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Quels sont les obstacles à la professionnalisation d'un club de basket-ball amateur ?


par Nicolas MATHIEU
Université Paris XII - Licence STAPS Management du Sport 2008
  

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1.3. L'évolution des clubs de basket-ball depuis 1985

1.3.1. La mise en place du professionnalisme

En 1985, les dirigeants des clubs de Nationale 1 (a l'époque, première division fédérale) vont procéder à la création de la commission exécutive de haut niveau (CEHN). Cette commission est chargée d'élaborer un statut du joueur professionnel en conformité avec le Code du Travail et le nécessaire assujettissement des joueurs au régime général de la Sécurité Sociale. C'est la fin de l' « amateurisme marron » des joueurs de haut niveau, c'est-à-dire la fin des versements illégaux par les clubs de haut niveau à l'attention de leurs joueurs.

Au cours de la saison 1986-1987, l'association des présidents de clubs de Nationale 1 se déclare favorable à la création d'une entité juridique distincte à laquelle la FFBB déléguerait la gestion des championnats professionnels. On assiste à la mise en place d'un championnat professionnel à 2 divisions de 16 clubs chacune (N1A et N1B). S'en suivra la dissolution de l'association des présidents de clubs de Nationale 1 en fin de saison et la création du CCHN (Comité des Clubs de Haut Niveau), instance disposant de la personnalité juridique et d'une autonomie financière. Le CCHN a pour mission l'organisation du championnat professionnel masculin dans le cadre d'une délégation de pouvoir accordée par la FFBB.

C'est au cours de la saison 1989-1990 que le Comité des Clubs de Haut Niveau (CCHN) devient la Ligue Nationale de Basket-ball au mois de novembre 1990. Enfin, au début de la saison 1993-1994 : Mise en place de l'appellation actuelle des championnats professionnels, à savoir PRO A et PRO B.

L'année suivante, saison 1994-1995, la Ligue Nationale de Basket-ball crée un GIE Basket Pro, groupement d'intérêt économique constitué par les clubs professionnels, ayant pour objet de promouvoir l'activité et l'image de ces clubs, notamment à travers la recherche de partenaires économiques et la mise en place d'une politique de communication pour le basket professionnel. Ceci dans les conditions fixées par une convention passée avec la Ligue Nationale de Basket. A ce jour, la FFBB comptait environ 450.000 licenciés.

Le basket français, sans le savoir, vivait là sa période dorée avec en 1993 la victoire de Limoges en Coupe d'Europe des clubs champions devant des millions de téléspectateurs des chaînes publiques qui à l'époque retransmettaient un match de championnat par semaine et les phases finales des épopées européennes de Limoges et de Pau-Orthez. En 1995, la fin du contrat TV avec France Télévisions marqua un tournant pour l'exposition médiatique du basket-ball en France, qui se trouve aujourd'hui relégué sur les chaînes câblées comme Sport +.

Pour revenir sur la période dorée du basket-ball français, la professionnalisation a permis une augmentation immédiate du Chiffre d'Affaires des clubs de Pro A. Les effets positifs sont cependant à nuancer depuis l'arrêt des droits TV. Il y a effectivement eu une hausse sensible des budgets des clubs de Pro A grâce aux droits TV. JET Services pour Lyon, Opel avec Limoges, pour ne citer qu'eux, permit la constitution de budget pouvant rivaliser avec les autres pays européens. Une fois le contrat TV terminé, faute d'audience suffisante, les dépôts de bilan vont s'enchaîner (St Etienne 1990 ; Cognac 1991 ; Lot et Garonne, St Quentin et Vrignes 1993, Lourdes 1994, La Rochelle et JET Lyon 1996, Caen 1997, NPO Tours 1998, St Brieuc et Toulouse 1999, Montpellier 2002 et... Limoges 2004).

Alors en 2007, la Fédération Française de Basket-ball compte sensiblement le même nombre de licenciés qu'il y a dix ans (voir Annexe 1) et voit désormais le chiffre d'affaires des clubs de Pro A stagner11(*) (2,8 millions d'euros en 1995 et 3,3 en 2007).

* 11 Source, Fabien HOEPPE correspondant de la Ligue Nationale de Basket auprès de la FFBB.

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