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Automatisation du secteur bancaire et sécurisation des transactions: de la monnaie fiduciaire à  la monnaie électronique

( Télécharger le fichier original )
par Naima A.
INSAG - Ingénieur commercial. 2010
  

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1) Mise en oeuvre du système de la carte :

La carte bancaire a été lancée officiellement en Mars 2005, à cette date et dans un souci d'efficacité et de maîtrise du système de paiement, l'ensemble des instituions adhérentes ainsi que la SATIM ont décidé d'un commun accord de démarrer le projet avec la participation de 3 à 4 banques qui ont ciblé un portefeuille de 200 à 500 acceptants situés, dans un premier temps, dans un rayon de 5 kilomètres autour de la ville d'Alger où sera installé le centre de traitement interbancaire.

La mise en oeuvre de ce système a nécessité l'acquisition par la Satim :

· D'une solution de paiement électronique pour la gestion du centre de traitement interbancaire ;

· Des serveurs et du matériel nécessaire au centre de traitement ;

· Des terminaux électroniques de paiement (entre 200 et 800) destinés aux commerçants lors du démarrage du projet.

Aujourd'hui, la gestion du système par les instituions membres est mené sur deux fronts :

· Procédural : un comité interbancaire représentant l'ensemble des adhérents est mis en place afin de définir un manuel de paiement électronique. Ce dernier fixe les règles à instaurer pour la gestion « commerçant/porteur » (commissions interbancaires, traitement des impayés et des litiges, ...) ;

· Technique : afin de suivre les actions à entreprendre au niveau des agences pilotes et des commerçants, un comité technique désigné par les instituions adhérentes est constitué.

La mise en oeuvre de ce système passe par l'établissement d'un cahier de charges pour l'acquisition d'une solution monétique complète (hardware et software) (Il fut finalisé en avril 2001 par le centre de traitement interbancaire), ce document spécifie :

· L'environnement de la solution à mettre en place.

· Les objectifs à atteindre.

· Les délais de réalisation de ces objectifs.

Cette analyse étant étroitement liée à l'étude technico-économique du marché des porteurs en Algérie, la mise en place de la solution nécessite une bonne connaissance des besoins des banques en la matière (une étude prévisionnel sur le nombre de porteurs, de commerçants et de DAB) afin de s'assure son adéquation avec les objectifs visées.

Pour ce faire, il a été élaboré, par la SATIM, un cahier de mise en oeuvre incluant :

· Le recensement des tâches de mise en place et la définition d'un plan de mise en oeuvre.

· L'identification et l'évaluation des éventuelles adaptations de la solution pour répondre, de la manière la plus efficace, aux besoins spécifiques de l'Algérie.

· La définition et la normalisation de l'environnement technique.

Une étude complète et précise du marché algérien a été élaborée, le matériel et les logiciels furent installés.

En effet, la préparation des premiers sites d'implantation (commerçants et agences) a conjointement été réalisée par le centre monétique interbancaire, d'une part et l'ensemble des institutions adhérentes d'autre part. La supervision et le suivi du chantier ont été assurés par le comité technique, l'installation de la solution a été confiée au maître d'oeuvre (la SATIM).

Cette solution, qui s'inscrit dans le cadre de la modernisation des moyens de paiement en Algérie permet la continuité des transactions de retrait déjà opérationnelles sur le réseau monétique interbancaire en assurant les échanges avec le système serveur DAB ainsi qu'avec le système d'information des différentes banques.

Les cartes de paiement, en 2005, étant un concept d'ordre nouveau en Algérie, l'installation de la solution des cartes de paiement fut accompagnée d'un effort de formation pratique et professionnelle, voir même d'une assistance technique lors du lancement (assurée par le partenaire étranger).

La formation a visé, entre autres :

· Les administrateurs du système de paiement.

· Les exploitants qui assurent la production et le fonctionnement des serveurs.

· Les interlocuteurs au niveau des banques.

· Les acceptants pour l'installation, la connexion et la mode d'utilisation du TPE.

L'objectif de la SATIM ainsi que des banques algériennes, est aussi l'adhésion aux réseaux de paiement internationaux par l'émission d'une carte de paiement VISA et/ou MasterCard utilisable, aussi bien à l'échelle nationale, que sur les réseaux internationaux de retrait et/ou de paiement.

De ce fait, il existe pour les deux fonctions de paiement et de retrait des équipements bien spécifiques :

Pour le paiement on cite:

Ø Terminal de paiement électronique (TPE) qui est une machine a clavier, écran et logiciel avec mémoire. Il peut être fixe ou portable (le seul disponible en Algérie).

Ø Terminal point de vente (TPV) qui intègre les fonctions monétiques aux caisses des commerçants, et donc à son propre système informatique.

Ø La presse imprimante utilisée pour les paiements manuels, il est aussi appelé ZIP ZAP.

Pour le retrait :

Ø Distributeurs automatiques de billets (DAB) (Disponibles en Algérie).

Ø Guichets automatiques de billets (GAB).

1.1) Compensation et règlement :

La compensation est l'opération au cours de laquelle les achats et les ventes se règlent au moyen de virements réciproques. C'est dans le contexte de l'interbancarité que la compensation se fait et permet le dénouement financier les transactions par :

Ø Le crédit du compte accepteur (commerçant, DAB) chez l'acquéreur.

Ø Le crédit du compte banque acquéreur à la banque centrale.

Ø Le débit du compte banque du porteur à la banque centrale.

Ø Le débit du compte porteur chez la banque émettrice.

La compensation permet aussi la facturation inter-établissements grâce aux commissions d'inter change.

Pour qu'un moyen de paiement fonctionne, il lui faut une infrastructure financière, juridique et technique. Le moyen de paiement n'est que la partie immergée de l'iceberg du système de paiement que constitue cette infrastructure.

Le règlement est la gestion des comptes des membres du groupement des cartes par la banque centrale. Une fois édifiée sur « qui doit quoi à qui», cette dernière passe au règlement si toutes les parties sont d'accord.

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