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Eglise evangélique du cameroun et coopération internationale (1957-2007)


par MOISE NKAPMENI NGAPET
UNIVERSITE DE YAOUNDE I (ENS) - DIPES II 2015
  

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B- La vie de l'É.É.C au sein du Conseil OEcuménique des Églises

Il est question ici de montrer l'action de l'É.É.C. ainsi que les responsabilités de ses fidèles et membres au sein du C.O.É. Dans un livre intitulé Evanstion-Nouvelle Dehli (19541961), Rapport du Comité Central à la 3ème Assemblée du Conseil OEcuménique des Églises, l'Église Évangélique du Cameroun y apparaît comme la seule Église du Cameroun membre de cette époque113.

Dans le rapport officiel de la 3ème assemblée du C.O.É. tenue à la Nouvelle-Dehli du 19 novembre au 04 décembre 1961, on y retrouve certaines informations suivantes concernant l'É.É.C. :

- l'É.É.C. a envoyé comme délégué le pasteur Jean Kotto ;

- le pasteur Jean Kotto y est signalé comme membre de Comité Central ;

111 E. Tchuindjang, « Les expressions oecuméniques d'une jeune Église », p. 146.

112 Lettre du 22 avril 1959 adressée au pasteur Jean Kotto par le Visser't Hooft, S.G. du C.O.É., in E. Tchuindjang, « Les expressions oecuméniques d'une jeune Église », p.147.

113 Nouvelle-Dehli, 1961, Conseil OEcuménique des Églises : Rapport de la 3ème assemblée publié sous la direction de W. A. Visser't Hooft, Neuchâtel, 1962, p. 292. Bibliothèque U.P.A.C., Yaoundé.

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- le troisième jour de l'assemblée, c'est-à-dire le mardi 21 novembre 1961, ce fut lui qui présida le culte matinal. Il prit pour texte de méditation Romain 14, versets 11 à 12. Développant l'attitude de Paul envers les « forts » qui s'estimaient libérés de la loi juive, et les « faibles en la foi » qui craignaient les conséquences de la liberté, le pasteur Kotto montra de façon saisissante, la constante nécessité pour les chrétiens de considérer avec charité les vies des uns et des autres114.

- le pasteur Jean Kotto, alors Secrétaire Général de l'É.É.C. et délégué officiel à l'Assemblée de la Nouvelle-Dehli, intervint comme parrain de l'U.É.B.C. et de l'Église Évangélique du Gabon pour leur entrée au C.O.É.

Après son admission comme membre du C.O.É. en 1959, l'É.É.C. fut présente à la 3ème assemblée de Nouvelle-Dehli et manifesta sa présence d'une manière palpable.

Ensuite suivit la rencontre de Mexico du 08 au 20 décembre 1963, organisée par la Commission des Missions et de l'Évangélisation du C.O.É. Après l'intégration au Conseil International de la Mission du C.O.É., L'É.É.C. fut également représentée à cette rencontre par le pasteur Jean Kotto. Il y parla de la croissance de son Église avec la campagne d'évangélisation entreprise au pays Bamiléké115.

Bien plus, le cap fut mis sur Upsal (Suède) en 1968, avec la quatrième assemblée du C.O.É. Deux délégués y prenaient part au nom de l'É.É.C. Il s'agit des pasteurs Jean Kotto et Eugène Mallo116. Le pasteur Jean Kotto travailla dans le Comité n° 25, Secteur II, intitulé « Unité d'action missionnaire ». Il présida aussi un culte matinal comme à la Nouvelle-Dehli. Quant au pasteur Eugène Mallo, il fit parti de la Section II du Comité des Examens des Directives I, qui avait comme ordre du jour :

1) comité des structures ;

2) relations avec les alliances confessionnelles mondiales ;

3) groupe mixte de travail avec les catholiques romains ;

4) résolution des comités ou de l'assemblée se rapportant aux sujets ci-dessus. Comme à la Nouvelle-Dehli en 1961, l'É.É.C., à travers le pasteur Jean Kotto, parraina l'entrée de l'Église Protestante Africaine, Lolodorf-Cameroun, comme membre associé du C.O.É.117.

114 Nouvelle Dehli 1961, p. 18.

115 Semaine Camerounaise n° 57 du 8 janvier 1964, p. 2.

116 Rapport officiel d'Upsal, liste des participants pp. 407-410.

117 Ibid, pp. 126-127.

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On constate l'estime dont jouissait l'É.É.C. au sein du C.O.É. Dans la liste des Églises membres du C.O.É., au Cameroun, l'É.É.C. y figure à la première place, à côté de l'E.P.C., de la Presbyterian Church in West Cameroon et de l'U.É.B.C.118.

De Nairobi (1975) à Porto Alégre (2006), en passant par Vancouver, Canberra, Harare le nom de l'É.É.C. figure soit dans les rapports officiels, soit dans les rapports du Comité Central comme membre du Comité Central du C.O.É.119. A Nairobi comme à Vancouver, ce fut toujours le pasteur Jean Kotto le délégué officiel de l'É.É.C. A Nairobi, il travailla comme membre du Comité des désignations120.

En clair, depuis 1959, les traces de l'É.É.C. au sein du C.O.É. ne se sont jamais perdues ou effacées. On peut les vérifier par l'assiduité de ses représentants aux assemblées et à diverses rencontres du C.O.É., la liste des Église s membres dressée dans les assemblées, la liste des participants aux assemblées, les activités menées ou exercées dans un département ou un secteur d'activité du C.O.É. par certains fils ou filles de l'É.É.C121, la participation de certains fidèles et membres de l'É.É.C. aux sessions de formation organisées à l'Institut OEcuménique de Bossey à Genève en Suisse. Parmi ces élites de l'Église qui ont eu à passer par ce Centre, creuset de l'oecuménisme pratique, on peut citer très anciennement le pasteur Eugène Mallo, ainsi que les pasteurs Emilienne Tuébou, Madeleine Mbouté et Emmanuel Tchuindjang, respectivement en 1996 et en 1997.

Ainsi, les ambitions concrètes de l'É.É.C. sur la scène internationale étaient loin de se limiter à la sphère du Conseil OEcuménique des Églises. C'est ainsi qu'elle s'est impliquée de manière extraordinaire à la création de la Communauté Évangélique d'Action Apostolique (C.É.V.A.A.).

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