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Les conditions d'accès à  l'emploi des jeunes diplômés bac plus deux et plus des zones urbaines sensibles de l'agglomération nantaise

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par Jean-Baptiste DROUET
UFR de Sociologie de Nantes - DESS 2005
  

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Entretien Malika. Source : « Un parrain, un emploi ». 29ans. DESS enquête, expertise et diagnostic social. Bellevue.

La trajectoire de Malika doit se comprendre à travers sa famille, son quartier et son milieu social. Elle est née au Maroc, est venue en France avec ses parents pour habiter à Bellevue. Elle vient d'un milieu modeste, ses parents n'ont pas beaucoup d'argent et ont six enfants, leur mode de vie est plutôt celui d'une famille traditionnelle maghrébine.

Malgré son début de parcours scolaire moyen, elle a un véritable désir de regagner la filière générale, et de poursuivre ses études. Il y a une sorte de complexe d'appartenir à une famille modeste, avec six frères et soeurs, elle comprend rapidement que c'est par l'école qu'elle va pouvoir se construire personnellement. Plus qu'un complexe, elle dit avoir eu moitié honte d'avoir six frères et soeurs. Cumulé à la situation familiale, il y avait aussi la peur d'appartenir au quartier Bellevue, qu'elle voyait `crade' et qui constitue un facteur de `la déchéance'.

Arrivée à la Fac, la transition avec les études supérieures ne se fait pas aussi facilement, le décalage existe, elle commence à se faire des amis, mais reste deux ans sans avoir le DEUG. Puis, l'intérêt qu `elle porte à la Sociologie se traduit par une réussite aux examens. Le fossé se creuse avec ses amis du quartier, la famille...d'une part parce qu'elle fréquente de plus en plus des gens de l'Université, et d'autre part, la Sociologie en tant que discipline scientifique l'a fait réfléchir sur sa condition de fille habitant à Bellevue dans une famille maghrébine.

Le choix de la filière universitaire n'a pas été fait par rapport à un choix professionnel qui n'est pas encore bien dessiné, même à la fin de l'université, mais davantage pour lui permettre de connaître autre chose, de se construire, moins par rapport à une pression familiale (il n'y a pas de pression familiale) que pour comprendre les décalages économiques et culturels qu'elle a connus pendant sa trajectoire.

Comme elle le dit, la Sociologie lui a `donné des armes', les études, c'était `sa route centrale'.

Le projet professionnel s'est fait tardivement, parce qu'il n'était pas réalisable avant. Il fallait qu'elle comprenne dans un premier temps sa condition, son milieu, l'accepter, et accepter le décalage, mais également comprendre qu'il fallait rompre avec le quartier qui est perçu comme un danger... Il faut pour se construire rompre avec la famille et le quartier. Une fois cette étape franchie, elle s'est construite professionnellement.

M : « Peux tu me parler de ta trajectoire... »

Na : « Je suis arrivée en France à l'âge de six ans. Je suis marocaine, née à Oran. Mon parcours scolaire, c'était un parcours plutôt moyen. Je suis passée tranquillement jusqu'en cinquième, j'avais du soutien scolaire à la maison. Puis j'ai redoublé ma cinquième ; quand je suis arrivée en quatrième, j'avais deux ans de retard. A cette époque, c'était la politique des Bacs Pro. Du coup, j'ai été orientée sur un BEP, mais ma volonté, c'était de faire une seconde, mais mon niveau était trop moyen. On m'a refusé pour la seconde, je voyais ça comme une punition, c'était pas mon choix le BEP, je l'ai vécu de manière dévalorisante, avec la connotation négative du BEP. On est six enfants, et je suis la troisième sur six. Au BEP, j'avis surtout un copain et une copine avec moi, j'avais de bons résultats. Le BEP, c'était un BEP Compta Administration, c'était à Croix Bonnault, à Bellevue. Il y avait de la dactylo, j'aimais pas ça, j'avais du mal avec la prof. En deuxième année BEP, j'ai eu un bon contact avec un prof, il me disait `mais qu'est ce que tu fais là ?'. Au conseil de classe, je voulais reprendre une première, il m'a soutenue. J'ai obtenu le BEP avec mention ; puis j'ai été prise en première adaptation à CAMUS, ça s'est très bien passé, puis j'ai passé un Bac STT. Mon parcours, je l'ai plutôt mal vécu, surtout le BEP, à ce moment là, c'était la politique des 80% au Bac, et ceux qui allaient en BEP, c'était ceux qui étaient pas bons. J'ais deux visions de mon parcours; au collège, en troisième, j'avais 16ans, je me suis dit `ça va pas le faire', mais en BEP sur la question de l'âge, ça allait mieux...mais pas sur la représentation du BEP. J'ai eu le

Bac du premier coup, je suis retourné voir un de mes profs de BEP qui m'avait refusé l'accès en première, le prof de compta ».

