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L'écomobilité, vers un développement durable de l'activité touristique

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par Mari Jaouen
Ecole Supérieure Européenne de Poisy - Diplôme Universitaire en Ingénierie de l'Espace Rural 2005
  

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1.3 Les problèmes posés par les transports de passagers

Comme nous l'avons vu auparavant, les transports sont moteurs de développement économique, contribuent au désenclavement et sont nécessaires au tourisme mais ils posent également de nombreux problèmes, notamment en terme de pollutions. D'après l'OCDE, l'UNESCO et le PNUE, 22% de l'effet de serre serait dû aux émissions que produisent les déplacements de loisirs.

Un manque de développement harmonieux des politiques communes de transports a mené à une croissance inégale des différents modes de transport, à des embouteillages et a eu un impact nuisible sur l'environnement comme le souligne le livre blanc de la commission européenne sur la politique de transport de septembre 2001.

La voiture et l'avion sont les moyens de transports les plus utilisés pour se rendre en vacances mais ce sont aussi les moyens de transports les plus polluants. Les nuisances occasionnées ont un coût externe. En 2000, les coûts externes actuels du transport aérien ont été estimés à 90,924 milliards d'€ par an, soit 52,5€/1000 passager-km. Ce chiffre donne une idée de ce qu'il faudrait ajouter au prix du billet pour un voyage d'environ 1000 km, un aller retour Londres-Berlin par exemple, de façon à internaliser les coûts.

Intéressons-nous à ces nuisances, quelles sont elles et quelle est leur importance ?

1.3.1 Pollution de l'air

Les transports, avions, voitures et autres, ont besoin d'énergie pour fonctionner. Cette énergie est produite pour quasi tous les véhicules par la combustion de carburants. Outre le fait que les ressources pétrolières s'amenuisent, la combustion de ces carburants produit des gaz et des particules qui sont rejetés dans l'air. Ces gaz et particules ne sont pas sans conséquences sur la santé humaine et sur la planète en général.

Les principales émissions des moteurs sont le dioxyde de carbone (CO2), l'oxyde d'azote (Nox), l'Hydrocarbure (Ho), les hydro fluocarbures (HFC), et les particules.

Le rejet de ces gaz est en partie responsable de l'effet de serre. L'effet de serre est un phénomène naturel qui est aujourd'hui amplifié par l'émission de gaz rejetés par les véhicules à moteur. Cette amplification pourrait avoir de graves conséquences sur notre planète puisque certains experts affirment que nous sommes aujourd'hui dans une phase de réchauffement climatique rapide qui est d'après eux, d'origine anthropique.

Les gaz et particules ont également des impacts très négatifs sur la santé humaine et sont responsables de nombreuses infections respiratoires, de nombreuses formes d'asthme et du développement de certains cancers.

Les différents types de véhicules ne consomment pas les mêmes quantités de carburants et n'émettent donc pas les mêmes quantités de gaz et particules. Comme le montre les schémas suivants, l'avion est sur la première marche du podium en terme de consommation et de pollution puisqu'il est le plus gros consommateur et aussi le plus pollueur.

Consommation et taux moyen d'occupation par différents types de transport

Source : OFS, 2002

Comme le montre ce graphique, l'avion est le mode de transport le plus gros consommateur de carburants. Cette consommation est plus importante pour les courts trajets puisque le décollage et l'atterrissage qui sont gros consommateurs sont répartis sur moins de kilomètres.

La voiture est le transport utilisé avec le plus faible taux d'occupation avec 37% contre 45% pour le train et 66% pour l'avion. Avec une moyenne de 1,85 personnes par véhicule en moyenne.

Enfin, le train est le moyen de transport le plus économique en terme de consommation de carburants mais avec seulement 45% de taux d'occupation.Emissions de CO2, en kg/km/personne

Source : Environnement Suisse, politiques et perspectives, Office fédéral de l'Environnement (Ofefp), 2002.

L'avion est le plus gros pollueur en terme d'émissions de CO2 par km et par personne. Les vols courts sont les plus gros consommateurs mais aussi les plus polluants par rapport à la distance parcourue : les émissions très importantes dégagées lors du décollage et de l'atterrissage sont réparties sur moins de kilomètres.

La voiture est également très polluante puisqu'elle émet presque autant de CO2 qu'un avion long courrier.

Le train est de loin, le moins polluant des modes de transports.

Efficacité des transports


Source: Energy: A Guidebook, Janet Ramage, 1997

Légende :
Passenger kilometers per liter : Kilomètres-passager par litre ; Private jet : avion privé (a réaction) ; Commercial aircraft : Avion de ligne ; Steam train :Train à vapeur ; Diesel train : Train Diesel ; Electric Intercity Train : Train Intercity électrique ; Electric commuter train : Train régional électrique (RER, TER) ; Single decker bus : Autobus ; Double-decker bus : Autobus à étage ; Long-distance coach : Autocar longue distance ; Medium diesel car : Voiture moyenne Diesel ; Large car : Grosse voiture ; Medium car : Voiture Moyenne ; Small car : Petite voiture 

Ce tableau démontre le rendement relatif des différentes formes de transport (avec un taux moyen d'occupation), en prenant en compte le nombre de passagers transportés (c'est pour ça que les autobus sont meilleurs que les voitures) et l'énergie nécessaire pour se déplacer d'un kilomètre (d'où le mauvais résultat des avions).

Prendre l'avion pour se rendre à une destination touristique est donc le premier et le plus important geste polluant que nous effectuons avant même de commencer à apprécier notre destination et notre activité touristique.

Faisons le point sur les émissions que représente un mois de vacances pour nous donner une idée de la part des transports dans ces émissions.

Emissions en gaz à effet de serre pour un mois de vacances

- randonnée à vélo (départ en train) : 80 kg d'équivalent carbone

- camping sous tente : 91 kg d'équivalent carbone

- séjour dans une maison ancienne : 118 kg d'équivalent carbone

- camping en caravane : 162 kg d'équivalent carbone

- séjour en location : 188 kg d'équivalent carbone

- séjour en résidence secondaire récente : 468 kg d'équivalent carbone

- séjour aux sports d'hiver (voyage en voiture) : 580 kg d'équivalent carbone

- séjour en hôtel au Maroc (voyage en avion) : 1 056 kg d'équivalent carbone

Source : L'écologie de paresseuses, Sophie Derek, édition Marabout, avril 2006

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