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Motivation et réussite des apprentissages scolaires

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par Jean Baptiste NDAGIJIMANA
Université de Bouaké/ENS - Côte d'Ivoire - DEA 2008
  

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2.4.2.1.2. La conception de l'intelligence.

Certaines théories de la psychologie présentent la mesure de l'intelligence par les tests de Quotient Intellectuel (QI). C'est une tendance à présenter l'intelligence comme innée et stable. Certains élèves ont cette conception qui influence leur manière de travailler et leur motivation (pourquoi travailler si l'on est né intelligent ou pas ?). D'autres élèves pensent que l'intelligence a une caractéristique évolutive dans le temps et selon les matières. Des études expérimentales ont confirmé que la conception de l'intelligence influe sur la motivation et le travail scolaire. On peut classer des élèves en deux catégories (Crahay, 1999, p285):

a. Les élèves d'une conception fixe de l'intelligence : ils choisissent des activités qui leur assurent un jugement positif de la part de l'enseignant. Ils font tout pour éviter les risques d'évaluation négative, donc les activités plus complexes et pourront en revanche les faire progresser. Ils se comportent en classe comme s'ils étaient face à un jeu « quitte ou double » ; en cas de réussite, ils croient à leur intelligence ; en cas d'échec, ils l'attribuent à leur non-intelligence, définitive parce que l'intelligence est stable dans le temps pour eux.

b. Les élèves d'une conception évolutive de l'intelligence : ils considèrent les échecs non pas comme un signe d'incompétence définitive intrinsèque à eux-mêmes, mais le signe d'une stratégie inappropriée.

2.4.2.1.3. La perception des buts poursuivis par l'école

Suite aux échanges avec des parents, des enseignants, des camarades, les élèves se construisent une représentation du système scolaire : ses normes, ses buts, la manière de s'y comporter (la discipline). Avec l'évolution de cette représentation, les élèves du primaire considèrent l'école comme un lieu d'apprentissage. Quand on les pose des questions pour savoir ce qu'ils font à l'école, ils disent : « nous apprenons à lire, écrire, ... ». Cette perception est différente des élèves du secondaire et du supérieur. Pour eux, l'école est un lieu d'évaluation et de sélection. Leur souci est d'éviter l'échec et réussir aux examens.

La conception que l'élève se fait des buts de l'école influence donc les risques qu'il est prêt à prendre, le niveau de réussite qu'il se fixe, les émotions qu'il ressent ainsi que la nature de ses attributions causales (Crahay, 1999, p287).

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