M : « Mais sinon, tu as toujours vécu à Bellevue ? »

Na : « Oui, dés que je suis arrivée en France, j'ai vécu à Bellevue. Mes parents ont aujourd'hui déménagé, ils sont à la limite de Bellevue. Avec le passage du Bac, j'ai pris de l'assurance, j'ai désacralisé le Bac...j'avais désacralisé CAMUS avant, j'avais des copines qui y étaient, je les voyaient comme des intellos. On en prend un coup au niveau de l'estime de soi. Mais mon parcours, c'est aussi des bonnes rencontres, j'ai eu des coups de bol...pour rejoindre le général. J'étais bonne en français, j'ai eu un bon prof de français qui avait une bonne vision de la pédagogie. Pour moi, à la base, les études, c'était pas pour moi, je ne maîtrisais pas le système scolaire, et mes parents, c'est pareil ».

M : « Mais tes parents, ils disaient quoi... »

Na : « Pour mon père, la parole du prof, c'est sacré...mais c'est ma soeur qui m'a poussée à faire un dossier pour un IUT. Le Bac, c'est le diplôme qui m'a fait le plus plaisir, j'étais plus dans cette sphère du complexe par rapport à la différence d'âge. Mais j'avais pas de stratégies...pas d'idées au niveau du professionnel, c'était très généraliste...je connaissais pas la psycho, ni la socio...puis s'est posée la question de l'orientation, j'ai fait mon orientation par élimination. J'avais lu des bouquins...Lévy Strauss, en Ethno, en Anthropo...et j'aimais bien la philo. En fait, je me suis inscrit en IUT, j'ai pas été prise parce que mes notes au Bac STT étaient moyennes, et aussi pour un BTS, j'étais sous liste d'attente ».

M : « Et donc, tu es rentrée à la Fac... »

Na : « Je me suis inscrite...je vais être vache...mais ça m'a permis d'avoir les bourses. Le niveau économique de ma famille était très bas, on avait aucun loisir, on allait jamais au cinéma...des fois, on partait un peu en vacances, c'était déjà pas mal. Donc, avec des copains, on s'est tous inscrits en Fac de Socio, mais on allait au café, au resto universitaire. Je faisais des gardes d'enfants et j'avais la bourse...ça m'a permis de faire un voyage ! En première année, j'ai pas passé les exams. L'année d'après, je me suis réinscrite, j'allais au cours en amphi, surtout au cours de psycho sociale, puis j'ai lâché, car en même temps, j'avais un boulot dans une banque et je continuais à garder des enfants...là, j'avais plus de bourse. Donc, j'ai décroché, je me suis rétamée à certains exams et je suis pas allée aux autres. La troisième année, je n'avais plus de garde d'enfants, j'avais que l'agence, la banque. J'ai eu ma première année, sans trop bosser, je lisais des bouquins. J'avais pas trop eu cette culture au lycée, la culture...j'étais assez limitée...j'avais pas d'approche universitaire ».

M : « Donc, tu bossais en même temps que tes études... »

Na : « Oui, j'ai aussi fait un remplacement pour un congé de maternité, je travaillais pendant le parcours universitaire. Quand j'ai lu Bourdieu, `ça m'a mit une claque', et aussi Passeron, `ça m'a renvoyé à ma condition'. J'ai fait un mémoire avec Stéphane Beaud sur l'immigration cambodgienne...les questions sur l'immigration, ça m'a beaucoup attiré...par contre j'étais pas prête à travailler sur l'immigration maghrébine, ni pour parler de moi ».

M : « Mais par rapport à la banque, tu pouvais travailler la bas... »

Na : « Oui mais plus je découvrais l'univers de la Socio, moins je me sentais concernée par l'univers de la banque. Et il y a eu la maîtrise, il y avait un intérêt à se professionnaliser. Pendant mon DESS, j'ai arrêté mon boulot à la banque, je faisais juste des gardes d'enfants. Et après le DESS, la banque m'a reprise pour un contrat de six mois, puis il y a eu une autre mission que j'ai refusée ».

