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Usages et publics des discothèques : la spécificité du réseau parisien

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par Alexis Plékan
Université du Havre - DUT Métiers du livre 2004
  

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3. Résultats

Nous présentons ici une synthèse sommaire des résultats dans l'ordre d'importance des interrogations de départ, qui suit approximativement l'ordre du questionnaire. Il va de soi que cette lecture doit impérativement être accompagnée de l'examen minutieux des tableaux, graphiques, tris et commentaires présentés en annexe 12, page 54.

Premier constat, le public des Archives sonores et du Centre de documentation fréquente effectivement la Médiathèque de prêt à 74%. (graphique 14), ce qui infirme l'hypothèse de départ selon laquelle rares sont les spécialistes qui fréquentent les ressources de prêt. Le type de document emprunté est majoritairement le CD (37%), suivi dans l'ordre par les livres et les partitions. Les emprunteurs de vidéos/DVD sont moins nombreux (9%), peut être du fait du coût de l'abonnement pour ces média (61 €) ou parce que la consultation gratuite de vidéos aux Archives les contente.

Deuxièmement, il apparaît que les personnes interrogées fréquentent en grande majorité (69 %) d'autres établissement offrant des ressources musicales (graphique 2), principalement les autres bibliothèques du réseau 47%, ce qui montre que la multifréquentation spécifique au réseau (rendue possible par la carte unique et le catalogue collectif informatisé) est une pratique courante. On ignore en revanche s'il s'agit des pôles musicaux ou des bibliothèques généralistes, cette double interrogation ayant été éliminée par souci de lisibilité. On suppose néanmoins que les pôles musicaux sont en bonne place parmi les 41 réponses données. La Cité de la Musique et ses équipements occupent la seconde place (19 %) suivi du Département de la musique à la BNF (16 %), alors que les autres établissements sont nettement plus loin (graphique 3) Pour connaître la fréquentation de ces établissement par type d'utilisateur (Archives/Documentation), on renverra aux tris croisés 19 et 20.

En ce qui concerne la découverte des Archives/Documentation, on constate que la communication par le personnel de la Médiathèque de prêt est efficace puisque cette raison arrive en tête à 24 %, devant le bouche à oreille et les plaquettes d'informations. L'on notera que seulement 2 % des interrogés déclarent avoir eu connaissance de ces services par le site Internet de la Mairie de Paris, tout reste donc à faire dans ce domaine. (graphique 4)

A propos du type de documents consultés aux archives, on observe que si le CD arrive en tête des réponses (31 %), le microsillon a ses adeptes (18%) et que ce chiffre pourrait facilement augmenter si l'autonomie des usagers était accrue, de nombreuses demandes allant dans ce sens.(voir les commentaires du graphique 10) Malgré tout, Seule une infime partie du public se déclare insatisfait de ce service (3 %), qu'il fréquente depuis plus de trois ans (42 %, graphique 8) ; un public d'hommes de 25 à 45 ans à 70 % (graphique 25) et composé essentiellement de musiciens, professionnels ou amateurs (graphique 24). Sur le plan des améliorations, 36 % d'entre eux souhaitent une plus grande richesse des collections, un résultat à prendre avec précaution compte tenu de la richesse déjà considérable du fonds et venant de spécialistes avides de toujours plus de documents, ne perdant pas une occasion (une enquête par exemple) pour réclamer un accroissement des collections. Par ailleurs, les commentaires font surtout ressortir les conditions de consultation (confort, matériel d'écoute...) comme première amélioration souhaitée.

Pour le Centre de documentation, un constat s'impose : les documents visibles sont les plus consultés ; c'est-à-dire les périodiques et usuels en salle de lecture (graphique 11). Les personnes interrogées réclament un accès plus direct aux documents (20 %), les livres et périodiques en magasin souffrant d'un manque évident de visibilité qui se fait sentir sur les chiffres de leur consultation (10 et 14 %). Le public demande à 39 % des collections plus riches mais il est clair que ce chiffre chuterai si les 500 titres de périodiques actuellement en magasin étaient plus visibles et surtout si le fonds extraordinaire de livres conservés en interne dans les bureaux était en libre service. L'accès indirect de ces documents bloque ainsi une grande partie du public, et seuls les publics motivés, essentiellement les musiciens professionnels, bénéficient de ces ressources. (graphique 22) Des commentaires (graphique 12) déplorent un dysfonctionnement au niveau du renouvellement de certaines revues, problème étant situé en amont de la MMP, et certains critiquent à juste titre l'insuffisance de l'équipement informatique, (1 seul poste ancien à modem au Centre de documentation). Le public est néanmoins globalement satisfait de ce service (graphique 13).

Sur les deux services, la tranche d'age la plus représentée et 25 à 45 ans à 66 % (graphique 17), ce qui correspond à l'age moyen du lecteur en bibliothèque à Paris : 37 ans39(*), en revanche, le public des Archives/Documentation est composé d'hommes à 65 % alors que la tendance est inverse en bibliothèque généraliste.

Au vu de ces éléments, on peut conclure que La MMP remplit toujours sa mission première d'intégration des publics même si elle fait face à des difficultés importantes, notamment au niveau de son infrastructure comme nous allons le voir à présent.

* 39 In Portrait-robot du lecteur de bibliothèque, article dans Le Parisien du mercredi 24 mars 2004 par Eric le Mitouard.

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