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Les entreprises publiques congolaises face à  la crise économique cas de la REGIDESO de 2006 à  2008

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par Charles MBIKAYI TSHIBANGU
Institut supérieur du commerce de Kinshasa - Licence 2009
  

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DEUXIEME CHAPITRE :

ETAT DES LIEUX DE L'ECONOMIE CONGOLAISE ET ENTREPRISES PUBLIQUES.

La situation économique de la République Démocratique du Congo n'a cessé de s'aggraver malgré quelques tentatives visant à stabiliser et à atténuer les difficultés aux quelles elle est confrontée. La plupart de ces entreprises sont devenues des canards boiteux suite aux différentes crises qu'a connues notre pays.

La démarche permettant de rendre compte de cette situation dans un espace aussi riche que la République Démocratique du Congo, la présentation des entreprises publiques ainsi que leur rôle, serons le souci majeur de notre étude dans ce chapitre.

II.1. Etat des lieux de l'économie congolaise.

L'économie Congolaise est comparable à celle des autres pays d'Afrique. Selon la Banque mondiale, en 2006, elle occupait la 178ème position. A ce jour, elle est tournée vers les pays Asiatiques, précisément la Chine. La RDC a subi une sévère dépression suite aux guerres civils qui ont ravagé le pays au milieu des années 90 et au début des années 2000. Elle est placée sur la liste des pays considérés d'après leurs capacités qui n'offrent pas des réelles facilités pour faire des affaires à cause d'une mégestion marquée par la corruption.

L'état des lieux de l'économie qui est présenté, dans les lignes qui suivent, est un diagnostic sans complaisance de la situation économique et sociale de notre pays. Il nous a permis, certes, de constater l'état de délabrement généralisé du tissu économique et surtout d'affirmer, au regard de ses potentialités, que la République Démocratique du Congo dispose des moyens pour sa reconstruction et sa relance.

II.1.1. Situation de l'économie congolaise.

La Crise financière internationale qui a mué en crise économique a affecté la croissance mondiale, et par conséquent, la demande pour les exportations des matières premières de la RDC. La faiblesse de la demande s'est accompagnée d'une chute des cours, ce qui a débouché sur la baisse de l'activité dans le secteur des mines, du bois et autres produits primaires. Les effets d'entraînements se sont propagés à toute l'économie congolaise.19(*)

L'économie de la RDC s'est résolument mise sur la voie de la croissance, grâce à d'importantes mesures prises par le Gouvernement depuis l'année 2001, notamment :

Ø la libéralisation de l'économie ;

Ø l'adoption d'un régime de change flottant ;

Ø la promulgation de nouveaux textes de lois dont un nouveau code des investissements plus incitatif, un code minier, un code forestier et un code du travail mieux adaptés aux réalités du pays ;

Ø la réduction des taux de la fiscalité intérieure ;

Ø la reprise de la coopération avec les institutions financières internationales ;

Ø les réformes structurelles dans les domaines de la justice et de l'administration publique. Ainsi que celui des entreprises publiques.

Après avoir enregistré beaucoup de contre-performances de 1990 à 2001, l'économie congolaise s'était engagée sur le sentier de la croissance avec un taux de croissance de 5,8% en 2003 contre 3,5% en 2002. Il est passé à 6,6% en 2004 ; 6,5% en 2005 ; 7% en 2006 ; 10,13 % en 2007 ; 12,4 % en 2OO8 et 2,7% pour l'an 2009 en raison d'une baisse moins prononcée de la production minière par rapport aux prévisions, avec des effets d'entraînement sur le secteur tertiaire, et d'un afflux des capitaux étrangers pour financer les infrastructures de base20(*).

Quant à l'activité économique observable sur base de l'indice trimestriel d'activité, elle a reculé aux deux premiers trimestres de 2009, consécutivement de 4,6% et de 1,3% dans le prolongement de la récession débutée depuis le deuxième semestre 2008. La dégradation était donc plus faible au deuxième trimestre, en écho à la reprise timide de la demande internationale et à l'amélioration de l'environnement interne coïncidant avec la pacification progressive de l'Est du pays.

Sur le plan de la production minière, à l'exception du Zinc et du Pétrole, tous les autres produits connaissaient des baisses alors que la production manufacturière, la construction, l'énergie et les autres secteurs ont connu une faible augmentation. Ceci confirme que la baisse de l`activité économique est essentiellement due aux chocs externes.

Le mois de janvier 2010 a été caractérisé par une relative stabilité du cadre macroéconomique. Les deux premières semaines ont été marquées par des surchauffes observées aux niveaux des prix intérieurs et du taux de change. Pour ce faire, la Banque centrale du Congo a intervenu sur le marché de change par la vente de devises. Cette action, signalons-le, a permis, à partir de la troisième semaine du mois, de détendre les marchés des biens et services ainsi que celui des changes.

Au plan des finances publiques, le Président de la République a promulgué, en date du 30 janvier, le budget de l'Etat pour l'exercice 2010.21(*) Le taux mensuel d'inflation a été de 3,2 % contre 8,33 % à la période correspondante de 2009. La monnaie nationale ne s'est dépréciée que de 1,9 % à fin janvier contre 10 % une année plus tôt. La conséquence directe de la crise internationale sur l'économie de la RDC a été la révision à la baisse du taux de croissance économique pour 2009, celui-ci passant de 2,7% à 1,6% ; ce qui signifie un recul de 1,4% du revenu réel par tête si on considère une croissance démographique annuelle de 3%.

* 19 H. MOVA SAKANYI : « Renouer avec la République Démocratique du Congo : Nouveau visage du pays

et nouvelles possibilités économiques », in journal le potentiel du 4 septembre 2009

* 20 Rapport de la Banque Centrale du Congo 2009 ; Environnement économique nationale et internationale.

* 21 Note de conjoncture de la Banque Centrale du Congo, janvier 2010.

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