M : « Et tu t'es mise à chercher du travail... »

Na : « Je me suis inscrite à l'ANPE, j'ai eu des missions, j'ai travaillé à l'OREF, en fonction animation...en maison de retraite aussi...sur trois mois. J'ai connu six mois de chômage, à la suite de la mission, j'ai fait un atelier avec un cabinet de conseil...pour aider à la recherche d'emploi. Quand je suis arrivée à l'asso `un parrain, un emploi', mon CV n'était pas cohérent...du coup, on a orienté mon profil sur l'organisation du travail en banque...puis on a retravaillé sur mon profil...c'était pas évident, et on a élaboré comme ça deux trois profils différents...avec des CV différents pour chaque profil. J'ai eu des réponses à des offres d'emploi...j'avais un profil `chargé d'études', un profil `chargé de mission en emploi-formation' et un profil `conseil-consultant junior'. Mon premier choix, c'était chargé d'études, mais il fallait aussi chercher ailleurs, savoir optimiser, avoir le maximum de chances, mettre en place des stratèges. Le poste que j'occupe actuellement, c'est avec une association qui est partenaire de l'ANPE, autours du diagnostic territorial, j'ai répondu à une lettre de l'ANPE, j'ai eu un entretien d'embauche. Je travaille sur l'insertion professionnelle et sur le développement économique, la mise en place de stratégies pour des demandeurs d'emploi. L'entretien s'est passé à Saumur avec le Directeur de l'association, on travaille avec l'ANPE, et sur le PLI. Je connaissais aussi une amie qui a une amie qui bossait à l'ANPE de Saumur ».

M : « Et comment tu analyses ton parcours alors... »

Na : « Je suis contente d'avoir fait ce parcours long...la Fac n'était pas une contrainte, je n'avais pas de pression, pas d'objectifs à atteindre. Cela m'a permis de me construire...quand on est issu de l'immigration, et qu'on habite dans un quartier populaire...y a un facteur économique qui joue, les revenus sont assez bas. Il y a un décalage économique avec les amis au lycée ou à la Fac...Moi, je pouvais pas avoir d'argent de poche...et je dis merci à mes parents, ça m'a amené à travailler très tôt, à me débrouiller par moi même. Si j'avais pas fait le parcours universitaire, je serais peut être mariée avec trois gosses à l'heure qu'il est ».

M : « Mais tu connaissais des personnes, des amis à Bellevue... »

Na : « J'ai des amies et aussi des cousines rebeu, beaucoup se sont mariées. Pour moi y plusieurs croisements, y a aussi la notion de classes sociales...Pour une nana aussi, si elle n'a aucune perspective professionnelle, plus à côté de ça la dimension économique et plus la dimension culturelle, ben elle va trouver son salut ou sa légitimité à travers le mariage. A un moment, après 25 ans, ça craint de pas être mariée, ça c'est ce que je pensais quand j'étais à Bellevue. Mais j'avais pas de pression familiale, c'est aussi la question sociale de pas être mariée à 25 ans. Pour moi, la Socio, c'est aussi l'apport d'une grande liberté, ça m'a permis de casser avec les jugements de valeurs. Moi, j'ai vraiment connu la contrainte économique, mes parents valorisaient les études... »

M : « Je peux te demander ce que faisait tes parents »

Na : « Mon père était chef d'équipe à Oran, il était préparateur de commandes, il gagnait bien sa vie, mais le
climat était tendu, il y avait des formes de racisme...ma mère faisait des ménages chez des particuliers. Ils sont
arrivés en France, mon père est devenu maçon, ma mère, elle a une certaine frustration, elle a connu l'école, et

pas mon père...elle aurait voulu faire des études...aussi, elle voulait que ses enfants fassent des études. Mon père, c'était plus le travail de la terre, il n'a pas trop la notion des études...mais il est fier de mon parcours. A l'école, si on avait pas de bonnes notes, on se faisait allumer. Même si ils n'avaient pas trop d'argent, Ils se sont donnés les moyens de nous payer des cours particuliers. Le Bac, déjà, c'était royal, c'était comme pour un mariage avec la famille, les amis...mon frère par contre n'a pas fait d'études, il est arrivé tard en France, il avait 35ans, aujourd'hui, il est toujours complexé ».

M : « Et par rapport à ton parcours professionnel, tu as connu certaines difficultés ? »

Na : « Le secteur bancaire, c'est un secteur très discriminatoire, il n'y a quasiment pas de nanas. C'est grâce à une amie que j'ai pu passer des stades...la discrimination existe. En entretien, on m'a demandé de quelle origine étaient mes parents...dans ces cas là, j'ai pas envie de répondre. Au boulot, on peut avoir des réflexions par tout le monde...les collègues, les demandeurs d'emploi... »

M : « Tu crois que c'est plus difficile pour les filles... »

Na : « De manière générale, c'est plus facile pour les filles à 200%. Au niveau de la réussite scolaire,à diplôme identique, pour les garçons, c'est à double tranchant, par exemple, ils seront plus rarement pris pour des postes de cadres. La religion, ça joue aussi, quand j'étais à mon boulot, une fois, il y avait un repas avec des collaborateurs...on m'a proposé un verre d'alcool...j'ai toujours besoin de me justifier, c'est trop compliqué, faut tout le temps rassuré...et de là part tout un débat. Parfois j'accepte le verre et je le laisse de côté, c'est plus simple ».

