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L'enfant vu par la chanson. Approche sémantiquo-linguistique de la chanson congolaise

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par Fidèle AWAZI
Université Catholique du Congo - Graduat 2009
  

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I.2. Enfant

a. Définition

Par enfant nous entendons tout « Garçon » ou toute « Fille » dans l'âge de l'enfance ; l'enfance étant comprise comme la période de la vie humaine, de la naissance à l'adolescence.

Selon la Convention Relative aux Droits de l'Enfant (CRDE), à son article premier, l'enfant est « tout être humain âgé de moins de 18 ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable »9(*).

Parler de l'enfant revient aussi à parler de ses Droits dans la société. C'est pourquoi nous étudions la représentation que se fait la chanson congolaise sur les droits de l'enfant.

b. Principaux droits de l'enfant

Il existe plusieurs droits de l'enfant mais qui sont regroupés en dix principaux droits :

1. Le droit d'être protégé contre toute forme de discrimination en

raison de sa race, de sa religion, de son origine ou de son sexe ;

2. Le droit d'avoir un nom et une nationalité ;

3. Le droit à une alimentation suffisante et saine ;

4. Le droit d'être soigné(e) et de bénéficier de soins et de

Traitement adaptés à l'âge ;

5. Le droit à l'éducation ;

6. Le droit d'être nourri, logé et de grandir dans de bonnes

Conditions ;

7. Le droit de jouer, de rire, de rêver ;

8. Le droit d'accéder à l'information, d'exprimer son avis et d'être

Entendu ;

9. Le droit d'être protégé de la violence et de l'exploitation ; et

10. Le droit à une protection spéciale pour tous les enfants

Réfugiés et / ou handicapés

c. facteurs favorisant l'élaboration de droits de l'enfant.

Plusieurs facteurs ont concouru pour que l'Assemblée Générale des Nations Unies élabore et adopte la CRDE10(*). Elle s'est appuyée sur la Déclaration Universelle de droits de l'homme dans laquelle les Nations Unies ont proclamé que l'enfance a droit à une assistance spéciale ; elle a reconnue que l'enfant, pour l'épanouissement harmonieux de sa personnalité, doit grandir dans le milieu familial (considéré comme unité fondamentale de la société et milieu naturel pour la croissance et le bien être de tous ses membres et en particulier des enfants), dans un climat de bonheur, d'amour et de compréhension ; elle a considéré qu'il importe de prépare pleinement l'enfant à avoir une vie i individuelle dans la société.

Dans la CRDE , les Etats partis ont eu en esprit que l'enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux notamment d'une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance.

Ce qui est important dans cette convention est que l'Assemblée Générale de Nations Unies a reconnu qu'il ya dans tous les pays du monde des enfants qui vivent dans des conditions particulièrement difficiles et qu'il est nécessaire d'accorder à ces enfants une importance particulière.

Signalons qu'en dehors de la CRDE, il existe plusieurs traités et textes pertinents relatifs aux droits de l'enfant. On peut citer entres autres la charte de Nations Unies, la Déclaration Universelle de Droits de l'Homme, la Déclaration de droits de l'enfant, etc.

d. Les agents protecteurs de droits de l'enfant

Nous disons que l'enfant est un être vulnérable ; c'est pour cela qu'il doit être protégé par ceux qui sont plus forts que lui (les adultes). C'est aux parents qu'il incombe la première responsabilité d'élever et de protéger l'enfant et à l'Etat de les aider à exercer cette responsabilité (cfr. art. 18 de la CRDE). Les membres de la famille élargie et toute la communauté ont aussi le devoir de protéger l'enfant et de le guider d'une manière qui correspond au développement de ses capacités ( cfr art. 5 de la CRDE).

Il en est de même des avocats des enfants, des institutions spécialisées et des organisations nationales et internationales (OIT, OMS, UNESCO,  UNICEF) qui se préoccupent du bien être de l'enfant (cfr art. 45 de la CRDE).

e. Les principaux facteurs favorisant la violation de droits de l'enfant

La violation de droits de l'enfant est une actualité que personne du domaine du droit ne peut ignorer. Les différentes guerres ; les conflits armés ; les difficultés socio économiques de certaines familles sont autant de facteurs qui favorisent la violation de droits de l'enfant.

Ces facteurs ont pour conséquence la séparation entre l'enfant et sa famille ; les mauvais traitements infligés à l'enfant ; l'enrôlement de l'enfant dans l'armée ; occasionnant de phénomènes tel que enfant de la rue ; enfant soldat ; enfant refugié et tant d'autres.

On peut donc dire que pour mettre fin à la violation de droits de l'enfant, il faudrait que les Etats mettent fin aux guerres et aident les parents à bien assumer leur rôle dans la protection de l'enfant

f. Mesures de protection de droits de l'enfant

La protection de l'enfance est l'ensemble des règles juridiques qui visent à assurer le respect des droits de l'enfant. Les enfants ont, en effet, des besoins particuliers en tant qu'êtres humains en développement, particulièrement vulnérables et essentiellement dépendants, ce qui justifie le fait de prévoir pour eux un système de protection adapté. L'enjeu est de taille aujourd'hui encore, car les systèmes de protection de l'enfance doivent faire face à la fragilisation de la famille dans les sociétés occidentales et à l'évolution du monde moderne, qui n'est pas toujours favorable à un développement harmonieux de l'enfant11(*).

