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Les contes égyptiens anciens et les contes de l'Afrique subsaharienne: essai d'une analyse comparée


par David Elysée Magloire TESSOH
Université Yaoundé 1 - Master en littérature et civilisations africaines 2011
  

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III- 2 Les personnages secondaires

Les personnages secondaires ou d'arrière plan sont généralement ceux qui entourent les personnages principaux, à travers leurs actions, ils peuvent freiner ou aider le héros dans son action. Nous ne nous attarderons pas sur leurs portraits physiques et psychologiques, notre préoccupation sera de voir les différents rapports qu'ils entretiennent avec les personnages principaux ou plus précisément, il s'agira de voir s'ils sont des adjuvants ou des opposants aux héros.

III-2-1- Les personnages secondaires des contes Négro-africains

Conte n° 9. Les personnages secondaires de ce conte sont incontestablement le petit charognard, le petit chien et le petit chat, tous ont été sauvés par le prince alors qu'ils étaient maltraités par trois enfants : « Le jeune prince leur demande : « Pourquoi maltraitez-vous ces petits animaux ? Laissez-les ! ». Ces trois personnages sont des adjuvants du prince, et ils le démontreront lorsqu'ils exprimeront leur gratitude à son endroit en lui venant en aide chaque fois qu'il sera en difficulté. Le premier acte de gratitude interviendra lorsque le prince reviendra de la chasse bredouille : « Ce jour-là, le petit charognard dit à ses compagnons : « Aujourd'hui, notre tuteur a le coeur triste car il n'a rien pour nous, mais je vais l'aider » Il part dire au prince : « Aujourd'hui, je vais t'aider, je vais te conduire chez moi, dans mon village. » Une fois au village du petit charognard, le père de ce dernier remettra au prince une bague magique qui exaucera tous ses souhaits : « Avec cette bague, le jeune prince devient très riche et sa renommée se répand partout. Il est envié, on se demande où il a reçu toute cette richesse. »

Le second acte de gratitude c'est lorsque la bague magique du prince tombe entre les mains du roi voisin et le prince est fait prisonnier : « Un jour, le chaton dit au chiot : « Si tu peux me faire traverser le fleuve, j'irai aider notre maître » (...) sur l'autre rive, le chaton dit : « Quand tu me verras revenir en vitesse, sois prêt à retourner, car j'aurai la bague » (...) Après avoir semé leurs poursuivants, le chaton demande à la bague de ramener son maître à la maison »

Conte n° 10 Les personnages secondaires de ce récit ce sont les génies qui vivent à côté du champ du cultivateur. Ces génies peuvent être considérés comme des opposants au couple de cultivateurs dans la mesure où leur présence fait peur au couple qui leur abandonne le champ avec tous les fruits de leur labeur de plusieurs années de travail de longue haleine.

« Pris de peur, (...) Le mari parti, la femme cherche un moyen de s'enfuir à son tour. Elle se lève, fait semblant de ramasser du bois mort, s'éloigne petit à petit et disparaît, prenant la fuite pour rejoindre son mari. Quand les génies s'aperçoivent que les propriétaires du champ ont pris fuite, ils prennent tout ce qu'ils trouvent : moutons, chèvres, poules, pintades. Ils les tuent et les mangent.

Conte n° 11 : Les personnages secondaires de ce récit sont les deux femmes du cultivateur. Ces coépouses sont pour le cultivateur une ambivalence : la seconde est un adjuvant et la première une opposante. La seconde peut être considérée comme adjuvant parce que de la bouche du narrateur, nous apprenons que « C'était une femme toute souriante et pleine de zèle, disponible, respectueuse » qui « fut la joie de son mari, (...) de toue la famille et même du quartier et du village ». A rebours de la seconde femme qui faisait la joie du cultivateur, la première femme était très méchante et voulait à tout prix empêcher son mari d'être heureux avec sa coépouse et c'est ainsi qu'elle tentera d'éliminer sa coépouse : « Elle chercha tous les moyens possibles pour tuer cette dernière qui l'empêchait d'être heureuse et d'avoir l'amour de son mari ».

