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Le journal télévisé en Chine et en France


par Shengxuan MI
Université de paris 3 (Sorbonne Nouvelle) - Master 2013
  

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4. La télévision française au jour du jour, (chapitre V) Jost François, Leblanc Gérard

Ce chapitre V va mettre l'accent sur la signification de studio, la valeur de JT, les fonctions des images, la scénarisation du factuel par rapport aux autres ouvrages qui penchent plutôt vers la construction ou les traitements de l'information de JT, ce chapitre va souligner en quelque sorte une cognition entière de JT.

Pour les deux auteurs François Jost et Gérard Leblanc, le studio est comme un petit miroir du monde. Dans de nombreux pays, c'est l'image du globe terrestre tournant sur lui-même qui précède le journal télévisé. Généralement, c'est le premier indice qui peutmettre le monde en lien avec le studio. À travers cette petite fenêtre, les téléspectateurs peuvent bien savoir ce qui se passe sans quitter le domicile. De plus, le JT se réfère comme un savoir moyen, comme les auteurs disent « il sait avant nous ce dont il nous informe, définissant pour nous le moindre mot, nous expliquant par avance ce que pensent les Français ou la France, sortes d'entités que nous ne sommes pas censés connaître très bien. »56

Concernant les images, la sensation visuelle dans l'information concerne d'abord le réel avec lequel il est supposé entrer en contact par transparence. Ici, en plus de la description de différents types d'images (l'image de reportage, l'image d'archives, l'image d'analyse etc.), les auteurs vont encore expliquer la relation entre ces différents type d'images.57 Le discours de l'information uniformise et homogénéise les images. Le discours de l'information est apporté souvent par les commentateurs qui présentent d'une manière narrative et non pas d'une manière descriptive. Et c'est encore le discours de l'information qui indique une place à chaque type d'image et « non la relation particulière que chaque type d'image est supposé entretenir avec la réalité factuelle qui lui extérieure »58. À partir de cette relation entre ces différents types d'images, les auteurs vont encore illustrer les valeurs de ces images dans les

55 François Jost, Introduction à l'analyse de la télévision, Edition Ellipses, Paris 2007 p99

56 Jost François, Leblanc Gérard, La Télévision française au jour le jour, INA/Anthropos, 1994 P68

57Jost (François), Leblanc (Gérard), La Télévision française au jour le jour, INA/Anthropos, 1994 P67-69 58Jost (François), Leblanc (Gérard), La Télévision française au jour le jour, INA/Anthropos, 1994 P70-73

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JT du point de vue de la science humaine. En se basant sur le concept que l'image est d'autant plus nécessaire au discours de l'information, l'image va présenter les deux types de valeur. D'abord, « Seuil de visibilité »59 : celui-ci dit que toutes les images doivent obéir à la règle de l'hégémonie du visible. C'est dans l'illusion que la réalité factuelle peut se présenter lorsqu'on la voit à première vue. Ensuite, c'est la valeur de « Seuil émotionnel »60 : elle souligne qu'à un moment donné, il ne suffit pas que les images relèvent la réalité factuelle qui est identifiée au visible, il a besoin encore des images qui abondent d'émotion, qui émerge à l'instant même de la réalité factuelle.

Les deux auteurs rappellent ensuite la scénarisation du factuel qui est présentée par deux caractéristiques. L'une concerne l'enchaînement particulier de situations-stéréotypes (exemple des actions consécutives qui effectuent dans le restaurant : commander, manger, payer etc.) qui nous permet de nous repérer dans notre vie quotidienne. En présentant une image où rien ne bouge, « l'attente » apporte « un scénario convenable qui permet de reprendre l'avantage cognitif »61. L'autre se réfère au fait que le domaine du scénarisable recouvre tout le domaine du factuel susceptible qui se transforme en événementiel. Celui concerne l'économie, les sciences humaines, science de la vie et « les lois récit constituent le modèle privilégié de l'appréhension du réel. »62 De plus, les auteurs distinguent les différents types de scénarios du factuel, parmi lesquels on a par exemple, « les scénarios du présent » qui indiquent que l'événement est en train de se passer et est marqué par l'imprévisibilité. « Les scénarios du futur »63 : dans le conditionnement que l'événement programmé soit précédé d'une scénarisation préparatoire, par exemple on ne connait pas préalablement le résultat d'un match. « Les scénarios de l'hypothétique »64 qui se réalisent dans les deux cas, soit l'événement peut bien se produire (en direct devant la caméra), soit on ne sait pas si l'événement va avoir lieu, si oui, on ne sait pas encore quelle forme qu'il va adopter etc.

