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Le Jeu Vidéo (et moi...)

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par
ESRA - Institut Supérieur des Techniques du Son 2006
  

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Les jeux Nintendo

Les jeux Nintendo doivent leur immense succès à la capacité du géant japonais à pouvoir revendiquer une certaine tradition de jeux, puisqu'il fait partie des premiers constructeurs, a avoir créé la plupart des différents styles de jeux et leurs codes,( ex : la plate forme avec le best-seller Mario Bros qui instaura les principes qui seront réutilisés par des dizaines de jeux et toujours aujourd'hui : le défilement horizontal de l'écran, la course, le saut, l'inertie, les transformations, les niveaux bonus... ). Certaines sagas de la marque ont maintenant 25 ans, et celle-ci parvient avec brio à se placer dans la très fructueuse mode « rétro » actuelle, tout en conservant un aspect profondément novateur puisque Nintendo a été l'instigateur de la plupart des grandes étapes innovatrices du jeu vidéo : la multiplication des fonctionnalités des manettes (nombres de boutons, stick analogique pour le passage à la 3D, gâchettes pour les indexes , possibilité de brancher 4 manettes simultanément et ergonomie globale), la plupart des genres les plus répandus (la plateforme 2D puis 3D avec Mario, l'action avec Metroid, l'aventure avec Zelda, la course futuriste avec F-zéro, la réflexion avec Tétris...), l'écran tactile avec la DS (Dual Screen, la dernière console portable de la marque), le détecteur de mouvement avec la Wii (prochaine console de salon Nintendo qui sortira le 8 décembre)...

Dès les débuts (1980) les jeux Nintendo se démarquent par leur univers imaginaire pensé dans les moindres détails (codes, objets, bestiaire, symboles...).

Et cela est tout particulièrement perceptible du point de vue du son. Malgré les moyens techniques dérisoires de l'époque, des compositeurs de talent ont réussi à créer de véritables chefs d'oeuvres comme Konji Kondo dès Mario Bros 1 et dans tous les autres épisodes de la saga.

Le principe du Leitmotiv en fonction des différents niveaux traversés est déjà présent : une mélodie « orientalisante » se fait entendre dans les niveaux désertiques, la musique accélère à la fin du temps imparti, un thème haletant se fait entendre lorsque Mario prend une étoile et devient provisoirement invincible, lorsqu'il entre dans un tuyau (il est plombier de profession) et se retrouve dans un souterrain, un thème de basse angoissant retentit avec un simulacre de réverbération, pourtant bien efficace.

Le design sonore apparaît lui aussi sous une forme nouvelle.

C'est l'une des premières fois que des sons sont créés de toute pièce pour illustrer les actions, même simplistes.

Et tout est soigneusement pensé et justifié : un « boïng » pour chaque saut, un autre son pour le rebond sur les ennemis (moyen le plus courant de les éliminer), plus précis encore, un son pour chacun des objets symboliques de l'univers de mario (fleur, champignon, étoile, pièce de monnaie...) .

Quelques notes montantes lorsque Mario prend un champignon et grandit (et devient Super Mario), et ces mêmes notes descendent lorsqu'il le perd. Plus emblématique encore, le son qui retentit lorsque le personnage attrape une pièce, deux notes, une grave et une note beaucoup plus aiguë enchaînées très rapidement. C'est un son excessivement récurrent car l'accumulation de ces pièces est nécessaire pour récupérer des vies.

C'est un son absolument surréaliste, et sans doute le son de jeu vidéo le plus connu au monde.

Chantez-le dans la rue, et n'importe quelle personne de moins de 35 ans identifiera immédiatement Mario Bros.

Nintendo est l'inventeur du « son icône », tout du moins dans le domaine des jeux vidéo.

Koji Kondo a également écrit la musique de tous les épisodes de The Legend of Zelda sortis à ce jour (une douzaine) et a marqué l'histoire du jeu vidéo d'une pierre blanche avec l'épisode « Ocarina of Time »,sur Nintedo64, l'un des plus vendus dans le monde avec plus de deux millions d'exemplaires.

Ce jeu d'aventure mémorable ne se contente pas de propulser en 1998 la saga en trois dimension, ni de sublimer les thèmes qui font sa richesse (la différence de l'enfant elfe dans son village, son obligation de faire ses preuves pour se faire accepter, la magie, la princesse à délivrer, le courage, la multiplicité des communautés et la nécessité pour le héros de les allier...), mais il instaure également un tout nouveau principe de jeu.

Vers le début de l'aventure, le héros (Link) trouve un ocarina, objet central de sa quête, et le joueur doit apprendre à se servir de la manette comme de l'instrument pour interpréter les différents thèmes. Il appelle grâce à ça lui sa jument, il ouvre des passages secrets, inverse le jour et la nuit, mais plus fort encore, une fois devenu adulte il apprendra les mélodies associées aux fameux « donjons » qu'il doit parcourir pour s'y téléporter.

C'est donc grâce à une subtile association de thèmes musicaux, élémentaires et de valeurs que va progresser notre personnage, procédé symbolique hyper-récurrent dans le jeu et la fiction japonaise en générale, où les héros portent des couleurs différentes et possèdent des pouvoirs complémentaires, et à mon avis en grande partie responsable de leur succès.

Dans le manga Les Chevaliers du Zodiaque, par exemple, les héros, chevaliers de bronze incarnent les constellations mineures de pégase, Andromède, le cygne (la glace), le dragon et le phénix (le feu). Ils doivent affronter leurs supérieurs, les douze chevaliers d'or qui possèdent les pouvoirs des constellations les plus puissantes (sagittaire, verseau, bélier, taureau...)

Dans Zelda, Link jouera le menuet des bois par nostalgie pour son enfance et se retrouvera au temple de la foret, il jouera le nocturne de l'ombre pour se rendre au temple de l'ombre et apprendre le courage, le requiem des esprits pour le temple des esprits et la sagesse, le boléro du feu, la sérénade de l'eau, etc. Ce symbolisme renforce notre sentiment de participer à quelque chose de plus grand, à une aventure qui nous dépasse. Je dois ajouter qu'en plus de cette idée pleine de poésie, les compositions en elles-mêmes sont magnifiques ! Bien que toutes ces musiques aient été composées en midi, du fait du support cartouche du jeu, leur emphase a touché de nombreux musiciens et on peut aujourd'hui entendre de nombreuses reprises des musiques de Zelda par des quatuors à cordes, des groupes de punk ou même par des orchestres symphoniques entiers !!

n'ont décidément pas

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