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L'amélioration génétique du cacaoyer. Des ressources génétiques forestières aux variétés cultivées

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par Philippe LACHENAUD
Université Montpellier II - Habilitation à  diriger des recherches 2010
  

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B) Evaluation de la résistance à Moniliophthora perniciosa

- Clones de cacaoyers à tester

Il s'agira des mêmes clones que ceux utilisés lors des tests de résistance à Phytophthora spp. Les témoins seront les clones SCA 6 (résistant) et ICS 46 (sensible).

5 greffes seront nécessaires par clone. Les plants devront être âgés de 6 à 8 mois lors des inoculations.

- Matériel fongique : souches de M. perniciosa

- En début de petite saison des pluies (novembre), récolter des balais-de-sorcière secs non détériorés sur Theobroma cacao et T. grandiflorum.

- Désinfecter les balais en les trempant dans une solution d'hypochlorite de sodium (30 minutes, 0,5 % de chlore).

- Pendre les balais dans une unité de production de basidiocarpes et faire alterner des périodes humides et des périodes sèches pour stimuler la production de basidiocarpes.

- Les basidiocarpes seront récoltés délicatement et placés au dessus d'un bécher contenant une solution de glycérol 16 % / MES4 0,01M / Tween 0,01% à pH 6,1. La libération des spores a lieu de nuit.

- Le lendemain matin, évaluer la concentration en spores à l'aide d'une cellule de comptage et vérifier le taux de germination sur milieu de culture "eau gélosée" (4 heures après ensemencement). Calibrer la suspension pour une utilisation immédiate ; sinon, la récupérer dans des cryotubes (1,8 - 2 ml) qui seront stockés dans l'azote liquide jusqu'à l'utilisation ultérieure.

- Inoculation, incubation, notation des symptômes

La méthode d'inoculation proposée est une adaptation de celle développée par SurujdeoMaharaj et al. (2003).

4 MES = acide 2-morpholinoéthanesulfonique-1-hydrate ; PM = 195,24

- Environ 2 semaines avant la date d'inoculation prévue, tailler les plants afin d'induire la formation de pousses végétatives synchrones.

- Sortir les cryotubes de l'azote liquide et les faire dégeler au bain-marie (30°C) quelques minutes.

- Inoculer chaque bourgeon à l'aide d'une goutte gélosée d'inoculum, au stade "Flush 2", tel que décrit dans Greathouse et al. (1971), à une concentration à préciser localement.

- Incuber en atmosphère saturée en humidité (chambre d'incubation) à une température d'environ 24-26°C pendant 48 heures.

- Après la période d'incubation, les plants seront remis en pépinière, sous ombrière.

- La première variable analysée sera la "date d'apparition du premier symptôme" : pour cela, chaque bourgeon sera observé quotidiennement pendant les quatre premières semaines afin de détecter l'émergence des symptômes. Ensuite, pour les plants résistants, les observations seront faites tous les 15 jours.

- La deuxième variable analysée sera le "diamètre maximal du balai à sa base" : pour cela, la base du balai sera mesurée au pied-à-coulisse une fois par semaine jusqu'à obtention du diamètre maximal.

- Le pourcentage de bourgeons présentant des symptômes (gonflement, nécrose, balai) ainsi que le pourcentage de bourgeons malades ayant développé un balai seront aussi évalués.

Chaque plant constitue une répétition. Il n'est prévu qu'une seule série d'inoculation (sur 3 ou 4 jours). Toutefois, une seconde série sera possible, un an après, sur les mêmes plants, après plusieurs tailles importantes.

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