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L'amélioration génétique du cacaoyer. Des ressources génétiques forestières aux variétés cultivées

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par Philippe LACHENAUD
Université Montpellier II - Habilitation à  diriger des recherches 2010
  

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5.2 Le projet et les résultats attendus

5.2.1 La problématique scientifique

Les cacaoyers spontanés du sud-est de la Guyane française ont fait l'objet de plusieurs expéditions de prospections et de collecte entre 1985 et 1995 (Lachenaud & Sallée, 1993 ; Lachenaud et al., 1997). Les nombreuses études menées sur ce nouveau matériel génétique (par exemple Sounigo et al., 1996, 1999, 2001 ; Lachenaud et al., 2000 , 2001, 2004, 2008) en ont montré la grande originalité. La caractérisation et l'évaluation de ce matériel ont pour but de fournir des indications pratiques aux sélectionneurs pour son utilisation en amélioration génétique (Lachenaud et al., 2007) ; ainsi la variabilité (diversité) pour les critères agronomiques (vigueur, précocité, production, "cropping-efficiency", taille des cabosses, résistance au champ vis-à-vis des pourritures ; Lachenaud et al. 2000, 2001), la

3 En synonymie avec Ceratocystis cacaofunesta (Engelbrecht & Harrington, 2005)

granulométrie et les caractères morphologiques des fèves (Lachenaud & Oliver, 2005) et des fruits (Lachenaud, 2007), les caractéristiques organoleptiques (Assemat et al., 2005) des importantes populations des bassins des rivières Camopi et Tanpok ont été publiées. Il en est de même de certains résultats sur la structuration génétique du groupe dans son ensemble et des paramètres de génétique des populations (Lachenaud et al., 1999, 2004 ; Lachenaud et Zhang, 2008). Parallèlement, l'intérêt potentiel de ce matériel se précise dans la lutte contre les pourritures brunes, avec la mise en évidence de clones très résistants (Paulin et al., 2005, 2006, 2008 ; Lachenaud et al., 2007), dans la lutte contre la maladie du balai-de-sorcière (Pires, 2003 ; Lachenaud et al., 2007) et dans la lutte contre les mirides (N'guessan et al., 2005, 2007). Ces organismes sont responsables de la relative stagnation de la production cacaoyère dans toutes les zones productrices de cacao. Il s'agit donc d'un matériel assez exceptionnel et il est important, d'une part de poursuivre les prospections de matériel sauvage (car il reste en Guyane des zones non prospectées) et, d'autre part, de caractériser et évaluer l'ensemble des clones disponibles pour leur comportement vis-à-vis de certains bioagresseurs.

Les champignons endophytes sont un groupe ancien qui a co-évolué en symbiose avec les plantes supérieures. Il semble que lorsque les plantes sont extraites des forêts de leurs centres d'origine ou de diversification, ces endophytes soient perdus (Taylor et al., 1999; Evans et al., 2003). En effet, des échantillonnages dans des plantations de cacaoyers situées en dehors des zones d'origine (à la fois en Afrique et Amérique) révèlent des groupements d'endophytes très pauvres, ce qui pourrait expliquer les nombreux problèmes sanitaires rencontrés. En Equateur et au Panamá, les endophytes trouvés en forêt sur des cacaoyers sauvages et naturalisés (Arnold & Herre, 2003 ; Arnold et al., 2003) ont montré qu'ils peuvent conférer aux cacaoyers cultivés une résistance vis-à-vis des pathogènes (Clay, 2004). Le "centre d'origine" du cacaoyer se situe en zone amazonienne et, par exemple, des données préliminaires de haute-Amazonie montrent que les groupements d'endophytes du cacaoyer y comprennent des espèces de groupes non connus comme habituellement endophytes. Les hypothèses à tester dans le projet seront donc que les cacaoyers des populations naturelles de Guyane hébergent des groupements d'endophytes différents de ceux d'autres zones et que ces endophytes pourraient être exploités dans une stratégie de protection durable des cultures.

Cette partie du travail, à effectuer en coopération avec le laboratoire "Systematic Botany and Mycology" de l'USDA (Beltsville, Maryland, USA), pourrait constituer un autre projet (de thèse), à part entière, si les premiers résultats se révèlent encourageants.

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"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"   Aristote