M : « Et par rapport à tes amis, tes connaissances... »

Na : « En 2003, avec le DESS, je me suis fait pas mal d'amis. Les français que je connaissais avent la Fac, c'était plutôt des bourrins, des bouzeux...et dans le quartier, il y en a beaucoup qui tiennent des propos racistes à la con. A la Fac, j'ai découvert d'autres facettes de personnes, d'individus, qui n'étaient pas dans le jugement de valeurs des immigrés et des banlieusards...c'était plutôt des intellos mais pas élitistes. En fait, j'ai connu une phase où j'étais à fond dans le quartier et une phase où j'avais moitié honte d'avoir 6 frères et soeurs. On a une dévalorisation de ce qu'on est. En fait, dans le quartier, tu ne te construit pas en tant qu'individu, tu te construit de manière collective...avec la famille, ma soeur, elle s'est cassée, elle savait que pour réussir, il fallait qu'elle se casse. Tu n'existes pas pour toi même, tu ne te poses pas de questions individualistes ».

«M : « Et avec la Fac... »

Na : « Quand j'ai connu mes amis à la Fac, je me suis un peu éloignée de la famille et du quartier...il y avait un décalage, je voyais moins mes amis du quartier...il y a avait un écart significatif. La troisième phase, j'ai voulu revenir, maintenant, j'ai repris contact avec des copines...je me retrouve dans des soirées complètement différentes...je suis à l'aise avec moi même...sur le plan identitaire. Je ne renie plus mes origines. Avant, j'osais pas dire que j'habitais Bellevue, la cage d'escaliers était très crade...et puis j'avais l'image d'une copine qui était au lycée Guist'Hau. C'était une période superficielle, la génération ado. En fait, j'ai amorcé ma trajectoire sur trois routes, l'identité, la trajectoire scolaire et la trajectoire professionnelle...J'ai pu avancer, et plus

j'avançais...les études...c'était la route centrale pour moi. La Sociologie, ça m'a armé dans la vie, je ne suis plus dans un e démarche sociologique, je me suis réconcilié avec mon environnement ».

M : « Donc le quartier, ça a joué pour beaucoup aussi... »

Na : « Quand on vit dans un quartier où c'est pas facile...il y a une richesse...il y a des choses positives et il y a des moments difficiles. Et il ne faut pas oublier, ce sont d'abord les gens du quartier qui subissent les difficultés. La déchéance, je me disais, je veux pas finir comme ça...et je veux pas que l'un de mes frères finisse comme ça...je me disais, j'ai intérêt à avoir un taf. Ca m'a permis d'être moins chochotte, ça a construit une personnalité. Il faut s'imposer, trouver des modes de communication ».

M : « Tu as toujours été active...tu as faits plusieurs boulots... »

Na : « Oui, j'ai fait plein de petits boulots après le DESS. Je me suis inscrite à l'ANPE, j'ai vendu des canards à Auchan, j'ai fait passer des questionnaires à 50 otages, J'ai aussi travaillé dans la grande distribution, là c'était horrible...le responsable faisait des blagues, des réflexions...style `nous, chez les arabes...Je me suis fritée, je suis partie. Ce parcours, ça m'a permis de m'affirmer, de construire mes convictions. Mon frère a subit la discrimination au quotidien, les mecs connaissent encore davantage la discrimination...du coup, ils adoptent des comportements auto-défensifs, ils peuvent avoir le regard noir. Le climat est encore pire. En plus de cette connotation, en plus d'avoir des parents qui peuvent moins aider...avant, le statut d'immigré, c'était vu comme une force de travail. Mais maintenant, il y a une connotation religieuse qu'on ressent, on n'est plus immigrés, on est musulmans. Ca a un impact sur le marché du travail, la manière dont c'est illustré...il faut sans cesse se justifier, rassurer l'autre. La socio m'a permis d'avancer sur la facette identitaire. La discrimination, c'est une réalité. A Saumur, j'ai recensé 10 faits discriminatoires. Il faut aussi apprendre à se comporter de telle ou telle manière pour un entretien. J'ai une amie, elle n'est pas à l'aise, elle n'a pas les mots, elle est tout le temps sur la défensive. Moi, j'étais pas sûre de moi, j'étais agressive...la socio m'a permis d'être dans l'empathie. Au quotidien, on te renvoie toujours à ton quartier...par exemple, les pratiques sexuelles dans les quartiers, les violences...le garçon rebeu est vu comme un terroriste,...l'image qu'on donne des jeunes des quartiers...parfois, on les présente comme des barbares. Tu en prends un coup par rapport à l'estime de soi, `tu peux être bien cassé' ».

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