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Etude des déterminants de l'utilisation des services de santé par les ménages de la zone de santé d'Uvira, province du Sud- Kivu en RDC

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par Magnat KAKULE MUTSINDWA
Université officielle de Bukavu - Licence (BAC +5) en santé publique 2012
  

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I.2.4. La demande, le besoin et l'offre des services

On peut définir la demande comme le comportement par lequel un individu ou une communauté cherche un soulagement de sa souffrance, laquelle peut être physique, morale, sociale, etc. (MASHINI N, 2011).

Du point de vue conceptuel, un besoin c'est une condition caractérisée par le manque total ou partiel d'une chose nécessaire ou requérant une aide ou un complément extérieur. Ainsi, les besoins de la population signifient ses souffrances. En Santé Publique, quand on parle des besoins, il s'agit des besoins définis par le service de santé. La réponse à la demande de la population en fonction des besoins définis par le personnel de santé est toujours partielle et dans le contexte de terrain il est rare de trouver l'expression totale de la demande de la population qui coïncide avec les besoins du personnel de santé. Du point de vue conceptuel, les besoins ressentis correspondent à l'interface entre la demande et les besoins. Le personnel de santé ne considère que la partie de la demande qui ne correspond pas à un besoin, comme demande irrationnel.

L'offre des soins est partiellement conditionnée par la demande et partiellement par les besoins à travers la perception subjective de la population et la perception objective des techniciens. L'offre est également conditionnée par l'environnement historique et actuel (social, économique, administratif, politique).

L'offre à elle seule ne suffit pas pour élever le niveau de santé. Il existe d'autres facteurs : économiques, politiques, socioculturels et opérationnels qui conditionnent à la fois le niveau de santé, l'action sanitaire et l'utilisation des services disponibles (MASHINI N, 2011).

D'après KUBUYA J. (2008) les relations et les interactions entre les éléments de la triade demande-besoins-offre sont exprimés dans la figure ci-après :

OFFRE

BESOIN

1 6 2

DEMANDE

7

4 5

3

1 : Demande irrationnel non satisfait

2 : Besoins identifiés par le personnel de santé mais sans offre de service et sans demande (non ressenti par la population)

3 : Offre non pertinente (ni demande, ni besoin)

4 : Demande satisfaite mais qui ne correspond pas à un besoin

5 : Offre non utilisée, qui correspond à un besoin mais pas à une demande

6 : Demande potentielle correspondant à un besoin mais sans offre de service

7 : Adéquation entre besoin-offre-demande

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Il est bon de rappeler que l'offre des soins ne couvre pas tous les besoins ou toute la demande. Ainsi, la promotion de la santé ne peut être réalisée par le seul secteur de la santé. D'autres secteurs de développement (agriculture, éducation, etc.) interviennent pour contrôler le vide et renforcer l'action sanitaire (MASHINI N., 2011).

La relation entre l'offre et la demande conditionne l'utilisation des services de santé par la population. Mais la dépendance de l'offre par rapport à la demande des soins est un facteur primordial, car ipso facto, la demande naitra si le service est déjà là ; le service doit précéder la demande des soins.

La relation opérationnelle entre le service et la population dépend de plusieurs facteurs. Le premier facteur c'est la souffrance, mais toute souffrance n'aboutit pas nécessairement à la demande et à l'utilisation des services de santé par la population. Le comportement des individus c'est-à-dire la traduction de la souffrance en volonté de se faire soigner intervient aussi parmi ces facteurs. Cette motivation dépend elle-même de la confiance envers le service de santé. Le service offert est perçu par la population comme capable de répondre à la souffrance et aussi accessible et acceptable ; c'est-à-dire l'ensemble des facteurs qui renversent les barrières géographiques, temporelles, psychologique, socio-économiques ou culturelles. L'accessibilité effective à l'offre des soins va se traduire en utilisation du service de santé par la population (MASHINI N., 2011).

D'autres modèles sur l'utilisation des services possèdent certains points forts ci-hauts. Pour le modèle proposé par Joseph A.E. et collaborateurs en 1994, l'utilisation des services répond à la formule ci-après (MASHINI N, 2012) :

L'utilisation des services est fonction de :

E : Facteurs de capacitation dont les ressources individuelles ou collectives (couverture des frais, assurance maladies, mutuelles, etc.).

P : Facteurs prédisposant, attitude, comportement, connaissance des services, comportement du personnel.

A : Facteurs liés à l'accessibilité comme la distance, le temps de voyage, le temps d'attente, la disponibilité des services.

H : Besoins et perception de l'état de santé par l'individu ou le groupe.

X : Facteurs individuels ou exogènes (âge, sexe, grandeur de la famille).

B : Facteurs de correction : erreur résiduelle.

Ce modèle est complexe, mais c'est souvent ses éléments qualificatifs qui sont utilisés facilement.

L'un des modèles basé sur les influences diverses (la gravité de la maladie, les variables socioculturelles, les services existants, l'attitude active ou passive du malade) permet d'analyser selon NUYENS l'itinéraire thérapeutique en cas de maladie (MASHINI N., 2011).

Le maintien d'un prix à payer et la mesure de ce que l'agent est prêt à payer (disposition à payer) est important à considérer si l'on souhaite réguler les consommations, les rationner. C'est peut être aussi un objectif global pour garantir une bonne distribution des budgets de santé et le partage équitable (y compris spatial) des ressources sanitaires et la meilleure accessibilité à des soins pour des malades plus légitimes que d'autres (problème de la demande induite, de l'inflation des dépenses à budget serré, du rationnement, du choix du panier de soins à rembourser, de populations cibles à privilégier) (BONNET P., 2002).

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