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Les contradictions des politiques de ciblage dans les projets de lutte contre la pauvreté dans l'ouest montagneux ivoirien

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par Alexis KOFFI
Université de Bouaké - DEA 2009
  

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5.1.2 Champs de collecte des données

Pour la collecte du premier type d'information basée sur des données de sources documentaires, nous nous sommes rendus dans les bibliothèques du CERAP, de l'IRD petit-Bassam, du CIRES pour consulter les fonds documentaires y existants. À ce niveau, nous avons eu aussi recours aux cybercafés pour le volet de la collecte d'informations numériques à partir de l'internet. Nous n'oublions pas de mentionner notre appui sur des documents collectés lors de l'atelier de capitalisation /systématisation de la démarche de Réhabilitation Communautaire du PNDDR/RC du 21 au 24 Mai 2007 à Grand-Bassam et divers rapports finaux d'activités ou d'évaluation consultés dans les locaux de CARE à Man et Abidjan.

En ce qui concerne les données primaires, elles ont été collectées par le biais d'une série d'enquêtes réalisée auprès de l'ONG CARE-CI et des villageois de région de l'Ouest. CARE est un organisme humanitaire d'appui au développement et à la lutte contre la pauvreté que nous avons choisi pour cette étude. La collecte des données primaires s'est déroulée dans l'Ouest ivoirien. Concrètement, nous avons mené nos enquêtes dans les villages de Diourouzon, Irozon, Fengolo et à Duékoué chef-lieu de département, et à Man situées respectivement dans la région du Moyen Cavally et celle des 18 Montagnes.

Le choix de ces localités comme champ d'investigation sur la question du ciblage des bénéficiaires des projets de lutte contre la pauvreté se justifie par le fait qu'elles ont bénéficié de nombreux projets de développement. En effet, dans les années 1990, la région de l'Ouest de la Côte d'Ivoire a reçu de nombreux réfugiés libériens fuyants les affres de la guerre civile éclatée dans leur pays. Ainsi, pour faire face à la crise humanitaire dans cette zone du pays, des agences du système des Nations Unies (PAM, PNUD, UNICEF, OMS...) et des ONG internationales (qui ont mis en place par la suite des démembrements locaux) se sont implantées dans la région. Leurs actions ont consisté essentiellement en des aides humanitaires d'urgences quelquefois mal cadrées au profit aussi bien des populations réfugiées que des communautés hôtes. En outre, à la faveur de l'éclatement de la crise militaro-politique de septembre 2002, cette région a subi de nombreuses pertes avec l'ouverture du front Ouest '-''(Roubaud 2003; PAM 2007; DSRP 2009). Il faut dire que la détérioration des conditions d'existence dans cette partie du pays- déjà causée par les vagues successives de réfugiés Libériens et Sierra Léonais, les conflits fonciers de tout genre et leurs conséquences- a été renforcée par les effets pervers de la crise. Du coup des agences (ONG et agences du système des Nations Unies) déjà présentent dans la zone ou ayant travaillé14(*) précédemment dans la région, ont renforcé pour les premiers, et repris pour les second leurs actions d'assistance aux populations en détresses. Dans leur agenda, ces organismes mettaient parmi les zones prioritaires de leurs interventions les régions du Moyen Cavally et des 18 Montagnes. Ainsi, dans le ciblage géographique de leurs zones d'interventions ces structures priorisent ces régions car elles semblent plus favorables à l'exécution de leurs diverses activités. (PAM op cit.). À l'instar des autres agences et structures d'appui au développement et à l'aide humanitaire, l'ONG CARE, capitalise de nombreuses expériences en matière de gestion de projets de lutte contre la pauvreté dans la zone. Elle a même ouvert des bureaux locaux dans ces deux régions plus précisément dans les villes de Man et Duékoué, à partir desquelles elles coordonnent toutes ses activités dans la région.

Un tel choix a permis donc de nous appuyer sur des données existantes. Dans le cadre de ce mémoire de DEA, nous avons restreint le champ de l'enquête pour des raisons pratiques relatives à la lourdeur des enquêtes et à la complexité du sujet occasionnant un refus des organismes à nous accueillir au sein de leur structure. Elle était due également au problème de calendrier chargé par CARE qui ne nous a pas accordé un long séjour dans leur structure ; nous ne pouvions donc pas travailler sur plusieurs sites à la fois. Nous élargirons le champ de l'enquête dans le travail de la thèse. Car l'ONG mène aussi des activités sur toute l'étendue en dehors des localités ci-haut mentionnées et donc nous comptons couvrir d'autres sites d'étude. En plus, cette restriction du champ d'étude a permis de mieux mener la recherche. Par ailleurs, une autre série d'enquêtes dites complémentaires a été réalisée à Abidjan dans la représentation locale de CARE internationale, dont le siège se trouve aux deux Plateaux pour des compléments d'informations.

De tout ce qui précède, cette zone et plus particulièrement ces localités constituent un laboratoire propice aux études socio-anthropologiques concernant le problème de la lutte contre la pauvreté.

* 14 Selon nos entretiens avec les responsables de l'ONG IRC, cet organisme était déjà présente Côte d'Ivoire entre 1994 et 1996. La crise militaro-politique a conduit à la réouverture de sa mission dans ce pays en 2003 afin de répondre aux besoins humanitaires des réfugiés libériens et des populations déplacées du conflit ivoirien.

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