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L'amélioration génétique du cacaoyer. Des ressources génétiques forestières aux variétés cultivées

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par Philippe LACHENAUD
Université Montpellier II - Habilitation à  diriger des recherches 2010
  

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C) Evaluation de la résistance à Ceratocystis fimbriata

- Clones de cacaoyers à tester

Il s'agira des mêmes clones que ceux utilisés lors des tests de résistance à Phytophthora spp. (2-5-1). Lors des tailles des arbres en parcelle S5, deux branches (ou branchettes) de 30 cm, aoûtées, seront récupérées pour chaque clone à tester. Cinq clones témoins seront utilisés (IMC67, EET 400, résistants ou moyennement résistants, CCN 51, ICS 95, sensibles et PA 120, très sensible ; Delgado et Echandi, 1965 ; Delgado et Suarez, 2005 ; Silva et al, 2004 ; Delgado, 2007).

- Matériel fongique : souches de C. fimbriata

- Isolement de souches sur de jeunes plantules ou arbres attaqués par les Xyleborus, coléoptères scolytes qui forent des galeries au niveau du collet des plantules et qui introduisent ainsi le pathogène dans la plante (Grosclaude et al., 1988 ; Vigouroux, 1979 ).

- Les souches seront multipliées et conservées en collection au laboratoire à Kourou, sur milieu gélosé PDA, avec régénération périodique.

- Une première série de tests préliminaires sur les 5 clones témoins permettra de sélectionner la souche la plus agressive, qui sera ensuite utilisée au cours des tests complets d'évaluation.

- Inoculation, incubation, notation des symptômes

On s'inspirera des travaux de Delgado et Echandi (1965), Dominguez (1971, 1976), Przybyl (1988), Delgado et Suarez (2005) et Delgado (2007) :

- Chaque branchette sera découpée en trois morceaux de 10 cm de long. Au total, 6 morceaux seront inoculés par clone et par date d'inoculation.

- Sur chaque morceau, deux perforations (1 mm de diamètre) seront effectuées à l'aide
d'une mini-perceuse : une à 1 cm d'une extrémité (témoin, sans inoculation), l'autre à 3 cm

(inoculation avec du mycélium ou une suspension de spores, suivant les résultats des essais préliminaires).

- Les morceaux seront placés dans des plateaux en conditions humides, à 25°C et avec un éclairage 12h /12h.

- Les notations des dimensions de la nécrose se feront au bout de 3 et 7 jours. On clivera la moitié des branchettes à 3 jours et l'autre à 7.

Par date d'inoculation, 50 clones peuvent être testés (les clones témoins seront inoculés pour toutes les dates). Chaque clone sera inoculé 5 fois (donc 5 x 6 = 30 morceaux de branchettes inoculées par clone). Les clones résistants seront ensuite confirmés au champ, par inoculations artificielles (Silva et al., 2007)

D) Caractérisation de la dureté des cortex.

Ces travaux, assez novateurs, s'appliqueront aux mêmes clones que ceux des tests précédents, mais, nécessitant des cabosses, pourront prendre beaucoup plus de temps. Ils seront menés parallèlement à des tests identiques se déroulant en Asie du sud-est (sur des clones différents). Ils reposent sur l'utilisation d'un pénétromètre pour fruits. Le protocole sera à adapter localement, les bases étant les suivantes (Bekele et Butler, 2000 ; Bekele et al., 1997, 2001) :

- Utilisation de cabosses normales (non déformées) présentant les premiers signes de maturité (environ trois semaines avant la pleine maturité), testées le jour même de la récolte ;

- Les mesures seront effectuées en zig-zag, dans la zone équatoriale de la cabosse (sur une bande de 2 cm de large) ;

- 15 mesures seront effectuées pour chaque cabosse : 5 dans chacun des sillons principaux et secondaires, et 5 dans les côtes ;

- 5 cabosses seront utilisées (au moins) par clone ;

- Des témoins seront choisis en fonction des tests réalisés en Asie du sud-est, afin de pouvoir faire le lien avec nos données. Les témoins de dureté du cortex seront les clones ICS 84, ICS 1 et ICS 6 (Bekele et al., 2001).

Les cacaoyers guyanais ayant les cortex particulièrement épais, ils pourraient être intéressants dans la lutte contre le Cocoa Pod Borer.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.