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Usages et publics des discothèques : la spécificité du réseau parisien

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par Alexis Plékan
Université du Havre - DUT Métiers du livre 2004
  

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2. La communication

Un des résultats les plus manifestes de l'enquête de 2003 sur les publics des bibliothèques à Paris est que si les parisiens ne fréquentent pas les bibliothèques autant qu'ils le pourraient, c'est qu'ils ne savent pas qu'elle existent, ou qu'ils ignorent ce qu'elles proposent. Ce manque de visibilité est en effet un trait particulier des bibliothèques -et par conséquent des discothèques- du réseau. Souvent discrets, certains établissements sont carrément invisibles et introuvables sans avoir l'adresse dans une main et un plan dans l'autre. Mal exposées, de taille réduite, enclavées dans des immeubles d'habitation ou d'autres institutions, presque jamais situées dans des artères principales, on se demande comment les bibliothèques trouvent leur public -et comment leur public les trouve. Si la pression foncière est de toute évidence la cause de ces implantations improbables, on observe néanmoins une insuffisance caractérisée de signalétique aux abords de certains établissements, notamment les pôles musicaux Hergé et Picpus. Pourtant la Mairie de Paris a entrepris de signaler tous les établissements par un panneau bleu50(*), déclinant la charte graphique des bibliothèques, installée en drapeau sur les murs extérieurs (un Kakemono dans le vocabulaire nippon communicant). Hélas, il semble que ce chantier pourtant simple prenne un temps considérable, comme me le confiait Frédéric Boudineau, directeur de Hergé, bibliothèque ouverte depuis 9 ans, dont l'itinéraire n'est pas fléché dès la sortie du métro, déjà loin de l'établissement, et qui attend toujours son calicot de signalisation...

Cette autre spécificité, cette fois négative, du réseau parisien et qui fait une différence notable avec les établissements de province se retrouve en l'absence de bibliothèques monumentales, dont l'aspect visuel est le premier élément qui motive l'entrée et la découverte des services proposées. Les bibliothèques parisiennes, à la pointe dans les années 1980, accusent aujourd'hui un retard considérable en terme d'infra- structure, les chantiers de deux médiathèques de nouvelle génération, l'une à Bagnolet dans le 20ème arrondissement et l'autre rue d'Alleray dans le 15ème vont tenter de combler ce retard.

Toutefois, selon certains -dont Frédéric Boudineau- il manque toujours à Paris une bibliothèque centrale, un établissement dans le centre de la capitale, (pourquoi pas dans l'ancienne bourse de commerce rue du Louvre, à proximité de la MMP, ce qui lui épargnerait de disposer d'une discothèque) comme il en existe à Londres, à Berlin... qui fédérerait les autres bibliothèques et leur donnerait la visibilité qu'elles méritent, grâce par exemple à une grande carte des bibliothèques située en évidence dans le hall ou d'autres dispositifs.

* 50 Voir la photo du calicot indiquant la MMP dans la Place Carrée du Forum des Halles en annexe 1, page 43.

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