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La gestion du risque de crédit bancaire dans un contexte de crise économique: Cas de la B.N.D.E. du Burundi

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par Emery NTWARI
Université du lac Tanganyika - Licence en gestion socio-économique des entreprises et des organisation 2008
  

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II.1.2. Historique et buts généraux des banques nationales de développement économique

II.1.2.1. Historique des banques nationales de développement économique

C'est à partir de 1945 que furent progressivement mises en place les diverses institutions nationales de crédit, sous la forme de sociétés parapubliques.

Leur création avait pour principal objet de pallier les insuffisances des caisses de crédit agricole, en raison de la faiblesse de leurs ressources, de la rigidité de leurs statuts qui subordonnaient l'octroi des prêts à de multiples formalités et à l'obtention de garanties peu adaptées aux possibilités d'une clientèle pauvre, enfin, en raison du caractère trop administratif d'une gestion par ailleurs insuffisamment indépendante.

Aussi les sociétés de crédit furent-elles conçues, comme des organismes assez souples pour pouvoir expérimenter des formes nouvelles de crédit tenant compte de toutes les données économiques et sociales des pays intéressés et assez indépendants pour que les critères de rentabilité et d'efficacité ne soient au premier plan. Enfin, la présence d'un personnel suffisamment qualifié et suffisamment nombreux devait permettre à ces sociétés de remplir dans les meilleurs conditions la tâche qui leur avait impartie.

Leurs catégories correspondent à trois catégories de besoins :

- le développement du crédit agricole, objectif évidemment prioritaire dans des pays dont presque toute la population tire son revenu de la terre, et d'autant plus impérieux qu'apparaissent spontanément, à l'époque, un grand nombre de coopératives, excellentes dans leur principe, mais souvent critiquables dans leur gestion ;

- le développement du crédit à l'artisanat et aux petites entreprises ;

- le développement du crédit à l'habitat, nécessité sociale particulièrement aiguë, surtout dans les villes où nombre de particuliers, désireux de se mieux loger, entreprenaient déjà par leurs propres moyens des constructions que l'insuffisance de leurs économies ne leur permettaient pas toujours d'achever.

Ce cumul d'attributions devait permettre aux sociétés de crédit d'assurer une meilleure division des risques, de réduire les frais de gestion et d'éviter les compétitions qu'une pluralité d'institutions eut risqué de susciter.

La transformation des territoires en Etat indépendants s'est en effet accompagnée d'importantes modifications dans la structure et les attributions des sociétés de crédit.

Celles-ci ont maintenant pleinement le caractère d'institutions nationales.

Les gouvernements y sont majoritaires ; ils en nomment les présidents et les directeurs, en assurant la tutelle et le contrôle.

Cette évolution s'est accompagnée d'un changement de dénomination. Au terme de « société de crédit » se sont substituées les appellations de « crédit national», « de société d'investissement », et surtout de « banque de développement », terme qui décrit bien le rôle assigné aux organismes ainsi crées.

Cette réforme a eu un caractère très général. Partout les sociétés de crédit ont été transformées en sociétés nationales. Dans la très grande majorité des cas, ce changement de structure s'est trouvé lié, comme il vient d'être signalé, à un élargissement d'attributions.

Il apparaît que, dans l'ensemble, l'évolution qui vient de se produire a été marquée par une double option :

- option en faveur de banques nationales à participation majoritaire de l'Etat dont elles dépendent, par opposition à la formule de la banque de développement à majorité de capitaux privés ou extérieurs ;

- option en faveur de la concentration des responsabilités au sein d'une institution de crédit unique, de préférence à la création d'une pluralité d'organismes spécialisés en fonction ,soit de la nature des opérations, soit au montant plus ou moins élevé des prêts à consentir.

Dans la majorité des cas, le rôle des banques de développement, tel qu'il est défini dans leurs statuts, consiste à reprendre et, si possible, à perfectionner et développer les activités traditionnelles des sociétés de crédit, tout en exerçant des attributions d'un type nouveau, comportant des responsabilités supplémentaires très étendues.

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