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Les conditions d'accès à  l'emploi des jeunes diplômés bac plus deux et plus des zones urbaines sensibles de l'agglomération nantaise

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par Jean-Baptiste DROUET
UFR de Sociologie de Nantes - DESS 2005
  

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2.3.3 Les difficultés rencontrées dans la progression de l'étude et lors de l'enquête qualitative :

La grande difficulté de cette étude a été de définir l'échantillon des jeunes diplômés qui devait amener à la prise de contact et aux entretiens. Comme il a été expliqué plus haut, le choix méthodologique était de s'intéresser à trois filières BTS, qui marquaient un taux d'entrée sur le marché du travail important. Il a d'abord été fait le choix de s'intéresser aux diplômés de l'année 2003, en supposant qu'ils avaient connu une période de recherche d'emploi et une possible entrée sur le monde du travail.

La liste de l'Education Nationale montrait que 600 jeunes étaient sortis diplômés des filières BTS en 2003 sur les agglomérations de Nantes, Saint-Herblain et Rezé. Concernant Nantes, les diplômés issus des ZUS étaient au nombre de 68, plus trois autres sur Rezé, et deux autres sur Bellevue SaintHerblain.

Le nombre des diplômés BTS en 2003 issus des ZUS n'était que de 73, ce qui représente un chiffre très limité pour, non seulement produire des statistiques mais surtout un trop faible nombre pour la réalisation de quarante entretiens en avec des jeunes issus des ZUS.

Par la suite, les années ont été doublées, on s'intéressait aux diplômés des années 2002 et 2003, soit environ 150 jeunes diplômés issus des ZUS. Il s'agissait d'augmenter les possibilités d'obtenir un échantillon cohérent, et pour cela mettre en place un réseau qui nous permettrait d'obtenir des noms. Ce réseau s'appuyait sur la Mission Locale et des associations comme « Un parrain, un emploi », ou encore « Challenge Emploi ». Nous avons rencontré ces structures, pour mener un entretien avec elles et obtenir les adresses de ceux qui étaient en ZUS et pour le même nombre, des adresses de ceux qui étaient Hors ZUS.

Il s'agissait au départ de respecter le % par filière, d'obtenir l'effectif des personnes sur chaque filière BTS, le nombre des personnes issus des ZUS et le même nombre pour les personnes Hors ZUS, mais les difficultés rencontrées nous ont fait comprendre qu'il serait difficile de mener quarante entretiens auprès des jeunes issus des ZUS

L'entrée par le choix des BTS a aussi été remise en question, du fait qu'on laissait de côté des filières diplômantes Bac+3 et plus comme les DESS. Alors qu'il semblait aussi important pour l'étude de rencontrer des jeunes Bac+5, résidants en quartier, avec un véritable projet professionnel, une trajectoire longue du parcours scolaire. J'ai pu rencontrer quelques diplômés Bac+5, notamment par l'intermédiaire de l' « Association Un parrain, un emploi ».

Après avoir rencontré l'association « Un parrain, un emploi » et suite aux difficultés rencontrées, le choix de l'échantillon ne se limitait plus à la filière BTS mais également à des niveaux d'études plus élevé comme les filières DESS ou les écoles d'ingénieurs. Par ailleurs, le réseau a réellement bien fonctionné, les personnes de ces structures nous donnaient une liste des personnes résidant en ZUS, les appelaient pour leur expliquer l'étude, et leur demandaient s'ils acceptaient de passer un entretien. Ce rôle d'intermédiaire nous a permis de rentrer en contact avec les jeunes beaucoup plus facilement.

Pour compléter le dispositif nous avons envoyé un courrier aux adresses pour lesquelles nous ne disposions pas d'un numéro de téléphone en motivant notre recherche afin de solliciter les jeunes à nous appeler.

En dernier recours, nous avons utilisé le porte à porte pour finaliser l'échantillon.

La grosse difficulté s'est davantage posée avec le listing de l'Éducation Nationale, qui a communiqué les noms des parents des diplômés BTS des années 2002 et 2003. Il fallait ensuite rechercher les numéros de téléphone des parents par l'annuaire et les appeler pour rentrer en contact avec leur fille ou leur fils. Les blocages ont été multiples...le manque de disponibilités des gens, les résistances à communiquer le contact de leur enfant, la difficulté à faire comprendre l'étude et son intérêt qui nourrit parfois la méfiance de certains. Concernant les filles issues de l'immigration, le choix a été fait de laisser la prise de contact à Yasmine (qui travaille au cabinet), pensant que les parents laisseraient plus facilement une fille rencontrer leur fille pour un entretien. Pour ma part, concernant les filles issues de l'immigration, j'ai connu quelques blocages... « C'est qui ce type ? C'est pourquoi cette étude ? Ma fille n'est pas joignable...

Du fait des contraintes imposées par le recueil des sources statistiques et par la constitution effective de l'échantillon, notamment les difficultés à contacter les jeunes diplômés issus des ZUS, les phases prévues dans la proposition d'étude n'ont pas pu être respectées.

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