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La gestion du risque de crédit bancaire dans un contexte de crise économique: Cas de la B.N.D.E. du Burundi

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par Emery NTWARI
Université du lac Tanganyika - Licence en gestion socio-économique des entreprises et des organisation 2008
  

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I.3.3.5. La gestion du risque de taux

Pour qu'une banque évite d'avoir une trop grande exposition du risque de taux, il est souhaitable qu'elle limite son risque de transformation, c'est-à-dire qu'elle s'efforce d'adosser au mieux la durée de ses emplois avec celle de ses ressources.

Une autre solution consiste à développer la part de sa collecte, mais surtout de ses emplois à taux révisables, car ceux-ci vont évoluer corrélativement aux taux du marché.

Une dernière solution consiste pour la banque à couvrir son risque de taux en opérant sur des produits de marché dérivé.


CHAPITRE II. PRESENTATION DE LA BNDE

II.1. Spécificités des banques nationales de développement économique

II.1.1. Introduction

Il en est des mots comme tant de choses sérieuses ou frivoles. La mode un jour, met en lumière certains d'entre eux et leur usage, rare jusqu'alors, soudainement se multiplie.

C'est ainsi que le mot « développement » a connu tout récemment une fortune mondiale ; jadis ne prenait son sens qu'en fonction d'un contexte, variable selon le choix des termes qui le composaient. Aujourd'hui il se suffit à lui-même, et brille d'un unique éclat, solitaire qui n'est suivi d'aucun autre vocable.

Aujourd'hui, la plupart des plans, la plupart des réformes sont conçus sous l'égide d'une banque de développement, il s'en est créé dans tous les pays du monde à une cadence accélérée.

Elles reposent toutes sur quelques grands principes communs :

- un investissement des capitaux à long terme ;

- un plan pour le mettre en oeuvre ;

- un organisme centralisateur ;

- une orientation sociale donnée aux programmes économiques mais les unes limitent leur action à un pays déterminé, ou, même à une ou plusieurs régions de ce pays, alors que les autres sont des organismes internationaux (Ex : BIRD, BAD).

Dans un pays déterminé, une banque de développement s'occupe de la mise en valeur des richesses naturelles, cherche à améliorer les rendements de l'agriculture et de l'industrie, à rendre plus efficaces les circuits commerciaux, à accroître de la sorte le revenu national dont elle essaie de rendre la distribution plus équitable. Evidemment, ce rôle très général est celui de l'Etat, mais la création de la banque de développement correspond au besoin d'isoler ces opérations dans la masse des fonctions qu'assument le parlement et le gouvernement ; c'est l'occasion de mieux coordonner la politique économique, en chargeant à un groupe d'experts d'arbitrer entre les urgences, de choisir les projets les plus utiles et les mieux préparés.

Aussi le plus souvent la banque de développement ne se conçoit-elle qu'en fonction d'un plan dont elle est l'agent d'exécution, ou dont elle constitue l'organe essentiel. Cette utilité d'un plan est d'ailleurs peu à peu apparue dans tous les pays.

Dans certains cas, la constitution d'une banque de développement a été nécessaire pour que puissent être reçus, en dehors de l'Etat, les versements effectués par un organisme international, et que ceux-ci demeurent bien séparés de l'ensemble des recettes budgétaires.

Naturellement, dans les régions sous -développées, la tâche est immense et s'applique à de nombreux domaines ; le choix est souvent difficile entre les buts très variés à poursuivre ; et la tentation est souvent grande de donner la priorité à des travaux de prestige au lieu de se consacrer à l'humble tâche d'apprendre à une population peu évoluée le meilleur mode de travail.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.