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Violences en milieux urbains au Togo: cas de Lomé

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par Pihèwa KAROUE
Université de Lomé - Maà®trise 2011
  

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SUGGESTIONS

Pour réduire à plus ou moins longue échéance les violences urbaines de la ville de Lomé, nous proposons de:

1. Mettre sur pied, à long terme, des centres culturels locaux pour permettre aux jeunes de mieux s'épanouir dans leur région et de ne pas avoir toujours les yeux tournés vers la capitale. On peut aussi promouvoir, à cours terme, dans les régions rurales et les banlieues, des comités de jeunes chargés d'organiser des activités culturelle et même lucrative pour l'épanouissement de ces derniers. Il faut aussi rendre le processus de décentralisation effectif afin que les fonctions administratives et symboliques  des villes de provinces et des banlieues soient remises en lumière.

2. Réhabiliter et renforcer l'éducation civique à l'école primaire. Il faudrait notamment réaxer les cours par rapport à la vie réelle afin que dès le bas âge les enfants puissent se structurer et mesurer la gravité et le danger de certains actes pouvant détruire toute leur vie. Ceci peut concrètement être fait en revoyant les modules à développer à tous les niveaux de l'enseignement, pour former non seulement des intellectuels mais aussi des citoyens imbus des valeurs éthiques, citoyennes et morales.

3. Planifier des campagnes de formation à la vie parentale afin que ces derniers sachent ce que c'est qu'être géniteur ou tuteur d'un individu. Il faudrait aussi leur montrer comment éduquer leur enfant et quelles valeurs sont indispensables dans la socialisation d'un individu.

4.Mettre sur pied un cadre d'insertion des jeunes en fin d'apprentissage ou un fond devant leur permettre d'avoir leurs propres ateliers et de pouvoir jouir de leur travail.

5.Construire des logements sociaux (HLM) dans des quartiers centraux de la ville pouvant accueillir les jeunes migrants afin de faciliter leur intégration à la vie active urbaine par la réduction des coûts de loyer et de transport ainsi que par une formation morale et sociale de compensation, avec des modules comme le droit, l'éducation civique et morale, etc.

6. Initier un programme de suivi et de soutien aux enfants des incarcérés. Les incarcérés ayant des enfants font plus de 75% de notre échantillon et plus des ¾ ont plus de 2 enfants. Si on se permettait de généraliser ces données aux 1853 détenus, on s'apercevra que c'est plus de 1200 enfant qui se retrouvent sans père ou même privés de leurs deux parents. Cette situation est semblable à celle d'un enfant orphelin surtout si le parent est condamné à perpétuité. Ce programme pourrait:

· Prendre en compte la scolarisation des enfants quand les enquêtes confirment le manque de soutien à ces derniers.

· Permettre aux enfants de visiter leurs parents à la prison dans un cadre non-traumatisant. (bus pour le déplacement ou fond de soutien aux déplacements)

7. Encourager l'adhésion des jeunes migrants aux amicales de ressortissants pour permettre leur intégration rapide avec un suivi gouvernemental pouvant servir à réglementer les idéologies qui y sont développées. L'Etat pourrait aussi accorder des subventions à ces amicales pour des activités culturelles et éducatives dans la ville et dans leurs régions d'origine pour que les jeunes soient attirés et intégrés. Toutefois, l'adhésion à ces amicales devant prendre en compte les facteurs temps et espaces doivent être modernisées. Si un des facteurs explicatifs fondamentaux des violences urbaines est la perte des valeurs de collectivité et du « vivre ensemble » communautaire, il n'ya pas de doute quant aux richesses que peuvent faire naître les amicales et aux problèmes auxquels elles peuvent répondre.

8. Revaloriser le SMIG, l'augmenter si possible et surtout suivre son application par les employeurs.

9. Valoriser les chefs de quartiers et mettre sur pied des délégués de jeunes pour chaque quartier. Ceci permettrait d'augmenter un peu l'intégration des jeunes et le contrôle social des uns envers les autres guidé par les lois collectives.

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