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Artificialisation et trame verte et bleue : de la protection de la biodiversité à  un outil d'aménagement. Le cas de Lille métropole depuis 2002.


par Daphné Lecointre
Université de Lille II - Master 2015
  

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3.2.La Chambre d'Agriculture et l'agriculture périurbaine

a. L'agriculture victime de l'artificialisation des sols

L'artificialisation des territoires conduit à la réduction des surfaces agricoles et naturelles pour satisfaire les besoins de l'urbanisation. L'agriculture est tout particulièrement touchée par l'étalement urbain, elle apparaît comme la première victime de l'artificialisation des sols. D'après Nicolas Rouget, « l'éclatement de la ville permet l'interpénétration de l'urbain et de

109 Ibid.

110 Ibid.

111 Ibid.

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l'espaces agricole à tel point que 75% de l'agriculture française est localisée aujourd'hui dans les aires urbaines définies par l'INSEE »112.

La consommation des surfaces agricoles dans le Nord-Pas de Calais est spécialement importante. D'après Jean-Marc Valet, Directeur Général du Conservatoire Botanique National de Bailleul, « La probabilité de voir des territoires agricoles s'urbaniser est à minima 7 fois plus importante que pour les milieux naturels. Lorsqu'un projet émerge dans des secteurs périurbains, ce sont surtout les territoires agricoles qui sont concernés. Il est donc statistiquement « compréhensible » que nous ayons beaucoup plus de territoires agricoles détruits que de milieux naturels »113. Il est donc indispensable au regard de ce constat de freiner le rythme de l'artificialisation car celle-ci menace la pérennité de l'agriculture sur le territoire régional, et tout particulièrement, dans l'arrondissement de Lille où la pression foncière est beaucoup plus forte que dans le reste de la région.

La métropole lilloise est une un territoire fortement agricole, l'agriculture occupe 50% du territoire de l'arrondissement. Il semblerait que cette agriculture en sein de la métropole soit la première menacée par l'artificialisation des sols. Pour Monique Poulot, il est légitime de se poser la question de la disparition de la catégorie du rural absorbée par celle de l'urbain, et « La reconnaissance par l'INSEE en 1996 du périurbain comme catégorie statistique spatiale semble donner en partie raison à ce courant de pensée et signifier une « fin de partie » pour la géographie rurale : la nouvelle nomenclature en zonages en aires urbaines adjuge à la ville, dans le cadre d'un espace à dominante urbaine, les couronnes périurbaines et les communes multipolarisées de moins de 2 000 habitants agglomérés et retranche le périurbain de l'espace à dominante rurale »114. L'agriculture en territoire périurbain apparaît donc comme la cible première de l'étalement urbain, et, afin de permettre la continuation de son existence dans le territoire, il est nécessaire de lutter contre l'artificialisation des territoires. Toutefois, l'agriculture n'est pas seulement victime, et peut également profiter de cette imbrication entre urbain et rural.

112 Nicolas Rouget, compte-rendu du Café géo de Montpellier le 13 janvier 2015 intitulé « La ville et son agriculture : retour vers le futur ».

113 Jean-Marc Valet, Directeur Général de Conservatoire Botanique National de Bailleul lors de la Journée annuelle de l'Observatoire, « Un point complet sur l'état de santé de la nature en Nord-Pas de Calais », le vendredi 20 mai 2011 http://www.observatoire-biodiversite-npdc.fr/fichiers/documents/restitutions/restitution-journee-observatoire-2011.pdf

114 Monique Poulot, « Les territoires périurbains : « fin de partie » pour la géographie rurale ou nouvelles perspectives ? », Géocarrefour, vol. 83/4, 2008

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