Conte n° 12 : Dans ce récit, le personnage secondaire c'est le lion. Ce lion constitue un obstacle pour la jeune Warimangan car cette dernière est tous les jours abordée par celui qui nourrit l'ambition de la croquer « Le lion a observé que Warimanga venait toute seule chaque jour garder les champs, alors il décida de la croquer ».

Conte n° 13 : le personnage secondaire de ce conte est comme dans le conte précédent le lion. Il représente pour nos deux héros à savoir le lièvre et l'hyène un personnage ambivalent. S'il est sympa et courtois avec le lièvre, il est en revanche très agressif et violent envers l'hyène et n'hésitera pas à le dévorer lorsqu'il apercevra le corps de son fils dans le panier de l'hyène. Fort heureusement pour ce dernier il réussira à s'engouffrer dans un trou : « quand le lion bondit pour saisir l'hyène, le trou à ouverture étroite l'hyène, s'y engouffra aisément

Conte n° 14 : les personnages secondaires de ce récit sont, un homme, un lion, un singe et un serpent ; tous ont été sortis d'un puits par le héros. Mais, seuls les animaux qui peuvent être considérés à juste titre comme les adjuvants exprimeront leur gratitude au héros le moment venu. Le singe est le premier à entrer en scène, en effet, il croisera un jour son sauveur dans la brousse en quête de fruits sauvages et décidera de lui venir en aide. Ce faisant, il demandera à tous ses congénères de l'aider dans cette besogne honorable :

"Le singe appelle alors ses Congénères qui arrivent nombreux. Il leur dit : « Cet homme m'a sauvé la vie. Allez chercher les fruits du néré, et apportez-moi tout ce que vous aurez trouvé. ». Ils partirent aussitôt. Ils apportèrent une telle quantité de gousses de néré, que notre homme n'a pas réussi à emporter le tout à la maison. »

Quelques jours plus tard, ce sera au tour du lion d'être reconnaissant. Pour ce faire, il ordonnera aux animaux sauvages de lui ramener du gibier pour son bienfaiteur :

"Ecoutez bien ma parole. C'est un ordre que je vous donne. Retournez en brousse, et rapportez- moi sans tarder du gibier. Peu de temps après, les animaux sauvages reviennent avec une quantité de gibier. Et voici notre homme, tout heureux, qui retourne à la maison ployant sous le poids du gibier"

Le serpent sera le dernier à venir en aide au héros ; il le fera lorsque ce dernier sera attaché au sommet d'une colline, il lui remettra un remède pour soigner les morsures du serpent ; il ira ensuite mordre à mort le fils du chef que le héros viendra ressusciter avec le médicament que lui avait remi le serpent, et grâce à cet acte, il bénéficiera de toutes les faveurs du chef. Contrairement aux animaux, l'homme sera un opposant au héros. Les animaux l'avait déjà pressentis lorsqu'ils mettaient en garde le héros en ces termes : « Attention, surtout ne laisse pas cet homme sortir du puits ». Mais le héros avait pris cette mise en garde à la légère, il ne réalisera son bien fondé que le jour où il se présenta devant l'homme pour lui demander de l'aide, mais à sa grande stupéfaction, l'homme demandera à son chef du village d'arrêter le héros et de le condamner à mort sous le fallacieux prétexte que ce dernier apportait le malheur dans tous les villages où il mettait les pieds :

"Il croise l'homme qu'il avait sauvé du puits. Mais le regard haineux de celui-ci en dit long sur ces intentions ! Cet homme connaissait bien le chef du village. Il va le trouver pour lui dire : « Prends garde à toi. Un étranger vient d'entrer dans ton village. C'est un homme mauvais. Chaque fois qu'il entre dans un village, ce n'est que malheurs et destructions pour tous les villageois. Le seul remède : il faut l'attraper, le ligoter et l'abandonner sur une haute colline. "

Conte n° 15 : Le personnage secondaire de ce conte c'est incontestablement la femme de Mesha'atsang. Elle représente pour ce dernier une ambivalence ; elle est considérée comme un adjuvant pour ce dernier lorsqu'elle se débarrasse de sa carapace de vieille femme pour arborer celle d'une jeune fille, dans cet état, Mesha'atsang est l'homme le plus heureux de la terre parce qu'il trouve sa femme très belle.

