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Analyse de l'évolution des recettes de services issues des secteurs Education et Santé au Cameroun de 2003 à  2008 et prévisions à  court terme

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par Hyacinthe KANKEU TCHEWONPI
Institut sous-régional de statistique et d'économie appliquée de Yaoundé - Ingénieur d'application de la statistique 2009
  

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§.2- Evolution des facteurs pouvant influencer les recettes du secteur éducation

L'évolution des recettes issues du secteur éducation telle que présentée dans le paragraphe précédent doit être mise en relation avec celle de certains éléments de ce secteur. En effet, comme nous l'avons précisé précédemment, les recettes d'éducation sont constituées des frais d'inscription des élèves et des frais d'examens et concours. De ce fait, l'évolution de ces recettes pourrait s'expliquer par celle du nombre d'élèves dans les établissements publics et du nombre d'inscrits aux différents examens et concours.

Il est important de noter que les recettes du secteur éducation pour l'année budgétaire n sont composées des frais d'inscriptions pour l'année scolaire n/n+1 et les frais d'examens et concours pour l'année scolaire n-1/n.

1. Evolution des effectifs d'élèves dans les établissements publics

Tout en rappelant que les élèves du primaire sont exonérés des frais d'inscription dans les établissements publics et que les frais de scolarité pour l'année scolaire N/N+1 sont comptabilisés dans les recettes de l'année budgétaire N, on remarque à la lecture des graphiques 3 et 4 ci-dessous que :

· Dans le préscolaire (enseignement maternel), le nombre d'élèves inscrits dans les établissements publics a connu une croissance soutenue sur toute la période. On est notamment passé de 62 773 élèves pour l'année scolaire 2003-2004 à 90 558 élèves en 2007-2008.

· Dans l'enseignement normal général, on a une évolution en dents de scies avec des hausses et des baisses qui se succèdent. Toutefois, ce chiffre est très faible par rapport à celui du préscolaire.

Graphique 3 : Evolution des effectifs d'élèves dans les établissements publics de l'éducation de base

Source : MINEDUB

· Dans les enseignements secondaires général et technique, on note une augmentation des effectifs d'élèves sur toute la période considérée (sous réserve des données de 2005-2006 qui ne sont pas disponibles), avec une prépondérance de l'enseignement général où les frais d'inscriptions sont moins élevés.

Graphique 4 : Evolution des effectifs d'élèves dans les établissements publics des enseignements secondaires

Source : MINESEC

D'une façon générale, les effectifs d'élèves dans les établissements publics sont croissants sur la période d'étude, ce qui épouse assez fidèlement l'évolution des recettes issues du secteur éducation qui est cependant marquée par un recul en 2008. Pour essayer de mieux capter les éventuelles causes de ces variations des recettes d'éducation, il est nécessaire d'étudier l'évolution d'un autre facteur important : les effectifs d'inscrits aux examens et concours.

2. Evolution du nombre d'inscrits aux différents examens et concours

Sous réserve des données non disponibles, l'on observe dans le graphique 5 ci-dessous qu'en dehors du concours d'entrée en 6ème, les effectifs d'inscrits aux autres examens sont globalement croissants entre 2005 et 2008. Une nouvelle fois, ce résultat rend assez bien compte de l'évolution des recettes de services générée par le secteur éducation sur la période d'étude, excepté pour l'année 2008.

Graphique 5 : Evolution du nombre d'inscrits à certains examens et concours

Source : MINEDUB et MINESEC

Cependant, l'explication de l'évolution des recettes d'éducation par celle des effectifs d'élèves dans les établissements publics d'une part et par l'évolution du nombre d'inscrits aux examens et concours d'autre part, aurait été plus complète si les deux conditions suivantes étaient remplies :

· L'exhaustivité des chiffres concernant les effectifs d'élèves et d'inscrits aux différents examens et concours. En effet, pour ces deux facteurs, les données ne sont pas disponibles pour toutes les années de la période d'étude (notamment les effectifs d'inscrits pour l'année scolaire 2008-2009). En outre, certaines séries n'ont pas été utilisées, faute de données ; c'est le cas des effectifs des élèves dans le post-primaire (SAR/SM) et des élèves-instituteurs dans l'enseignement normal technique (ENIET). Il aurait également été plus intéressant de scinder les enseignements secondaires général et technique en 1er et 2nd cycles, puisque les frais de scolarité diffèrent beaucoup d'un cycle à l'autre et d'un type d'enseignement à l'autre. De même, les effectifs des inscrits à certains examens et concours (concours d'entrée en 1ère année CET, Concours d'entrée en 2nde technique, CAPIET, ...) n'ont pas été présentés ici, ce qui pourrait cacher un certain nombre d'informations nécessaires à l'analyse.

· La bonne qualité des données sur les recettes d'éducation et des données sur les effectifs d'élèves et d'inscrits aux différents examens et concours. En effet, le fait que la collecte et l'archivage des données sur les effectifs d'élèves et d'inscrits aux examens et concours n'aient pas été faites de façon régulière et systématique au cours des années passées, peut avoir contribué à altérer la qualité de ces données. Pour ce qui est des chiffres sur les recettes d'éducation, il faudrait s'assurer de la cohérence entre les montants effectivement recouvrés par les établissements scolaires et les chiffres transmis au Ministère des finances.

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