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L'impact de la libéralisation financière sur l'intermédiation bancaire

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par Amal Ben Hassena
Université de Sfax : Ecole Supérieure de Commerce de Sfax - Diplôme de maîtrise en Hautes Etudes commerciales 2006
  

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2-5) La restructuration de l'industrie bancaire 

L'accroissement de la concurrence à la suite des mouvements de déréglementation et de libéralisation financière des années quatre-vingt a suscité une restructuration de l'industrie bancaire. Cette restructuration s'effectue par l'évolution du statut de la banque : de la banque-administration à la banque-firme et par une séries d'innovations.

· L'évolution du statut de la banque : de la banque-administration à la banque-firme

La banque d'aujourd'hui ne se comporte plus uniquement comme une administration qui cherche à rendre service à l'économie et aux agents économiques. Désormais, c'est le marché qui sanctionne la qualité des choix de la banque et de ses stratégies. La montée des pressions concurrentielles et le développement du rôle du marché incitent les banques à faire des efforts supplémentaires en matière de rationalisation de leurs activités et de recherche de rentabilité. Les banques ont donc été amenées à redéfinir leurs métiers. Il s'agit de passer à une logique de la valeur ajoutée et du profit. Aujourd'hui, le métier de banquier consiste à exploiter les activités rentables et à rationaliser la prise de risque16(*).

· Les innovations financières

A travers l'accélération des innovations financières au cours de ces dernières années, les banques tentent de s'adapter en permanence à l'évolution de la demande de la clientèle et ceci pour maintenir ou gagner des parts de marché et pour renforcer leur position par rapport aux concurrents. On peut distinguer entre les innovations de produit et les innovations de processus.

- Les innovations de produit : Elles concernent l'utilisation des nouveaux actifs ou services offerts par les participants aux marchés. Ces innovations sont encouragées par l'instauration d'une fonction " recherche-développement " dans les établissements de crédit et qui ont pour mission la mise au point de nouveaux produits. Cette logique industrielle implique de la part des banques des démarches de réflexion stratégique et marketing et de développer une comptabilité analytique détaillée par clientèle et par produit.

- Les innovations de processus : On a ainsi vu au cours de ces dernières années une véritable modernisation de l'activité bancaire et le développement de la fonction de couverture de risques. Le passage à une logique concurrentielle n'est pas simple. Il nécessite des grands efforts d'anticipation et d'investissements notamment technologiques. L'approche clientèle a donc évolué et le marketing bancaire se professionnalise. En effet, les relations de clientèle jouent également un rôle majeur dans le renforcement de la position de la banque sur les marchés locaux. D'où le souci permanent d'améliorer l'image de la banque et sa réputation. Les banques ont donc investi dans les technologies informatiques pour mieux collecter et traiter l'information et pour mieux répondre ainsi aux besoins de la clientèle.

Les progrès de l'informatique et de la télématique ont favorisé la création de nouveaux produits comme les différentes cartes bancaires, la banque à domicile, les automates bancaires. L'utilisation des nouveaux outils de télécommunications (internent, échanges de données informatisées, multimédias ...) ont eu des points d'application multiples : mode de distribution, banque à distance,...ont entraîné l'automatisation de nombreuses tâches administratives comme la gestion des moyens de paiement, distribution du crédit, gestion de l'épargne. Ces nouveaux services sont générateurs de commissions.

En effet, l'élargissement de la gamme des produits et des services bancaires peut constituer un frein à la compétition par les prix entre les banques. En fidélisant la clientèle par des engagements de long terme, les banques instaurent un obstacle à la concurrence. Cet obstacle découle des avantages informationnels que tirent les firmes installées de cette relation durable et stable avec leurs clients.

Le processus d'innovation s'est poursuivi, on a assisté ces dernières années à la création de nouveaux produits sur actions et au développement accéléré des systèmes de négociation électronique de plus en plus performants permet la diminution des coûts de transaction. De plus, les opérations de gré à gré apparaissent comme plus aptes à profiter de ces innovations. Et les produits dérivés (futures, swaps, options ou combinaisons de ces différents éléments) déjà utilisés sur les marchés des matières premières, se répandent sur les marchés des changes et les marchés des taux17(*). Ils s'échangent sur les marchés organisés, soit sur des marchés de gré à gré. Ces produits dérivés contribue à mettre en correspondance, pour les différents agents le risque désiré et le risque effectivement pris. Elles facilitent donc l'activité économique et l'allocation des ressources.

* 16 Mikdashi. Z.(1998): «  les banques à l'ère de la mondialisation », Edition Economica.

* 17 VAN.N-T. (1999), « Tendances récentes du marché des produits dérivés », Lettre de la BNP.

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