Ce chapitre souligne aussi que le journalisme télévisuel comprend deux modes de

59Jost (François), Leblanc (Gérard), La Télévision française au jour le jour, INA/Anthropos, 1994 P72 60Jost (François), Leblanc (Gérard), La Télévision française au jour le jour, INA/Anthropos, 1994 P73 61Jost (François), Leblanc (Gérard), La Télévision française au jour le jour, INA/Anthropos, 1994 P75-77 62Jost (François), Leblanc (Gérard), La Télévision française au jour le jour, INA/Anthropos, 1994 P75-77 63Jost (François), Leblanc (Gérard), La Télévision française au jour le jour, INA/Anthropos, 1994 P77 64Jost (François), Leblanc (Gérard), La Télévision française au jour le jour, INA/Anthropos, 1994 P77

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transformation du visible de l'événement : «la narrativisation et l'exemplification.»65

Le premier, c'est la narrativisation dans laquelle les deux auteurs distinguent deux modèles de narrativisation. Premier modèle : il est effectué par l'image qui est considérée comme un simple témoignage sur une réalité singulière limitée qu'on a vu, donne vie à un moment du récit rapporté par les journalistes. Dans ce modèle, la narrativisation va suivre la logique chronologique qui est encore contrainte par le développement des événements rapportés. En voix off, on entend souvent que les présentateurs donnent des indications temporelles multiples comme ce matin, avant midi, cet après-midi. Deuxième modèle : les auteurs décrivent le début d'un processus qui est manifesté, en s'appuyant sur le modèle du scénario classique, par « la quintessence des faits du jour »66, c'est-à-dire au début, le récit se trouve dans une situation de d'équilibre. Ensuite, il est bouleversé par un certain élément extérieur afin d'arriver à une situation nouvelle. Dans cette modèle, la narrativisation va ne suivre plus la logique de chronologie. La scénarisation met accent sur la description anormale, du désordre, aussi sur l'enregistrement des conflits entre un côté de l'ordre et un autre côté du désordre. Enfin, on retourne encore à un état de retour.

Le deuxième : l'exemplification67. Contrairement à la narrativisation qui se concentre sur la réalité par la médiation du récit, il va se pencher vers la confirmation des paroles du présentateur dont le reportage a une qualité exemplaire. Les auteurs donnent un exemple simple pour l'expliquer. Dans les JT français, c'est encore une logique qui permet d'attribuer aux français ce qui est dit par deux ou trois personnes interviewées sur un trottoir.

Bien que tous ces critères soient caractéristiques des télévisions françaises, ils vont aussi correspondre aux télévisions chinoises. Mais il existe encore des petites nuances, par exemple concernant l'exemplification, Interviewer trois ou quatre chinois dans la rue, mais parfois ces interviews vont avoir lieu dans les différentes villes. C'est-à-dire qu'on va faire des interviews aux chinois qui viennent de différentes villes. Étant donné que la Chine est un pays qui est énormément grand. Il possède 34 régions administratives au niveau provincial. Chaque région a sa propre culture et ses propres moeurs. Et donc c'est pourquoi les journalistes font souvent

65Jost (François), Leblanc (Gérard), La Télévision française au jour le jour, INA/Anthropos, 1994 P78-79 66Jost (François), Leblanc (Gérard), La Télévision française au jour le jour, INA/Anthropos, 1994 P78 67Jost (François), Leblanc (Gérard), La Télévision française au jour le jour, INA/Anthropos, 1994 P79

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les interviews dans différentes villes. Les gens qui proviennent des différents endroits ont leurs propres points de vue. Cela va permettre de rassurer les téléspectateurs afin de pouvoir bien saisir les différentes situations en Chine, en même temps, cela va aussi assurer la variabilité des points de vue.

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