"La vielle femme alla enlever sa peau de vieille femme et devint une belle jeune fille. Voyant que son mari avait beaucoup dansé, elle alla l'embrasser. L'homme en fut très heureux. "

Mais, cette femme devient une opposante au bonheur de Mesha'atsang lorsqu'elle se métamorphose en vieille femme ; il devient nerveux et n'a plus qu'une seule envie : la chasser de chez lui :

"La nuit la vieille dit à son mari de lui faire du feu pour se réchauffer car ses pians lui faisait mal. Il se mit à la menacer. Lorsqu'il voulut monter sur le lit, la vieille monta également sur le même lit. L'homme descendit et se coucha à même le sol. Il était bien dérangé (...) je ne sais qu'elle conduite tenir pour éloigner cette vieille femme de chez moi"

Conte n° 16 : Dans ce récit le personnage secondaire c'est le fils de Nkan; il peut être considéré pour ce dernier comme un opposant dans la mesure où la naissance d'un fils vient l'empêcher d'être le seul homme à la maison, or Nkan n'a pas envie de partager son pouvoir avec quiconque, c'est pourquoi il demandera à toutes ses femmes de n'accoucher que des filles : « Il leur ordonna de n'accoucher que des filles et non des garçons ». C'est dans cette logique qu'il tentera de tuer son rival de fils pour qu'il n'y ait jamais partage de pouvoir : « Itiitii apporte l'enfant. Voyant qu'il était de sexe mâle, Nkan le prit lè boed ! Alla le jeter dans un tas de fourmis et rentra ».

Par ailleurs, le fils de Nkan peut être considéré comme un opposant à Nkan lorsqu'il le rend honteux devant tout le village en le reniant et en montrant l'antilope naine comme étant son père.

Conte n° 17 : Les personnages secondaires de ce conte sont les deux épouses de Kalak à savoir Kooko et Gang. La première est un adjuvant pour Kalak, et la seconde une opposante. Kooko est adjuvant parce qu'elle est la seule à se lamenter et à remplir deux marmites de ses larmes lorsqu'elle trouve son mari raide mort. A l'opposé de Kooko, GANG, ne pleure pas mais songe plutôt à retourner chez eux à Bebis :

"Ngekekekeke je rentre à Bebis

Qu'il meurt, je rentre à Bebis

Qu'il vive, je rentre à Bebis.

Conte n° 18 : Dans ce récit le personnage secondaire c'est le roi. C'est un adjuvant de Mesùt le lièvre car, c'est lui qui fera sortir ce dernier de sa situation de célibataire en proposant sa fille en mariage à celui qui réussira à braver les épreuves qu'il proposera. Mesùt sort vainqueur du concours et sans hésiter, le roi tient sa promesse en donnant avec fierté et sans autre condition la main de sa fille à Mesùt qui devient par la même occasion le porte flambeau du royaume.

" Mesùt portait encore plus haut les destinées du grand royaume en s'unissant pour le meilleur et pour le pire à la fille du roi"

Conte n° 19 : personnage secondaire, Mesùt le lièvre. Il présente une ambivalence pour les deux personnages principaux à savoir le chasseur et le crocodile. Pour le chasseur Mesùt est un adjuvant puisque c'est lui qui le sauve des griffes d'une famille de crocodiles affamés dont le chasseur avait pourtant sauvé les vies en les ramenant dans le fleuve. Par contre, Mesût est pour le crocodile un opposant en ce sens que c'est lui qui va dans un premier temps sauver le chasseur de ses griffes, et dans un second temps, il va attirer l'attention du chasseur en lui rappelant que le crocodile est un gibier et par conséquent mérite d'être abattu, et c'est ainsi que le chasseur va abattre le crocodile et ses enfants.