Malgré son évidente nécessité, le processus de reconnaissance des droits de l'enfant n'a abouti que très récemment avec l'adoption, en 1990, par l'Organisation des Nations unies (ONU) de la Convention internationale des droits de l'enfant et, en 1995, de la Convention européenne des droits de l'enfant par le Conseil de l'Europe. À la suite de l'adoption de ces conventions internationales et de l'évolution des droits nationaux, la situation juridique de l'enfant a considérablement évolué : alors qu'au XIXe siècle il était uniquement considéré, dans les législations de protection de l'enfance, comme l'objet de la puissance paternelle et qu'il n'était pas titulaire de ses droits, il est reconnu aujourd'hui comme étant un sujet de droit, doté de libertés. Cela va bien au-delà de la notion d'intérêt supérieur de l'enfant, mise en avant dans ces conventions internationales ; cela signifie que, dans la mesure du possible, les droits de l'enfant doivent être envisagés de son point de vue, ce qui suppose un bouleversement total des mentalités12(*).

La Convention européenne de sauvegarde des droits de l'enfant est très révélatrice de cette évolution. Elle instaure, en effet, une protection originale en matière pénale : sans remettre totalement en cause l'incapacité pénale de l'enfant mineur dans l'exercice de ses droits, elle entend examiner l'opportunité de reconnaître aux enfants des nouveaux droits procéduraux (comme le droit de désigner son propre représentant ou le droit d'exercer les prérogatives d'une partie à la procédure). La Convention européenne va donc plus loin que la Convention internationale, qui reconnaît que l'enfant est titulaire de droits subjectifs propres, mais qui ne pose pas le problème de la mise en oeuvre de ces droits.

Le droit pénal congolais a mis en place une série de mesures pour sanctionner les mauvais traitements contre les enfants. Ces dispositions concernent les violences physiques, les violences sexuelles (voir sexuels, crimes et délits) et les situations mettant en jeu la moralité des enfants.

Concernant les violences sexuelles, des sanctions sont prévues en cas d'attentats aux moeurs, de viols, de provocations sexuelles.

Enfin, le législateur a souhaité prévenir aussi les cas d'autres atteintes à l'individualité morale. Certains établissements de spectacle et de distraction peuvent être interdits aux mineurs s'ils risquent d'exercer une influence nocive sur la santé et la moralité de l'enfant. Cette interdiction est prononcée par le préfet. L'incitation à la consommation de stupéfiants ou de drogues est bien entendu sanctionnée.

Si la santé, la sécurité ou la moralité de l'enfant est en danger, ou si les conditions de son éducation sont compromises, le juge des enfants peut ordonner des mesures d'assistance éducative. Le juge des enfants peut être saisi par l'un des parents, une personne à qui l'enfant a été confié, l'enfant lui-même ou le ministère public. S'il constate que l'enfant est en danger, il peut soit décider d'une mesure éducative en milieu ouvert (c'est-à-dire qu'il maintient l'enfant dans son milieu naturel, mais qu'il désigne une personne, un éducateur par exemple, pour apporter aide et conseil à la famille), soit retirer l'enfant de son milieu familial pour le confier à un membre de la famille, à un service d'éducation spécialisée ou à un service d'aide sociale à l'enfance.

Des règles sont aussi prévues en matière d'abandon d'enfants, on considère que les parents se sont désintéressés de leur enfant lorsqu'ils n'ont pas entretenu des relations suffisantes au maintien de liens affectifs ; les règles en matière d'adoption visent à permettre à l'enfant de retrouver une famille dans les premières années de sa vie, en matière de protection des enfants handicapés dépistage, création de structures d'éducation adaptées) et en matière d'enlèvement et de non-représentation du mineur.

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Conclusion partielle

Pour clore ce chapitre nous pouvons dire que tous ces termes à savoir, l'enfant, la chanson, la famille et l'Etat sont intimement liés et font parties d'un système qu'on appelle « société ». C'est l'individu qui compose une chanson, cet individu vu dans une famille, laquelle de famille est dans une société dans laquelle l'enfant est aussi membre.

* 9 Convention Relative aux Droits de l'Enfant adoptée par l'assemblée générale de Nations Unies le 20 Novembre 1989 et ratifiée en RDC par l'ordonnance loi no 90/48 du 22 Aout 1990.

* 10 On peut lire avec succès le préambule de la CRDE

* 11 On peut lire à ce sujet « Enfance, protection de l' ». Microsoft Etudes 2008( DVD ) Microsoft Corporation, 2007

* 12 « Enfance, protection de l' », op. Cit.

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