WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

L'écomobilité, vers un développement durable de l'activité touristique

( Télécharger le fichier original )
par Mari Jaouen
Ecole Supérieure Européenne de Poisy - Diplôme Universitaire en Ingénierie de l'Espace Rural 2005
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

3 Quelles sont les limites au développement de l'écomobilité touristique ?

3.1 Freins liés aux équipements et à l'organisation

Un réseau de transport intégré qui offre des transferts aisés entre les différents modes de transport deviendra de plus en plus important pour pouvoir répondre aux attentes des clients. Les pays et les régions qui répondent à ces demandes gagneront en popularité. Il est donc important qu'une destination de tourisme durable propose une solution écomobile compétitive vis-à-vis des autres moyens de transports que sont l'avion et la voiture, si elle veut attirer des clients. Le temps d'attente entre les différents moyens de transports doux est donc un facteur clé du projet. L'inter modalité des transports doit être efficace. Pour l'instant, l'avion est considéré « plus pratique et plus rapide » que le train par exemple. C'est un préjugé car c'est loin d'être le cas pour les petites destinations mais c'est ce qui est ancré dans le cerveau des voyageurs. Aujourd'hui, nous sommes, en général, encore loin de proposer des transports durables sans rupture de charges.

De plus, il n'est pas toujours aisé de se rendre par des modes de transport durable à certaines destinations. C'est le cas des petites stations de montagne ou des petites stations balnéaires. Ces destinations ne sont pas accessibles directement par le train et parfois, il n'existe pas de moyen autre que le véhicule individuel ou le taxi pour s'y rendre à partir de la gare la plus proche. Il s'agit là d'une véritable lacune, mais, les petites collectivités ont rarement les moyens financiers et la volonté politique de développer une ligne fixe ou saisonnière sur leur territoire, et surtout vers leur territoire à partir d'une ville proche. Ces territoires défavorisés en terme de transport public ou en commun sont handicapés lors de la mis en place d'un tourisme durable car l'absence de moyen de transport doux supprime la possibilité de création de projet de tourisme durable écomobile intégré.

La saisonnalité de l'offre touristique ne rend pas aisé le développement de transports publics ou en commun. En effet, les voyages touristiques ont lieu en majorité lors des vacances scolaires et en fonction des activités de saison. Ainsi en février, l'arc alpin voit passer sur ses routes en un mois plus de véhicules qu'il n'en voit le reste de l'année. Les stations balnéaires quant à elles, sont souvent paralysées par le trafic des vacanciers durant la saison estivale. On parle alors de dépassement des capacités de charge d'un équipement, d'une installation, ici il s'agit des routes.

La limitation des ruptures de charges, l'absence de desserte locale et donc l'enclavement de territoires souvent déjà défavorisés ainsi que le dépassement des capacités de charges liés à la saisonnalité des activités touristiques ne sont pas irrévocables. Cependant, les décisions politiques peinent à enrayer ces problèmes.

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net