"Machinalement, le chasseur défit son fusil et tira plusieurs coups, tuant le crocodile et ses enfants. "

Conte n° 20 : Les personnages secondaires de ce récit sont les autres animaux de la forêt. Ils adopteront à l'endroit de Memvù le chien deux attitudes contradictoires. Dans un premier ils seront élogieux à son endroit et iront jusqu'à le nommé chef « Tous les animaux (...) consentirent à admettre que Memvù seul méritait le trône ». Dans un second temps, ils trouveront qu'il a un museau trop léger pour mériter d'être chef :

"Non ! Criaient les bêtes (...) un roi ne doit pas avoir le museau léger ! C'est très ridicule ! Nous ne méritons point un tel roi ! "

Conte n° 21 : Ce conte a pour personnage secondaire la femme de Kimanga. Elle joue naturellement le rôle d'adjuvant pour son mari Kimanga en l'aidant dans sa ruse qui consistait à se substituer à la pierre à écraser de sa femme. Cette dernière jouera bien son rôle en poussant à bout kùpù qui, dans sa colère ramassera sa pierre à écraser ou plus précisément son mari et jettera en brousse, elle va par la suite éclater en sanglots en réclamant sa pierre à Kùpù

"Kùpù se jeta sur la femme et lui arracha d'entres les mains la pierre avec laquelle elle écrasait le maïs et la jeta loin dans les champs. Alors l'épouse de Kimanga se mit à pleurer à chaudes larmes appelant son mari au secours tout en suppliant Kùpù de lui restituer sa pierre à écraser "

Kimanga bien entendu volera au secours de sa femme en exigeant à Kùpù de restituer la pierre à écraser de sa femme afin d'être rembourser.

Si la femme de kimanga est l'adjuvant de ce dernier, elle devient donc ipso facto une opposante à Kùpù parce que c'est grâce à sa complicité que Kimanga ne remboursera plus jamais son argent.

Conte n° 22 : Le personnage secondaire de ce récit c'est le mari de la femme courageuse. C'est manifestement un opposant à la femme, et il ne tardera pas à le démontrer à plusieurs reprises. A titre illustratif, nous pouvons relever son refus d'aider sa femme à chasser les gorilles qui dévastent son champ de maïs :

"Un jour, il fut sollicité par sa femme pour chasser les gorilles qui endommageaient le champ. Mais il refusa, disant que s'il surveillait un coin, les gorilles allaient saccager de l'autre côté. "

A la suite de ce refus nous pouvons aussi noter l'attitude qu'il adopte à l'égard de sa femme lorsqu'elle vient lui annoncer qu'elle a abattu le chef de la meute de gorilles qui dévastaient son champ de maïs. Au lieu de la féliciter, il se mettra plutôt en colère et sommera sa femme d'aller illico récupérer sa flèche :

"De retour au village, la femme alla annoncer à son mari qu'elle s'était occupée elle-même des bêtes qui ravageaient sa récolte. Au lieu de la féliciter, l'homme se mit en colère sous prétexte qu'elle avait perdu sa flèche. Elle fut donc obligée de retourner sur ses pas pour la récupérer"

Conte n° 23 : Ce récit a pour personnage secondaire une jeune femme. Elle peut être considérée comme un obstacle au ciel, en effet c'est elle qui provoquera le ciel en versant l'eau qui viendra cogner la voûte céleste. « Elle lança le contenu bien haut qu'elle s'en vint cogner la voûte céleste. » Le ciel se sentira offensé, se mettra en colère et décidera de se retirer loin de la terre.

Conte n° 24 : Dans ce conte le personnage secondaire est un vieil homme. C'est un adjuvant pour les trois idiots qui ont été marginalisés et chassés de leur village ; Malgré leur sottise, il leur accueillera et donnera à chacun une femme : " Ils arrivèrent devant une cabane où sortir un vieil homme (...). On nous a chassé de chez nous pour notre bêtise.

Le vieux répliqua : « Alors entrez. » (...) Il leur donna ses trois filles pour femme.

