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Usages et publics des discothèques : la spécificité du réseau parisien

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par Alexis Plékan
Université du Havre - DUT Métiers du livre 2004
  

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2. Présentation : départements, collections, personnel, budget et politique documentaire

Première donnée et qui a son importance à Paris, la surface. La MMP s'étend sur 1450 m2, ce qui en fait l'une des plus grandes parmi les 56 bibliothèques municipales généralistes du réseau. Cet établissement `spécialisé' ou du moins entièrement dédié à un sujet est ainsi plus grand que la majorité des bibliothèques d'arrondissement. La raison à cela est que les locaux qui l'abritent ont été conçus spécialement pour accueillir la MMP et ont fait l'objet d'une étude architecturale spécifique de création, et non pas d'adaptation comme c'est généralement le cas à Paris. Cette particularité explique la vaste surface sur un seul niveau, fait très rare à Paris compte-tenu du prix du m2. (cf. la bibliothèque Picpus dans le 12ème arrondissement : 1800 m2 sur 5 niveaux...) L'aménagement intérieur de l'espace pose en revanche d'autres problèmes -notamment de visibilité- que nous aborderons ultérieurement.

Dans l'objectif de rapprochement des publics et des supports que lui avait fixé son fondateur, la MMP s'articule sur trois départements complémentaires :

C'est en premier lieu la Médiathèque de prêt : l'une des plus importantes collections de France avec 40 000 phonogrammes en prêt dans tous les genres musicaux, 8500 livres sur la musique, un fonds exceptionnel de musique imprimée (20 000 partitions et méthodes d'apprentissage), 2000 vidéos, 500 DVD (musiques, films musicaux), un fonds fiction à thématique musicale et un fonds danse qui rassemble des ouvrages indispensables ou introuvables, des revues spécialisées, des disques, des vidéos ainsi que des dossiers thématiques. Notons que, toujours dans la logique de sujets par opposition à celle de support, les phonogrammes pour enfants et les phonogrammes non-musicaux ne figurent pas parmi les collections.

Département spécialisé et à vocation patrimoniale, les Archives sonores ont pour mission principale la préservation des collections de microsillons (la MMP est l'un des rares établissements français à conserver les microsillons), mais également les disques compacts, des vidéos ainsi que des partitions. Les Archives sonores conservent en tout plus de 100 000 phonogrammes (80 000 microsillons, 30 000 CD, 5000 78tours), 3000 partitions et 800 vidéos consultables sur place sur 25 postes (voir photos en annexe).
C'est une collection très riche car les services de presse que la Discothèque de France recevait des éditeurs pour la rédaction de son Bulletin y sont intégrés, incluant nombre de raretés. En outre des acquisitions régulières, sélectionnées dans la production courante, ou occasionnelles -auprès des collectionneurs- permettent d'offrir un panorama de l'histoire de la musique enregistrée disponible en France depuis l'avènement du microsillon. Un important fonds de partitions correspondantes à consulter sur place complète cet ensemble.

Autre département spécialisé ayant une dimension patrimoniale, le Centre de documentation musicale. Indispensable complément des collections de documents sonores, il propose une vaste sélection d'ouvrages sur la musique (monographies sur les compositeurs, chorégraphes, interprètes, formes, instruments, partitions...) et tous les outils utiles au chercheur ou au simple amateur (histoires de la musique, dictionnaires et encyclopédies spécialisés, bibliographies, discographies, guides, annuaires etc.), qu'ils aient trait à la musique classique ou aux musiques populaires (chanson, rock, jazz). Un fonds de 8000 partitions en feuillets est également consultable sur place et photocopiable. Enfin, près de 180 abonnements à des périodiques musicaux français et étrangers permettent d'avoir accès à une information actualisée, et 500 titres de périodiques `morts' sont conservés et consultables. (du premier Salut les copains à Ecouter-Voir)

Sur le plan de l'organisation en terme de personnels, la MMP est également divisée en trois, selon ses départements. 11 personnes travaillent pour la Médiathèque de prêt sous la responsabilité de Martine Parmentier. 11 personnes travaillent à la Documentation Musicale sous la direction de Gilbert Morisson, et 9 personnes travaillent aux Archives sonores, sous la responsabilité d'Alfred Caron. La direction de l'établissement est assurée par le Conservateur Général Gilles Pierret et son adjointe Yannick Demortière. L'équipe se compose ainsi de 33 personnes, titulaires et vacataires de la Ville de Paris.

De même que pour l'équipe, le budget d'acquisition est séparé en trois. Pour simplifier9(*), le montant annuel de dépenses pour les phonogrammes, Archives et Prêt confondus est de 87 340 € au total, budget conséquent qui permet à la MMP d'acquérir presque tout ce qu'elle désire dans la production courante. La Médiathèque de prêt à elle seule dispose de 55 994 € pour l'achat de ses phonogrammes, ce qui représentait à titre d'exemple 3039 CD pour l'année 2003. En ce qui concerne les livres et les partitions, un budget conséquent de 44 551 € permet d'acheter l'ensemble de la faible production éditoriale française dans le domaine musicale (2% de l'édition) et donc surtout de s'approvisionner dans la production étrangère. Les dépenses en matière de vidéos et de DVD pour le prêt et les archives confondus se montent à 5018 €, soit 184 documents, ce qui peut paraître peu au regard de la production commerciale mais qui représente un volume intéressant compte tenu du faible nombre de documents disponibles et libres de droits de prêt ou de diffusion en bibliothèque.

La politique documentaire de la Médiathèque de prêt est caractérisée par son encyclopédisme mais également par une politique d'acquisition en fonction de la demande, non pas pour répondre aux attentes parfois consuméristes de certains usagers (demande massive des artistes les plus exposés dans les média), mais en fonction de critères précis déterminés par le Service scientifique des bibliothèques -dirigé par Yves Alix, un `ancien' de la MMP. En élaborant des outils d'analyse grâce aux statistiques issues du logiciel de gestion des prêts, l'on obtient par exemple des graphiques très pertinents qui mettent en parallèle le nombre de prêt par genre et la richesse des collections par genre également. L'étude de ces diagrammes permet de `rectifier le tir' notamment lorsqu'un genre est très emprunté et peu fourni ou bien le contraire. Nous renvoyons au graphique Fonds et prêts de phonogrammes par genre musical, à l'histogramme Répartition par genre musicaux ainsi qu'au graphique par secteurs Acquisitions 2003 Disques compacts, section prêt en annexes 3, 4 et 5 pour avoir une vue précise de la politique documentaire de la Médiathèque de prêt.

* 9 Pour le détail du budget de la MMP, on se réfèrera à l'annexe 2 Acquisitions, page 44.

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