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L'héritage leibnizien dans la cosmologie d'A.N. Whitehead

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par Siham EL Fettahi
Université Paris 1 Panthéon Sorbonne - Master de Philosophie 2011
  

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1.3.3 Les objets éternels

En réalité, chez Whitehead, il y a deux formes d'entités qui existent dans le monde. Les entités actuelles, comme on l'a vu précédemment et les objets éternels. Le monde selon Whitehead est constitué d'événements (nexus d'entités actuelles) et d'objets éternels.

Les objets éternels ne sont pas des choses ou des réalités, ce sont des pures potentialités, « des formes de définitude », on peut les comparer aux Universaux des scolastiques ou à l'Idée platonicienne. Ce sont ces formes éternelles (couleurs, sons, circularité, dureté, douceur, blancheur etc.) qui font leur ingression dans les événements (ingression= entrée dans, participer à) pour leur donner leurs qualités. Les objets éternels sont les ingrédients des événements actuels.

« Les objets éternels sont les purs potentiels de l'univers, et les entités actuelles diffèrent les unes des autres dans leur réalisation de ces potentiels. »50(*)

Ces objets éternels sont immuables et permanents. Whitehead concilie la vision de Parménide ; la nature, le réel est immuable, permanent, stable, fait de répétitions de mêmes lois avec la vision d'Héraclite ; le réel, la nature est flux et reflux, changements, métamorphoses incessantes. En effet, les événements sont ces entités qui ne cessent de se métamorphoser tandis que les objets éternels, par leur immuabilité et permanence vont apporter aux événements la stabilité qui leur manque. Le monde est à la fois mobile et constant.

Whitehead va qualifier les objets éternels d'objectifs ou de subjectifs, en effet, dans la section 6 de la partie IV de Procès et Réalité, Whitehead identifie les objets éternels objectifs aux formes platoniciennes mathématiques et les objets éternels subjectifs aux sentiments tels que la crainte, l'attirance, l'aversion, le plaisir, la peine etc.

Il différencie aussi les objets éternels en trois classes distinctes :

- les objets des sens (goûts, couleurs, sons...)

- Les objets perceptuels (les sensibles eux-mêmes, feuille, vache, grain, enfant...)

- Les objets scientifiques (les choses placées dans l'espace et le temps)

Pour résumer, comme l'explique J.C. Dumoncel 51(*), les objets éternels sont une palette de possibilités abstraites (des thèmes sur lesquelles brodent la nature), un alphabet de l'Etre dont les lettres doivent d'abord s'assembler pour qualifier des réalités plus concrètes. Et en cela, nous soutenons l'opinion de Cesselin52(*) lorsqu'il déclare que les objets éternels réintroduisent le pittoresque, l'esthétique, la qualité en un mot dans le monde. La grandeur de la philosophie organique réside dans ce subtil équilibre entre le quantitatif et le qualitatif qui colore l'être de valeur.

* 50 P.255, P.R, Whitehead (cf bibliographie)

* 51 Article la transformation de la métaphysique par J.C. Dumoncel (cf bibliographie)

* 52 P.55, La philosophie organique de Whitehead, F. Cesselin (cf bibliographie)

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