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Etude des valeurs nutritives de certaines ressources alimentaires locales utilisées dans l'alimentation des animaux

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par Sana ZITARI
Université de Sousse - Master 2008
  

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Introduction générale

L'objectif de l'alimentation des animaux est de déterminer la combinaison optimale des ingrédients disponibles pour fournir des rations qui satisfont les besoins différents de chaque animal.

Les aliments apportent aux animaux les substances nutritives dont ils ont besoin. Un aliment unique est généralement incapable de faire face, seul, à l'ensemble des besoins. C'est la raison pour laquelle plusieurs aliments sont associés au sein d'une ration. Et par conséquent, il est nécessaire de prévoir la quantité d'aliments volontairement ingérée par jour pour ajuster les apports aux besoins des animaux. Cette quantité est la résultante de trois éléments: l'aliment, l'animal et l'environnement (Beaumont et Leclercq, 2000).

Les troupeaux de volailles, en particulier, sont constitués d'individus de niveau génétique variable et sans cesse amélioré par la sélection. Cette variabilité, ainsi que celle occasionnée par des effets du milieu ou des pathologies, expliquent l'hétérogénéité des besoins individuels en énergie et en protéines et, par la suite, la forme curvilinéaire des variations des performances des troupeaux en fonction des teneurs des aliments. En conséquences, les recommandations nutritionnelles ne peuvent être définies que sur la base des résultats économiques et dépendent à la fois des génotypes utilisés et du contexte du prix des matières premières (Beaumont et Leclercq, 2000).

En effet, les matières premières destinées à l'alimentation avicole peuvent être caractérisées par plusieurs paramètres susceptibles de renseigner sur leur valeur nutritive. Ces caractéristiques des matières premières peuvent être prises en considération, soit comme qualité, soit pour limiter leur utilisation.

En Tunisie, les matières premières utilisées dans l'alimentation des volailles sont limitées. Il s'agit en fait des céréales, des légumineuses et des sous-produits de l'industrie. Le maïs et le tourteau de soja qui représentent respectivement les principales sources énergétiques et protéiques sont totalement importés. Par contre, l'orge qui est disponible au cours des bonnes années, est partiellement ou totalement importée au cours des années sèches (Majdoub, 1997).

La composition de ces matières premières est caractérisée par une variabilité énorme qui se répercute significativement sur les taux d'incorporation de ces dernières et sur la composition de concentré.

De plus, les facteurs antinutritionnels présents dans diverses matières premières et les mycotoxines produites par des champignons susceptibles de se développer sur des produits conservés dans de mauvaises conditions, représentent des défauts plus ou moins graves.

D'où le but de ce travail qui est de chercher des solutions qui minimisent l'importation des matières premières d'une part et qui valorisent nos ressources alimentaires locales dans l'alimentation animale d'autres part et ce par l'utilisation de deux sources protéiques locales: la fève (var. Super Aguadulce) et la fèverole (var. Locale).

1. Physiologie digestive des volailles:

La digestion met en jeu des phénomènes mécaniques, chimiques et microbiens. Les phénomènes mécaniques sont la préhension et la mastication des aliments ainsi que les contractions musculaires du tube digestif. Les principaux phénomènes chimiques sont dus à des enzymes secrétées par l'animal, se sont essentiellement des réactions d'hydrolyse. Les phénomènes microbiens, eux-mêmes de nature enzymatique, sont dus principalement à l'action de bactéries et de protozoaires (Drogoul et al., 2004).

Dans le cas de la poule l'appareil digestif est formé de:

ü La cavité buccale: Elle ne comprend ni lèvres ni dents, mais un bec corné qui permet la préhension et une certaine fragmentation des aliments. L'oesophage contient un renflement dont l'épithélium est riche en glandes à mucus: le jabot. Cet organe peut stocker des aliments qui s'y humectent et s'y ramollissent, il fonctionne chez le poulet alimenté à volonté.

ü L'estomac: il comprend deux parties, un estomac "chimique", le ventricule succenturié et un estomac "mécanique", le gésier. Il y règne un pH très bas (2 à 3,5).

ü L'intestin grêle: est un tube d'environ 1,2 m de longueur dont la paroi est bien équipée en glandes sécrétrices, il reçoit à son début les sécrétions du pancréas et du foie. Le pancréas de la poule est très développé et occupe l'espace entre les deux branches de l'anse duodénale. La sécrétion pancréatique peut augmenter ou diminuer en fonction des besoins et du type de la ration alimentaire.

ü Le gros intestin: est peu développé et se réduit pratiquement à deux caecums où ont lieu les fermentations bactériennes. Après un court rectum, on trouve le cloaque, carrefour des voies génitales, urinaires et intestinales.

La longueur totale du tube digestif est d'environ 2 m chez le poulet adulte (Figure 1).

Chez les monogastriques, l'insalivation des aliments a une fonction principalement lubrifiante. C'est par l'oesophage que les aliments atteignent l'estomac où est sécrété le suc gastrique.

Le mélange d'aliment et de suc gastrique passe à l'intestin grêle où est secrété le suc pancréatique, le suc entérique et le bicarbonate phosphate qui neutralisent l'acide chlorhydrique du suc gastrique et de la bile.

Les hydrolyses enzymatiques du duodénum permettent la libération des nutriments. L'estomac est responsable de l'absorption de minéraux, vitamines, eau et de certains médicaments. Dans le duodénum et le jéjunum sont absorbés la plus part des nutriments: glucose, acide gras, glycérine, acides aminés, vitamines, minéraux et eau.

L'aliment non digéré dans l'estomac et le duodénum passe dans l'intestin grêle où la flore microbienne peut fermenter une partie des nutriments qui arrivent au caecum et au colon. C'est à ces niveaux que sont absorbés les produits obtenus par la fermentation microbienne (acides gras volatiles, groupes aminés, etc.). Finalement, l'aliment non digestible ressort sous forme d'excrément (Fernandez et Ruiz Matas, 2003).

Figure 1: Appareil digestif de la poule (Fernandez et Ruiz Matas, 2003)

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