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La contrebande de voitures volées entre la Gabon, le Cameroun et la Guinée-Equatoriale: essai sur une activité criminelle transfrontalière en Afrique centrale

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par Bruno MVE EBANG
Université Omar Bongo - Maitrise 2009
  

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III- Approche méthodologique

La démarche méthodologique que nous avons employée s'articule autour de trois étapes ayant fourni notre collecte. Il s'agit de la recherche bibliographique, la collecte de données statistiques et la rencontre avec les personnes ressources. Ces différentes sources de connaissances nous ont aidées à élaborer nos hypothèses et à les vérifier par la suite.

Nous nous sommes d'abord consacré à consulter un ensemble de documents en rapport avec la question étudiée. En effet, durant cette étape, nous nous sommes respectivement rendu à la bibliothèque de l'Université Omar Bongo (UOB), au Centre d'Étude et Recherche en Géopolitique et Prospective (CERGEP), au Laboratoire d'Analyse Spatiale des Espaces Tropicaux (LANASPET), et au Centre Culturel Français Saint Exupéry.

Dans ces centres de lectures, nous avons pu trouver des informations sur notre objet d'étude. Nous avons par exemple l'ouvrage de Pascal JUNGHANS intitulé Halte au trafic : la mafia des voitures, celui de Jean DE MAILLARD, Un monde sans loi : la criminalité financière en images ou encore Les Seigneurs du crime : les nouvelles mafias contre la démocratie de Jean ZIEGLER. Ces différents ouvrages nous ont permit de mesurer développement mondial de la criminalité, en général, et de la contrebande de voitures volées, en particulier.

Nous avons aussi obtenu des articles de presse. En effet, La revue de presse a fait parti de notre quotidien dans la recherche de l'information. Elle a souvent été le reflet écrit des événements passés et actuels transmis par le canal audio-visuel ou électronique. Nous avons par exemple l'article tiré du journal camerounais Le Messager de Mathieu Nathanaël NJOG, Cameroun: Interpol arrête 17 grosses cylindrées ou encore celui de David NOUWOU, Véhicules volés : la filière équato-guinéenne du journal La Nouvelle Expression. Ces différents articles, parmi tant d'autres, nous ont permit de vérifier une de nos hypothèses.

Des émissions radiophoniques nous ont été d'un apport important. De même, Internet nous a permis, grâce à certains sites tels que google et wikipédia, de découvrir des informations sur la contrebande de voitures volées.

La technique de l'entretien avec des personnes-ressources a été beaucoup utilisée. Ainsi, au compte des entretiens, nous avons par exemple  ceux avec Charles RHINEN, représentant régional d'Interpol au Gabon, et, Jean-Hilaire NGUEMA ZUE ESSONO, Chef de division statistiques, conseiller du chef d'État-major de la Police Investigations Judiciaires. Ces différents entretiens nous ont été d'un apport considérable dans l'élaboration de ce mémoire.

IV- Articulations et limites de l'étude

Nous avons divisé notre travail en deux parties comportant chacune deux parties. La première partie porte sur les fondements et les acteurs de la contrebande de voitures. A cet effet, sont présentés, dans le premier chapitre, les ressorts de cette activité criminelle dans la région d'Afrique centrale, et plus particulièrement entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée-Équatoriale. Ainsi, nous verrons les éléments socio-économiques et socio-politiques qui expliquent son développement, mais aussi les circuits et les flux régionaux des voitures volées. Le second chapitre, quant à lui, portera sur les différents types d'acteurs impliqués dans cette activité et les modes opératoires utilisés par ces derniers dans la sous-région.

Dans la deuxième partie, il s'agira de voir le rôle des trois États étudiés dans le système de contrebande de voitures volées et l'impact de cette activité illicite. Le premier chapitre concernera l'étude du rôle des trois États dans le système de contrebande et le second nous permettra de noter les conséquences de cette activité dans le secteur des assurances et de voir s'il existe des stratégies de lutte contre ce fléau à l'échelle régionale.

Comme dans toute recherche scientifique, nous avons rencontré plusieurs obstacles. D'abord, certaines données statistiques n'ont pas été disponibles et pour celles qui le sont incomplètes ou relativement inexactes. Cette difficulté est notable dans toute étude concernant des flux ou circuits aussi bien licites qu'illicites concernant l'Afrique et particulièrement l'Afrique Centrale. Elles sont parfois même indisponibles. En outre, nous n'avons pas pu nous entretenir avec des trafiquants ni obtenu des données statistiques fiables. Cela auraient pu nous permettre d'avoir des éléments complémentaires sur leurs modes opératoires et la véritable ampleur du phénomène étudié. Enfin, dans les missions diplomatiques du Cameroun et de Guinée-Équatoriale, nous n'avons reçu quasiment aucune information sur la question. Les différents agents n'ont fait que nous conduire dans leurs bibliothèques respectives qui n'avaient aucune documentation spécifique sur notre thème.

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