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L'abàà, corps de garde et espace de communication chez les Fang d'Afrique centrale. Une préfiguration des réseaux sociaux modernes.

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par Gérard Paul ONJI'I ESONO
Université de Yaoundé II Cameroun - Master 2015
  

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Conclusion

En somme, même s'il est reconnu que ce peuple reste très attaché à sa tradition, il est néanmoins indéniable que son patrimoine culturel a connu beaucoup de tribulations conséquentes à son brassage avec les autres peuples et la civilisation occidentale. Plusieurs rites, pratiques ancestrales et coutumes ont disparu aujourd'hui. L'un des ferments de l'organisation sociale qui aura traversé l'histoire du peuple Fang reste tout de même l'Abââ dont la présence physique et la symbolique mériteraient d'être examinées.

Carte 1 : Répartition géographique des groupes Fang, Bulu et Beti (Perrois, 1972, p.102).

Reproduit par Xavier CADET dans Histoire des Fang, Peuple Gabonais, Thèse présentée pour l'obtention du diplôme de Doctorat d'Histoire, Université de Lille 3 - Charles de Gaulle, U.F.R. d'Histoire, Juin 2005.

CHAPITRE DEUXIEME:

L'ABAA DANS LA SOCIETE FANG

Introduction 

Selon la contrée où l'on se trouve et à cause des dialectes parlés dans le vaste ensemble linguistique fang, les manières d'appeler ou d'écrire ce nom sont différentes. Dans ce chapitre introductif, il est important, non seulement de savoir exactement ce qu'est l'Abââ, dans une approche évolutive, mais également de cerner ce que cette institution traditionnelle représente dans l'aire culturelle fang. Nombre d'analystes s'accordent à reconnaître que l'Abââ revêt une dimension symbolique que la tradition et la culture ont pu construire autour de cette entité organisationnelle au fil du temps.

1. Historique et évolution de l'Abââ 

1.1. Historique 

De prime abord, dans cette étude, l'orthographe adoptée de façon conventionnelle de l'Abââ sera celle qui précède. S'il faut transcrire ses diverses appellations l'on aura aussi, chez certains, le même mot écrit « abê 42(*)», comme c'est le cas dans certaines régions du Gabon. Tandis qu'ailleurs, il s'agit de « abeign ». Dans l'aire géographique Fang qui couvre principalement le nord du Gabon, la Guinée Equatoriale, et le sud du Cameroun où cette recherche a été menée en partie, à savoir les quatre arrondissements d' Ambam, Kyè-Osi, Ma'an et Olamze qui forment le département de la Vallée du Ntem, l'on convient à retenir « Abââ ».

En effet, dans la prononciation, il est important de ressortir un effet d'étirement sur la dernière syllabe qui donnerait alors d'écrire «  Abââ », les accents circonflexes permettant de mettre en évidence l'intonation haute. Il est à faire remarquer que dans les langues des peuples Fang, comme dans bien d'autres langues africaines, le changement de ton lors de la phonation d'un mot peut également entraîner une modification radicale son sens.

Mais que ce soit « aba », « abê », « abègn » ou « abââ », l'essentiel est que cela désigne la même réalité physique dans cette aire culturelle.

* 42AKOMO-ZOGHE,Cyriaque Simon-Pierre, Parlons fang: culture et langue des Fang du Gabon et d'ailleurs, l'Harmattan, mai 2010, 295 pages

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