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L'écomobilité, vers un développement durable de l'activité touristique

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par Mari Jaouen
Ecole Supérieure Européenne de Poisy - Diplôme Universitaire en Ingénierie de l'Espace Rural 2005
  

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3.3 Freins sociétaux

 La décision publique intègre rarement le moyen et le long terme, en prenant des décisions passives ou réactives, mais cette absence de vision du futur fait également cruellement défaut aux citoyens. En effet, les règles du marché économique font référence au profit à court terme, les citoyens ont donc du mal à se mobiliser pour défendre une cause dont ils ne verront pas forcément les retombées à court terme...

Selon les pays en Europe, la place qu'occupe la voiture n'est pas identique, mais elle est en générale assez forte. Malgré l'information disponible et les alternatives en transports en commun, il existe en général une grande habitude d'usage de la voiture (ou dépendance automobile) qui est sans doute l'un des obstacles majeurs auquel on est confronté lorsqu'on cherche à diversifier les modes de déplacements.

La dépendance à l'automobile aurait différentes origines d'ordre culturelle, socio-économique, urbanistique ou technique.

Le recours généralisé à l'automobile serait d'une part étroitement lié au désir de la grande majorité de « vivre au vert ».

Avec l'accroissement des revenus au cours du siècle dernier, l'achat d'une automobile par le chef du ménage, dès l'entrée dans la vie active et depuis peu d'une deuxième automobile par le conjoint dès l'arrivée du premier enfant, fait désormais partie de la norme de consommation. La motorisation a ainsi envahi toutes les couches de la population, même si les personnes à revenus élevés se déplacent toujours nettement plus en voiture que les personnes à revenus modestes.

Les automobiles ayant une durée de vie limitée et se dépréciant rapidement, leurs propriétaires ont intérêt à les amortir au plus vite en roulant beaucoup. Et on l'utilise plus vite, plus loin, surtout en périphérie.

Les nouvelles générations, habituées dès l'enfance à se déplacer en voiture, n'imaginent plus aujourd'hui utiliser un autre mode. Ceux qui ont accédé au mode automobile dans les années 50-60 ne veulent plus s'en passer à l'âge de la retraite.

Ce recours généralisé à la voiture et la dépendance qu'il engendre, sont avant tout le résultat des performances techniques remarquables de l'automobile par rapport aux autres modes de transports. La voiture est jugée par ces utilisateurs comme le seul mode qui semble n'avoir que des avantages, mis à part son coût élevé peu perçu et quelques nuisances « que de nouvelles technologies pourraient éliminer à terme », dit-on. La marche offre une vitesse et un confort très insuffisants. La bicyclette est trop peu sûre. Et les transports collectifs sont trop lents pour le porte-à-porte et pas toujours disponibles.


Tableau résumant les avantages et inconvénients des modes de déplacement

Source : Frédéric HERAN (IFRESI-CNRS / CLERSE), La réduction de la dépendance automobile, Article paru en 2001 dans le n° 37 des Cahiers Lillois d'Economie et de Sociologie.

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