Conte n°25 : Le personnage secondaire de ce récit c'est incontestablement l'écureuil. Il fera subir au roi et à la famille royale un préjudice moral énorme et sans précédent. En effet, l'écureuil va réaliser un exploit inédit en engrossant la fille du roi alors qu'elle était enfermée dans une case sans issue afin qu'aucun homme ne l'approche. Et comme si cela ne suffisait pas, il va à la barbe du roi et de toute son armée récupérer son fils et s'enfuira dans la forêt « Avant, que les gardes du roi n'aient réalisé ce qui se passait, l'écureuil prend son fils et disparaît dans les arbres »

Conte n° 26 : Ce conte a pour personnage secondaire l'Esprit des eaux. Il est celui qui aidera les deux antilopes femelles à se reproduire en leur donnant un mâle comme troisième compagnons : « L'Esprit des eaux exaspéré leur dit : « Je suis las de vos lamentations je vous promets de transformer en antilope mâle le premier animal qui viendra boire à ma fontaine (...) Bientôt, les deux Femelles eurent des petits »

Conte n° 27 : Le personnage secondaire de ce conte c'est Dieu. Sans le savoir, il sera un adjuvant pour le renard qui avait un désir ardent d'avoir le tambour sur terre afin d'éviter ce labeur qui consistait à monter chaque fois au ciel quand il avait envie de danser. Dieu lui facilitera la tâche en coupant la corde qui liait le ciel à la terre, par cet acte Dieu abandonnait par la même occasion le tambour sur terre.

« Dieu s'aperçoit que le tambour a disparu. Il le cherche partout et, quand il regarde en bas, il voit renard, le tambour attaché à la queue. Il prend un couteau et coupe la corde. C'est depuis ce temps ) qu'il y a des tambours sur la terre pour danser et faire la fête.

Conte n° 28 : Ce récit a pour personnage sécondaire Eleni la fille du roi d'Anga. Elle est pour Dévi une personne exceptionnelle, elle le comble de joie, il l'aime au point où sa seule présence fait de lui l'homme le plus heureux de la terre et lorsqu'elle n'est pas à ses côtés il devient logiquement malheureux :

"Sans la princesse, il se sentait terriblement seul (...) Elle put enfin se montrer. Devi était fou de joie. Il la serra dans ses bras et lui offrit toutes sortes de friandises. Ils se remirent à jouer ensemble.

Fort heureusement pour Dévi, Eleni est aussi folle amoureuse de lui et elle ne tardera pas à le démontrer en passant aux aveux et en proposant à Dévi de l'épouser :

"Si tu veux, tu pourras m'épouser. Je t'aime et je vois que tu m'aimes aussi. Tu deviendras riche et célèbre"

Finalement, les deux tourtereaux se marieront à la grande satisfaction des deux beaux-pères.

"Le roi était fou de joie (...) lorsqu'il vit comment sa fille et le jeune garçon se regardèrent, il accorda à Dévi la main de sa fille (...) le mariage fut célébré en grande pompe dans tout le pays. Le roi envoya chercher le père de Dévi et lorsque celui-ci vit combien son fils était heureux avec la princesse, il embrassa sa nouvelle belle-fille et souhaita aux jeunes mariés tout le bonheur du monde".

Conte n° 29 : Nous avons dans ce récit trois personnages secondaires à savoir : les deux grandes soeurs d'Ifara, Ramatou et Raïvou et le monstre Itrimoubé. Tous sont des obstacles à l'épanouissement de la jeune Ifara. Les deux premières sont jalouses de sa beauté et la crainte de la voir se marier à un homme riche les amènera à la détester au point où elles tenteront de l'éliminer :

"Elles dirent : "Elle est certainement bien plus jolie que nous, et qui sait si un grand chef ne viendra pas l'épouser ? Il nous faut chercher un moyen de nous débarrasser d'elle"

Pour réaliser leur sale besogne, elles vont envoyer Ifara voler les ignames dans le champ d'Itrimoubé, ce dernier l'attrapera et l'emmènera dans sa hutte et l'engraissera pour qu'elle soit bonne à manger. « A présent, je t'y prends ; c'est toi qui voles mes ignames ; je vais t'avaler. (...) Il l'emmènera dans sa hutte mais son idée était de l'engraisser pour la manger ensuite. "

Malheureusement pour ces criminels, Ifara sera sauvée par une petite souris qui l'aidera à s'évader et, un pigeon la ramènera chez ses parents qui la croyaient déjà morte.

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