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Les contes égyptiens anciens et les contes de l'Afrique subsaharienne: essai d'une analyse comparée


par David Elysée Magloire TESSOH
Université Yaoundé 1 - Master en littérature et civilisations africaines 2011
  

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IV-1-7- La polygamie

La polygamie se définit comme étant la situation d'un homme qui a plusieurs femmes. C'était une pratique acceptée et encouragée chez les Négro-africains. Pour justifier la nécessité de la polygamie, les anciens évoquaient notamment quatre arguments à savoir :

- Les femmes étaient plus nombreuses que les hommes, la polygamie permet à un grand nombre de femmes de se marier et de jouir d'une sécurité matériélle, physique et morale qu'elles n'auraient pas si elles étaient célibataire.

- La polygamie réduit l'immoralité dans ce sens qu'avec elle, les hommes ne sont pas aussi infidèles qu'ils le seraient s'ils n'étaient mariés qu'à une seule femme. Elle réduit par ailleurs le nombre d'enfants illégitimes.

- Elle peut empêcher les guerres ou les querelles tribales quand les femmes et le mari sont des tribus différentes.

- La loi étant instaurée par les hommes et taillées à leur mesure, leur satisfaction sexuelle est totale grâce à leurs nombreuses épouses.

La polygamie est flagrante dans les contes :

Dans le conte n°1 "La légende des deux frères", dans ce récit le pharaon a plusieurs femmes, nous ne savons pas avec exactitude le nombre, ce que nous savons en revanche c'est que parmi ses femmes il a une préférée ou favorite : « Sa majesté l'aima beaucoup, et elle devint sa grande favorite »

Dans le conte n°11 "Les coépouses" : le titre est déjà très illustratif dans ce conte où nous avons un homme qui était pourtant monogame sans problème mais il décidera sans évoquer une quelconque raison de prendre une seconde femme : « Un beau jour, il décida d'en prendre une deuxième. »

Dans le conte n°16 "Le fils de Nkan", dans ce conte, Monsieur Nkan a trois femmes : « Un homme nommé Nkan avait trois femmes : Kooko à Nkan, Gang à Nkan et Itütü à Nkan ».

Dans le conte n°17 "Les épouses de Kalak" dans ce récit, le titre nous informe d'entrée de jeu que Monsieur Kalak est polygame et plus précisément de deux femmes : « Un homme appelé Kalak avait deux femmes : Kooko et Gang »

Dans le conte n° 18 "Mesùt- le- lièvre épouse la fille du roi" Le beau père de Mesùt a plusieurs femmes : « Le roi rassembla tous ses enfants et toutes ses femmes ». Comme dans le récit "La légende des deux frères" le roi a parmi ses femmes une favorite : « Décidément Sire fit la favorite, vous n'arrêtez jamais de nous surprendre. »

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