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Variabilité et tendances pluviométriques dans le nord-ouest de la Centrafrique: enjeux environnementaux


par Bertrand DOUKPOLO
Université d'Abomey-Calavi - DEA 2007
  

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II. VARIABILITE SPATIO-TEMPORELLE DE LA PLUVIOMETRIE

Nous allons développer dans cette section la variabilité pluviométrique au pas de temps mensuel, saisonnier, annuel et décennal. Nous nous intéresserons aussi à la variabilité du nombre des jours de pluie et aux anomalies pluviométriques.

1. Variabilité des pluies moyennes mensuelles et saisonnières

Le diagnostic de la variabilité pluviométrique à l'échelle mensuelle permet de distinguer trois types de comportement pluvieux  qui sont :

§ Les mois à pluviométrie relativement faible :< 50 mm

§ Les mois à pluviométrie intermédiaire ou modérée : de 50 à 150 mm

§ Les mois à pluviométrie relativement forte : > 150 mm

Les différents seuils pluviométriques choisis font référence aux seules valeurs de l'évapotranspiration potentielle (ETP), telles que détaillées ci-dessous.

1.1. Mois à pluviométrie faible (< 50 mm : P< ½ ETP)

Sont concernés les mois de décembre, janvier et février. Ces mois marquent la grande saison sèche dans le Nord-Ouest centrafricain comme sur l'ensemble du territoire national. Au cours de cette période de l'année, les précipitations recueillies représentent entre 1 et 3 % du total annuel. Par conséquent, elles sont insignifiantes en terme de pluviosité enregistrée. Proportionnellement aux hauteurs d'eau précipitées, le nombre de jours de pluie reste faible et n'excède pas 13. Au cours de ces mois, les événements pluviométriques journaliers enregistrés sont également insignifiants. La hauteur journalière maximale pour chacun des mois n'atteint pas 15 mm. Toutefois, quelques singularités peuvent être relevées au cours de certaines années où le mois de février fait exception en recevant 40 à 50 mm. Cette situation revient fréquemment sur les stations à la limite nord de l'isohyète 1500 mm comme Berbérati, Bouar, Bossembélé.

1.2. Mois à pluviométrie intermédiaire (de 50 à 150 mm : ETP>P= ½ ETP)

Les mois de mars, avril et mai sont considérés comme des mois intermédiaires à pluviométrie modérée. Ils annoncent en général l'arrivée de la grande saison pluvieuse. On remarque une hausse sensible des précipitations sur l'ensemble du Nord-Ouest. Au cours de ces mois, le nombre de jours de pluie connaît également une hausse, comparativement au mois précédent. C'est surtout à partir du mois d'avril que l'augmentation du nombre de jours de pluie devient véritablement sensible sur la quasi-totalité de la région. Les événements pluviométriques journaliers commencent également à devenir importants. Les hauteurs pluviométriques journalières au cours de ces mois peuvent dépasser 25 mm. En mars ces évènements restent principalement localisées au Sud-Ouest.

Le mois de juillet connaît un fléchissement. C'est une phase dite « intrapluviale» caractéristique du régime bimodal à l'exemple de Berbérati (Fig. 9 a). Le mois peut être compté parmi les mois à pluviométrie intermédiaire. Cette période de l'année correspond à l'installation de la grande saison des pluies dans la région forestière de Mambéré-Kadéi et de la Sangha plus au Sud de Berbérati et de la Mbaéré. La majeure partie de cette zone reçoit des précipitations comprises entre 150 et 200 mm par mois. Le nombre mensuel de jours de pluie confirme l'installation de cette saison des pluies.

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