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Variabilité et tendances pluviométriques dans le nord-ouest de la Centrafrique: enjeux environnementaux

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par Bertrand DOUKPOLO
Université d'Abomey-Calavi - DEA 2007
  

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4. Déséquilibres environnementaux

En 2000 par exemple, attendues pour mars, les premières pluies ne sont tombées qu'en mai dans le Sud Ouest du pays. Entre temps, les puits s'étaient asséchés et le débit du fleuve Oubangui avait baissé des deux tiers (Direction de l'Hydraulique). Selon Pierre Mouchili Njipouta (2005), ancien expert des Nations unies sur les questions d'environnement, ces perturbations résultent des changements climatiques perceptibles sur toute la planète. Il faudra « désormais s'y habituer, car les pays tropicaux d'Afrique ne sont pas épargnés. Les effets de la dégradation de l'environnement au Japon ou aux États-Unis peuvent se répercuter facilement dans n'importe quel pays dans le monde», prévient-il.

Selon les scientifiques, la déforestation contribue chaque année à près du quart des émissions mondiales des gaz à effet de serre. Des conséquences qu'ignorent les habitants pauvres de ces régions qui, en détruisant la forêt et la savane, cherchent avant tout à se nourrir. La désertification risque de toucher d'ici peu la moitié de la superficie de la République centrafricaine, prévient Antoine Kémba (2005), consultant en environnement. On note déjà une progression des terres arides, consécutive, selon les chercheurs, aux feux de brousse et aux trop nombreuses coupes d'arbres. Cette situation réduit la capacité de l'environnement à absorber le gaz carbonique et à produire de la vapeur d'eau, nécessaire aux précipitations, explique Jean-Claude Bomba (2006). La contrainte climatique principale n'est pas simplement la baisse et la rareté des précipitations, mais également la variabilité dans la distribution, et l'imprévisibilité des précipitations, qui augmente du sud au nord, et constitue des facteurs de contrôle déterminant de l'écosystème soudano-guinéen et de la modification de la végétation.

Les aléas climatiques sont considérés comme des contraintes pour l'environnement. Il semble difficile de différencier les impacts liés au climat et de ceux occasionnés par l'homme à l'origine des modifications environnementales. Brou (2001), recherchant la relation entre climat et dynamique des écosystèmes dans le V Baoulé (Côte d'Ivoire), conclut que l'importance des déficits pluviométriques est susceptible de fragiliser les écosystèmes de forêt et de savane, surtout à l'occasion des années «anormalement sèches», comme ce fut le cas lors de la période 1982-1983.

Les effets de cette variabilité pluviométrique peuvent se révéler très dommageables sur le plan de l'environnement, en ce sens qu'ils modifient les données d'un équilibre déjà mis à mal par la pression anthropique : déforestation, feux de végétation, activités agro-pastorales et minières. En effet l'ampleur des dommages causés par les défrichements et brûlis souvent sans souci de préservation d'un héritage biologique pour l'équilibre du milieu est considérable. Les opérations de reboisement menées dans «tout le pays» restent cependant isolées et manquent de suivi. Les résultats attendus à moyen et long termes sont sujets à caution.

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