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Motivation et réussite des apprentissages scolaires

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par Jean Baptiste NDAGIJIMANA
Université de Bouaké/ENS - Côte d'Ivoire - DEA 2008
  

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2.1.2. Motivation scolaire

Les enseignants définissent intuitivement la motivation scolaire comme « ce qui fait que leurs élèves écoutent attentivement et travaillent fort » (Viau, 1997, p. 6). Ph.Dessus7(*) trouve cette définition plus vague pour que l'on puisse étudier ce phénomène et surtout infléchir sur lui. Que serait une écoute attentive ou un travail fort ?

Le concept de motivation a fait l'objet de nombreuses études en contexte d'apprentissage scolaire. Nous allons aussi passer en revue quelques définitions qui nous semblent significatives pour notre recherche. Pour Rolland Viau (1994, p. 6) « la motivation en contexte scolaire est un état dynamique qui a ses origines dans la perception qu'un élève a de lui-même et de son environnement et qui l'incite à choisir une activité, à s'y engager et à persévérer dans son accomplissement afin d'atteindre un but ».

Au cours de ces dernières années, la définition de Rolland Viau a façonné plusieurs recherches sur la motivation scolaire. A titre d'exemple, Bernard ANDRE (1998) dans son ouvrage, « Motiver pour enseigner », il reprend cette même définition (p16). Pour lui cette définition contient trois dimensions fondamentales de la motivation :

a. C'est un état dynamique, parce que susceptible de varier dans le temps et au gré des matières étudiées ;

b. Elle se mesure au choix, à l'engagement et à la persistance de l'élève dans les activités qui lui sont proposées ; 

c. Elle dépend de la perception de l'élève, plus précisément de la manière dont il se perçoit et la manière dont il perçoit son environnement, plus directement l'école et ses buts.

Dans le même ouvrage Bernard ANDRE donne sa définition en disant que, motiver, c'est « créer des conditions de travail permettant à l'élève de passer de son impuissance apprise à un engagement de qualité dans les activités qui lui sont proposées. L'élève n'arrive pas « neutre » devant l'apprentissage. » (p.41) Il nous semble important de considérer la motivation comme un processus dynamique et non comme un état figé et permanent, ou encore une caractéristique individuelle. Pendant l'apprentissage, l'enseignant est en mesure d'agir, mais il doit savoir comment le faire. Il doit donner le sens à tout apprentissage car « motiver un élève, c'est donc donner du sens à ses apprentissages en les finalisant autrement que par une motivation extrinsèque » (Pédagogie : dictionnaire des concepts clés, 1997, p 239)

Pour le cognitiviste Robert Gagné cité par Alain Moser et all dans l'ouvrage intitulé : l'aide au travail personnel de l'élève (1992, p 36), la motivation est une attente créée au point de mettre le sujet en situation pour recevoir un message. En d'autres termes, la motivation est l'ensemble des forces qui poussent un individu à agir.

Jean Piaget dira que la motivation qu'il qualifie comme l'affectivité, « c'est l'énergétique des conduites ».  C'est dans ce sens que la motivation correspond à ce qu'on veut faire par opposition à l'habileté ou à la compétence qui correspond à ce que l'on sait faire. On peut être parfaitement capable de faire quelque chose, et choisir de ne pas le faire, parce que rien ne nous motive. Etre motivé, c'est avoir l'envie de faire quelque chose.

Archambault et Chouinard8(*) affirment que la motivation scolaire est l'ensemble des déterminants internes et externes qui poussent l'élève à s'engager activement dans le processus d'apprentissage, à adopter des attitudes et des comportements susceptibles de conduire à la réalisation des objectifs d'apprentissage qu'il poursuit et à persévérer devant les difficultés.

Nous pouvons retenir ces définitions qui semblent synthétiser tous les points de vue. Cependant, il faut rappeler que dans le contexte scolaire aussi il existe deux sortes de motivation :

1. La motivation intrinsèque qui prend sa source dans les désirs de l'apprenant (de réussite, de la valorisation sociale, etc.).

2. La motivation extrinsèque qui dépend de facteurs externes à l'apprenant, telles que des récompenses ou des punitions.

Enfin, si nous cherchons à ce que l'élève donne du sens à ses apprentissages et s'investisse dans ceux-ci pour cette raison, il faut que la motivation intrinsèque soit plus importante que la motivation extrinsèque.

* 7 http://www.upmf-grenoble.fr/sciedu/pdessus/sapea/motivation.htm :séminaire d'analyse des pratiques d'enseignement/apprentissage

Mise à jour : octobre 2001, document créé en octobre 2000. Consulté l0 janvier 2008

* 8 www.csmb.qc.ca/gesclasse/html/documentation/comprendre/motivation_base.htm

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