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Problématique de l'utilisation de khaya senegalensis comme arbre de reboisement urbain: cas de la ville de cotonou.


par Simplice ADANHOUNSODE
UAC-EPAC - Licence Professionnelle en Gestion de l'Environnement 2013
  

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1.2.4. Ecologie de Khaya senegalensis

Il est originaire de l'Afrique tropicale. On le rencontre le long d'une bande sensiblement parallèle à l'équateur et s'étendant de l'Océan Atlantique à l'Océan Indien en traversant l'Afrique occidentale tropicale. On signale sa présence jusqu'au Sud-Togo et Sud-Bénin dans les savanes et les forêts claires (BFT-CIRAD, 1988).

L'aire de répartition de Khaya senegalensis recouvre entièrement le domaine climatique soudano-guinéen et déborde légèrement au nord sur le climat sahélo-soudanais où il doit alors trouver dans le sol une humidité suffisante pour compenser la sécheresse de l'atmosphère. Cette aire correspond sensiblement à une bande dans laquelle les précipitations annuelles sont comprises entre 650 et 1.500 mm réparties sur 4 à 7 mois. Il s'accommode d'une température moyenne annuelle comprise entre 19 et 29°C, avec 37 à 40°C pendant le mois le plus chaud.

C'est une essence de pleine lumière supportant mal la concurrence des autres espèces, ce qui a été prouvé lors des essais de régénération naturelle en Côte-d'ivoire dans la région de Ferkessedougou et au Mali. On la rencontre du niveau de la mer à 1.800 m.

Il est surtout abondant sur les alluvions humides : bordures de cours d'eau et bas-fonds non inondés. Il pousse aussi des stations très sèches ou superficielles, même sur sol latéritique ; mais il n'atteint alors qu'une taille beaucoup plus faible ayant un port bas branchu tout en gardant un fort diamètre. Dans les climats plus humides, il est beaucoup plus indifférent au type de sol.

A l'état naturel, K. senegalensis n'est pas une essence grégaire et on le rencontre surtout en individus dispersés dans les formations naturelles. Le caractère héliophile du caïlcédrat est très accusé. Il peut cependant tolérer un léger ombrage durant le jeune âge. Le système racinaire est pivotant en sol profond ; le pivot s'enfonce dès la première année dans les couches profondes et plus humides du sol, ce qui permet au jeune plant de résister à la sécheresse. Mais l'enracinement peut être strictement traçant lorsqu'un horizon d'arrêt bloque tout développement du pivot (vertisols et sols ferrugineux à cuirasse latéritique). Les plantations en alignement semblent correspondre parfaitement à son tempérament.

Le Caïlcédrat montre une feuillaison quasi permanente. Les feuilles tombent au cours de la saison sèche mais elles sont renouvelées au fur et à mesure (BFT-CIRAD, 1988). C'est une des caractéristiques qui militent en sa faveur dans le choix des essences de reboisement urbain.

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