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L'intégration des valeurs traditionnelles congolaises dans l'amélioration du système éducatif moderne en RDC. Cas de l'initiation traditionnelle Lega de 1905 à  2008

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par Spartacus KABALA MUNYEMO
Université pédagogique nationale - Diplôme d'études approfondies 2012
  

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9. L'Addendum à la réforme de 1948 :

La réforme de 1948 a été la plus importante et la plus déterminante que l'enseignement colonial ait connue. Elle cherchait à perfectionner au mieux le principe de l'adaptation de l'enseignement colonial et en privilégiant le caractère utilitaire de celui-ci. Elle était également dans l'obligation de tenir compte des facteurs nouveaux : d'une part, les revendications des « évolués » et d'autre, le courant international en faveur de l'émancipation culturelle et politique des peuples opprimés. A ces facteurs s'ajoutent les nécessités propres de la colonisation belge et, les besoins créés par le plan Décennal élaboré à la même époque.

Ces facteurs ont amené les responsables coloniaux à dispenser une formation générale de plus en plus étendue et à envisager un système d'enseignement qui serait couronné dans un avenir proche par un niveau universitaire qui était inconcevable quelques années auparavant.

La sélection des élèves est réorganisée dès 1952 et accorde plus de souplesse dans le passage du degré ordinaire au degré sélectionné.

L'enseignement dit de la masse sera de plus en plus abandonné au profit de l'enseignement dit de l'élite. Celui-ci se rapproche toujours davantage du système belge. C'est donc la tendance de la généralisation de l'enseignement métropolitain.

10. Création des groupes scolaires laïcs en 1954 :

En avril 1954, une coalition des libéraux et socialistes forme un gouvernement à Bruxelles sous la présidence de M. Achille VAN ACKER. Le libéral Auguste BUISSERET nommé Ministre des colonies, remplit son cabinet d'éléments anticléricaux. L'action Auguste BUISSERET portera essentiellement sur l'enseignement. Aussitôt installé au Ministère des Colonies, A. BUISSERET dépêche au Congo une « Mission Pédagogique » de trois membres (Coulon, Deheyn et Renson) chargés d'enquêter sur la situation scolaire de la colonie. Le but de cette mission est de jeter les bases de la réforme qui devraient mettre fin au monopole missionnaire en matière d'enseignement, en accélérant le développement de l'enseignement officiel laïque au Congo.

La mission Pédagogique a formulé maintes critiques notamment sur les programmes et les structures de l'enseignement, la formation des enseignants, la qualité du matériel et de manuels utilisés, les conditions de travail des élèves, la répartition géographique des écoles, la non qualification des missionnaires pour les fonctions d'enseignants qu'ils occupent, etc.

La mission présente le Congo Belge comme le dernier « Etat Théocratique » tant le monde missionnaire y détient une domination à la fois spirituelle et politique que jamais connue depuis le Moyen âge.

C'est sur base de ce rapport que le Ministre des Colonies mène son action scolaire au Congo.

Ainsi, dès 1954, le Ministre BUISSERET crée des « groupes scolaires laïcs » pour Noirs dans les quatre grandes villes du pays : Léopoldville, Luluabourg, Stanleyville et Elisabethville. En 1955, d'autres groupes scolaires sont créés à Lodja, Bukavu, Coquilhatville et Jadoville.

Par « école officielle congréganiste », il faut entendre toute école subventionnée par l'Etat et gérée par une congrégation des missionnaires. Ceci montre qu'une parfaite collaboration a été réalisée entre l'Etat et l'Eglise dans le domaine scolaire pendant la colonisation. Cependant, une école « officielle laïque » est celle où aucune moindre considération confessionnelle et religieuse n'intervient.

Les Congolais eux-mêmes ont encouragé les écoles officielles laïques. Celles-ci connaissent, en effet, un succès retentissant auprès des Noirs malgré les menaces dont ils sont objet. Ce qui motive les Noirs, c'est la joie d'avoir de nouvelles possibilités d'étudier ; il faut ajouter aussi l'attrait du nouveau, le prestige de l'Etat, la présence d'instituteurs laïques blancs, les frustrations et les déceptions causées par des pratiques courantes dans l'enseignement missionnaire, et surtout la généralisation de l'enseignement en français.

Disons en passant qu'en 1962, l'on ajouta la septième année primaire. Cette année supplémentaire fut supprimée en 1963.

Après ce tour d'horizon où nous venons de présenter dix réformes de l'enseignement pendant la colonisation, il sied de conclure que, le développement de l'enseignement au Congo était l'une de grandes préoccupations de l'autorité coloniale.

Toute modification de programme d'enseignement était surtout fonction de l'évolution des réalités socio-économiques de la colonie.

En effet, voyons comment l'organisation de l'enseignement a évolué après la colonisation avant de procéder à l'analyse critique de différentes réformes.

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