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Analyse des impacts écologiques et socioculturels de l'exploitation des produits de Daniellia Oliveri sur la viabilité de ses peuplements au Bénin

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par Rémy HOUEHOUNHA
Université d'Abomey-Calavi (Bénin) - Doctorat Unique 2009
  

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8.4- Exploitation des rejets de D. oliveri

Les observations faites ont permis de retenir que les souches de D. oliveri tout en rejetant abondamment, assurent le développement des rejets émergents qui dominent et privent les autres rejets de la lumière. De 68.000 rejets par ha au départ, les rejets émergents ne sont que 27.300/ha après deux ans de végétation sur les stations entretenues. La croissance des sujets dominés a été freinée par la réduction de la lumière imposée par les plants dominants. Les stations non entretenues, ont été très sensibles à ce phénomène; la densité est passée de 101.500 rejets à l'ha à 8.300 rejets/ha au bout de deux ans. Le sujet émergent bénéficie donc des meilleures conditions à son développement. Ces résultats sont confirmés par Irkonanan (1994) qui a montré que la sélection des rejets producteurs de bois d'oeuvre de D. oliveri, d'Isoberlinia doka et de Pterocarpus erinaceus, permet la

ANALYSE DES IMPACTS ECOLOGIQUES ET SOCIOCULTURELS DE L'EXPLOITATION DES PRODUITS DE DANIELLIA OLIVERI (ROLFE) HUTCH. & DALZ.
SUR LA VIABILITE DE SES PEUPLEMENTS AU BENIN

croissance des sujets épargnés. Le dépressage présente donc un réel intérêt pour l'amélioration d'un peuplement. Dans le cas de cette étude, dès les premiers mois, le développement du sujet émergent se fait au niveau de la hauteur ce qui lui permet de mieux étouffer les sujets dominés; une hauteur moyenne de 62,73 cm a été observée la première année sur les stations entretenues contre une moyenne de 70,50 cm sur les stations non entretenues.

Le développement des sujets émergents peut être renforcé par un rabattage des sujets dominés. Ce faisant, l'on assure une certaine concentration des réserves nutritives à la disposition du sujet émergent. Cette opération pour être efficace, se fera pendant la période d'arrêt de végétation c'est-à-dire en saison sèche. Le choix de cette période est dicté par le souci de disposer du temps et parfois de la main d'oeuvre nécessaire à cette activité sylvicole. Ce résultat vient appuyer les recherches de Giffard (1974) qui a montré qu'en sylviculture en zone sèche, il est intéressant de couper les espèces non désirées durant la saison la moins propice à leur multiplication végétative. Cette technique sylvicole est utilisée par certains paysans du Centre du Bénin pour faciliter les travaux d'essouchage de D. oliveri. En effet, avec le développement des sujets émergents, le système racinaire à la recherche des ressources nécessaires au développement des rejets, favorise un enracinement pivotant qui prend l'ascendance sur les racines secondaires. En sectionnant la racine pivotante, la souche est facilement détruite. Les rejets émergents sont exploités pour des fins de bois énergie. Cet usage est diversement reconnu dans les localités voisines des stations.

Globalement, les sols sur lesquels les peuplements de la régénération sont implantés, sont dans l'ensemble dégradés. La richesse du sol n'est donc pas un facteur limitant pour le développement des rejets de D. oliveri puisque en trois ans il est possible d'exploiter sur toutes les

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stations, les rejets de D. oliveri en bois de feu. L'exploitation traditionnelle des rejets de D. oliveri en bois de feu, peut être améliorée avec des passages de désherbage (d'entretien) des peuplements. Cette technique culturale fait passer la densité du simple au double. Bien que l'utilisation des rejets de D. oliveri comme bois de feu soit reconnue par la totalité des enquêtés, le problème de l'adoption des techniques de conduite des rejets peut se poser. En effet, lors du suivi des stations, grande a été la surprise des populations de voir comment on peut s'occuper d'une espèce considérée comme envahissante pour en faire une production commercialisable. Cette situation confirme les observations faites par Maldague (1985) sur l'adoption des innovations en milieu paysan. Dans ces conditions, seules les preuves de rentabilité de la conduite des rejets sont nécessaires.

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