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L'incidence de la fraude fiscale sur l'économie centrafricaine

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par Odilon WAKANGA
Université de Bangui institut universitaire de gestion des entreprises  - En vue de l'obtention de la licence en sciences de gestion 2010
  

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Paragraphe 2 : les causes de la fraude fiscale

Aujourd'hui, plusieurs facteurs expliquent le comportement incivique des contribuables devant les charges publiques. Il convient d'en rechercher les causes à partir de quelques éléments générateurs qui sont entre autres, le comportement civique du contribuable, la situation économique du contribuable et la situation politique.

1-Le comportement civique du contribuable

Beaucoup de centrafricains commettent l'erreur de dire que l'Etat leur réclame plus qu'il n'en faut. Ils comparent souvent la République Centrafricaine avec les pays à faible taux d'impôt sans pour autant se rendre compte que ces pays ont d'autres sources de recettes dont notre pays ne dispose pas. Jusqu'alors, certains contribuables ignorent le bien fondé de l'impôt qui permet de faire fonctionner le service de la santé, de l'éducation de la justice etc.

ODILON WAKANGA étudiant Centrafricain en Année de Licence à I.U.G.E. 2010-2011.

Le raisonnement de la masse paysanne est encore plus mauvais qu'on ne puisse le croire. Elle pense que le produit de l'impôt en occurrence la taxe additionnelle supprimée depuis 1994 est essentiellement destinée à payer les fonctionnaires ; alors que le pourcentage de cet impôt dans le budget de l'Etat, était insignifiant et ne pourrait servir au financement des frais de fonctionnement de l'appareil administratif.

Certains commerçants et entrepreneurs de transports (surtout les nationaux) s'estiment être sur-imposés par rapport aux étrangers installés sur le territoire national. Alors, on se demande s'il existe un régime spécifique aux étrangers et un autre applicable aux nationaux d'après eux, ce sont les camerounais, les tchadiens et autres exerçant sur le territoire national qui devaient être soumis à un traitement fiscal plus sévère. Les centrafricains de droit devraient par conséquent être épargnés. Mais si les centrafricains avaient le sens du civisme, ils pourraient savoir que normalement le maximum d'effort devrait être réalisé par ceux qu'ils appellent `'les fils du pays». Car si nous faisons peser la charge fiscale sur les étrangers, une fois repartis dans leurs nations d'origine, qui pourra contribuer au développement de notre pays, surtout à cette époque où les centrafricains doivent se sacrifier pour l'épanouissement du pays, refuser de contribuer, revient à se donner la volonté de rester éternellement dans la misère. L'incivisme fiscal est à la base de la fraude. En principe, les centrafricains devraient être un modèle pour les étrangers installés dans notre pays. Leur comportement face à l'impôt fait naître pour ces derniers, le désir de ne pas contribuer.

ODILON WAKANGA étudiant Centrafricain en Année de Licence à I.U.G.E. 2010-2011.

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