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Les conditions d'accès à  l'emploi des jeunes diplômés bac plus deux et plus des zones urbaines sensibles de l'agglomération nantaise

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par Jean-Baptiste DROUET
UFR de Sociologie de Nantes - DESS 2005
  

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1.3.2. Scolarité et éducation :

Les indicateurs et les données chiffrées spécifiques aux jeunes issus de l'immigration sont peu nombreux ; la statistique publique est stigmatisante, voir discriminatoire pour des jeunes dont la plupart sont nés en France. Pourtant, on doit considérer le fait que même si ils sont français, ils ne sont pas à l'abri des difficultés et des discriminations liées à leurs origines.

Effectivement, il existe une combinaison de l'origine ethnique et de l'habitation en ZUS qui peut expliquer en partie les difficultés rencontrées par la population des jeunes diplômés, issus de l'immigration vivant en ZUS.

Face à la démocratisation scolaire lancée en 85, on assiste à une augmentation des jeunes vivant en ZUS à l'accès au Bac, on passe de 14,2 % en 90 à 19,6 % en 99. Cette augmentation est moins rapide que l'échelle nationale. Cependant, la prolongation des études au-delà de la scolarité obligatoire s'étend plus rapidement dans les ZUS qu'ailleurs.

8 Différentes enquêtes Formation Qualification Professionnelle ont été menées par l'INSEE en 1977, 1985, 1993, la dernière ayant porté sur un échantillon plus restreint.

La part des 15-24 ans résidant en ZUS et titulaires d'un bac ou d'un diplôme supérieur a doublé, (12,5 % en 90 à 24,6 % en 99) ; de même pour la métropole (18,8 % en 90 à 36,8 % en 99). En conséquence, l'écart s'accroît.

Les diplômés vivant en ZUS et titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur constituent une minorité.

Les élèves des établissements situés en ZUS viennent en moyenne de milieux plus modestes que ceux des établissements situés hors ZUS.

Suite à la baisse moins rapide des diplômés des ZUS par rapport à l'échelle nationale et face à la remise en cause du principe d'égalité à l'école ; on assiste à un découpage géographique des « quartiers prioritaires » avec en 1981 la création des ZEP (zones d'éducation prioritaire) et en 1996, un zonage plus précis : les ZUS, ZFU, ZRU...

Involontairement se tisse un lien entre la ZUS et la ZEP, le quartier et l'école (80 % des écoles et des collèges des ZUS sont classés en ZEP). En 1990, le nombre des sans diplômés est 1,5 fois élevé dans les ZUS que dans l'ensemble des villes et en 1999, 1,8 fois plus élevé.

Même si le poids des non-diplômés à l'intérieur des ZUS diminue, 1jeune sur 4 non diplômé en 90 contre 1 jeune sur 3 en 99 ; cela s'explique par une augmentation de la population dans l'accession aux diplômes.

Il existe un croisement de l'effet « habitat en ZUS, le manque de qualification, et l'origine ethnique ». Les statistiques montrent une sur représentation du chômage et du travail précaire et sous-qualifié et un développement du chômage des jeunes diplômés issus de l'immigration.

L'espace scolaire reproduit, en les amplifiant, les principaux contrastes observés dans l'espace résidentiel.

L'espace scolaire est plus fortement structuré et ségrégé que l'espace résidentiel (il existe des discontinuités socio spatiales plus fortes, et des espaces de mixité plus rares).

En ce qui concerne les logiques d'évitement et de ségrégation, il ne faut pas oublier l'incidence de la question scolaire sur les stratégies résidentielles. Il existe une micro ségrégation interne, des différences notables entre les ZUS et les autres territoires de leur agglomération).

On constate une faible présence d'acteurs éducatifs dans l'environnement des enfants et des jeunes.

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