne-Ardenne - Master 1 Management parcours Marketing 2010
  

précédent sommaire suivant

Partie 2 : Une évolution des supports et des modes de consommation

Chapitre 1 : Vers une dématérialisation de la musique

L'industrie du disque est en fort déclin mais la demande en musique est toujours aussi forte. Les entreprises de musique conçoivent désormais que le compact-disque ne peut lutter contre la vague de dématérialisation de la musique et qu'il est temps d'adopter une attitude pro-active face à la situation du marché.

I - Le Cd est-il devenu obsolète ?

Le téléchargement étant entré pour de bon dans les moeurs, le Cd est-il pour autant condamné à disparaitre ? Le vinyle, lui a su résister aux innovations technologiques de par ses caractéristiques, son son et les nouveaux usages qui en sont fait ; il reste pour beaucoup d'amateurs de musique le support noble par excellence.

Le Cd étant aujourd'hui en situation difficile, il est nécessaire d'adapter sa valeur commerciale (revoir son prix et ses déclinaisons) en créant de la valeur sur le volume. Le Cd pouvant être perçu comme un produit ayant son propre cycle de vie, il serait alors dans une phase de déclin ; en théorie donc, son prix devrait significativement baisser car les entreprises ont désormais amorti le coût de développement et aussi car le meilleur moyen de relancer les ventes d'un produit en déclin est de le vendre moins cher.

· Le Cd discount

La dématérialisation a contribué à dévaluer le Cd avant que l'on ne puisse parler de disparition, le prix des Cd devenant dès lors trop élevé pour les consommateurs, l'une des premières solutions a été d'agir sur le prix.

En étudiant le prix d'un Cd, on constate qu'il est en grande partie constitué des dépenses liées à son enregistrement et à sa promotion, le pressage d'un Cd ne coutant

Maxime Varloteaux - Mémoire de recherche - 30

Master 1 Management - Parcours Marketing

quasiment rien. En exploitant les fonds de catalogue, il est donc possible de vendre des disques à un prix moins élevé en réalisant des marges équivalentes à celles faites sur un Cd aujourd'hui. Et encore mieux, en exploitant les fonds de catalogue tombés dans le domaine public, on s'affranchit en plus des droits d'auteurs.

Ces rééditions d'anciens catalogues doivent plus être perçus comme un service évitant ainsi à l'internaute de rechercher sur le web d'anciens albums qui ne plus édités pour certains, ou encore comme une occasion de se procurer des albums cultes pour la somme de 6,99€.

· Le Cd low cost

Face à la dévaluation du Cd et à la chute des ventes, un Cd « bas prix » a été mis en place par Universal, il s'agit en réalité d'un système à 3 niveaux de prix et de conditionnement :

- Une version deluxe composé généralement d'un Cd et d'un Dvd bonus, elle est en édition limitée généralement vendue à 16,99€, on ne la trouve qu'au moment de la sortie de l'album,

- Une version standard qui se compose du Cd avec son livret présenté dans un boitier cristal ou renforcé18 commercialisée au prix de 14,99€,

- Une version basique destiné aux albums plus anciens, le boitier est simplifié et est destiné à ne contenir que le Cd. Cette version est vendue 9,99€.

Ces différentes versions visent à segmenter le marché par le prix afin de s'adapter aux différentes attentes, on distingue alors 3 profils de consommateurs :

- Ceux qui n'ont pas un pouvoir d'achat important et pour qui le packaging et le livret n'ont pas grande importance,

- Les amateurs de musique qui consacrent un budget pour la musique et pour qui ces 2 éléments sont nécessaires,

- Les fans et collectionneurs qui sont prêts à dépenser plus pour avoir un maximum de contenu sur leurs artistes favoris .

Ainsi, Universal couvre tout le marché et s'adapte au budget des consommateurs. La major affirme que la version basique rencontre un fort succès auprès de ceux qui achètent de la musique dans les points de vente non spécialisés (les grandes surfaces)19. Si Universal demeure encore très

18 Les « Super Jewel Box H

19 « Universal introduit un Cd low cost N, L'expansion, 05/07/2006

Maxime Varloteaux - Mémoire de recherche - 31

Master 1 Management - Parcours Marketing

attaché au produit physique, c'est que ce dernier représente encore la majorité des revenus.

· La philosophie de l'échange

Comme nous l'avons vu, le développement d'internet menace sérieusement la durée de vie du Cd. Mais face à cela, un marché constitué d'une population qui possède déjà des Cd et qui souhaite s'en débarrasser s'est formée. L'arrivé d'internet sonnant petit à petit la disparition du Cd, une certaine rareté et donc valeur est ainsi conférée à ce dernier.

Ceux qui souhaitent se séparer de leurs disques pourraient bien générer une plus value dans la mesure où il existe une demande de disque qui n'est plus sur le marché. Pourquoi donc ne pas échanger ou vendre des Cd comme cela se fait pour les vinyles ? Les échanges ou les ventes pouvant en plus aujourd'hui être facilitées par internet !

Comme la distribution physique est limitée et qu'avec la crise, de nombreuses grandes surfaces spécialisées dans la musique réduisent leurs linéaires et donc leur nombre de références ; on peut facilement imaginer que ce système donne naissance au plus grand disquaire du monde et devienne un moyen de continuer à faire exister le Cd.

précédent sommaire suivant