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Problématique de l'utilisation de khaya senegalensis comme arbre de reboisement urbain: cas de la ville de cotonou.


par Simplice ADANHOUNSODE
UAC-EPAC - Licence Professionnelle en Gestion de l'Environnement 2013
  

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3-3 LES DIFFERENTES FORMES D'AGRESSION DE L'HOMME CONTRE Khaya senegalensis

3-3.1 Prélèvement d'écorce

Le prélèvement d'écorce constitue la forme d'agression la plus remarquable de l'homme contre Khaya senegalensis. Sur dix pieds de caïlcédrat, au moins huit ont subi une fois un prélèvement d'écorce. Les écorces des troncs et grosses branches de Khaya senegalensis sont utilisées dans le traitement de diverses maladies (PSRRT, 2011). L'écorce, de saveur amère, est très recherchée en médecine traditionnelle. Des décoctions ou des macérations d'écorce se prennent couramment contre la fièvre due à la malaria, et contre les maux d'estomac, la diarrhée, la dysenterie et l'anémie, comme antalgique dans les cas de rhumatismes et de maux de tête, et comme tonique, emménagogue et vermifuge. Elles s'emploient aussi comme purgatif, antidote et abortif, et pour traiter la syphilis, la lèpre, la varicelle et l'angine. En usage externe, l'écorce s'applique comme désinfectant dans les cas d'inflammation et pour traiter les maladies de peau, éruptions cutanées, gale, plaies, ulcères, furoncles, et les hémorroïdes, oedèmes et maux de dents (Nikiema & Pasternak, 2008).

L'écorçage fréquent des troncs des caïlcédrats entraîne leur déformation (Photos 5 & 6) et compromet sérieusement la survie de l'arbre car le rôle essentiel de l'écorce est d'assurer le transport de la sève.

Source : ADANHOUNSODE S.N.S, 2012

Source : ADANHOUNSODE S.N.S, 2012

Photo 3 : Caïlcédrat écorcé

Photo 4 : Caïlcédrat écorcé

Source : ADANHOUNSODE S.N.S, 2012

Source : ADANHOUNSODE S.N.S, 2012

Photo 5 : Tronc mutilé

Photo 6 : Tronc mutilé

3-3.2 Prélèvement de feuilles

La récolte à grande échelle de l'écorce à des fins médicinales et des feuilles pour le fourrage constitue une autre menace sur les peuplements de Khaya senegalensis. Dans certaines régions du Bénin, les Fulani récolteraient la totalité de la cime de plus de 70% des arbres (Nikiema & Pasternak, 2008). Les feuilles sont utilisées contre la fièvre, d'où son surnom de « quinquina du Sénégal » (BFT-CIRAD, 1988).

Dans la zone d'étude, le prélèvement de feuilles de Khaya senegalensis n'est pas fréquent. Par ailleurs, les caïlcédrats font l'objet de traitements divers (Taille, Elagage) pour éviter que ces derniers endommagent les installations électriques et les infrastructures.

Source : ADANHOUNSODE S.N.S, 2012

Photo 7 : Branches de khaya mêlées aux fils électriques/ téléphoniques

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