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Automatisation du secteur bancaire et sécurisation des transactions: de la monnaie fiduciaire à  la monnaie électronique

( Télécharger le fichier original )
par Naima A.
INSAG - Ingénieur commercial. 2010
  

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1.2) Pilotage et suivi du risque :

Il a été impératif pour les banques de mettre en place un système de gestion du risque pour définir les responsabilités des banques et traiter les rejets et les impayés. Les principaux points de ce système sont :

Ø La mise en place de procédures au niveau de l'agence pour les réclamations des porteurs et des commerçants pour réagir rapidement.

Ø La lutte contre la fraude par le recours aux technologies appropriées et par la surveillance des commerces à risque.

Ø Un suivi périodique de l'activité des porteurs et des accepteurs.

Ø La tenue à jour des fichiers de cartes en opposition et la constitution de listes noires.

Ø La surveillance des points de vente dans lesquelles on constate de la fraude.

Ø La coordination avec les services de police et de justice.

Ø La détermination d'un taux de fraude par point de vente et par banque afin de pouvoir déterminer le taux de commission de chacun.

1.3) Le modèle économique :

L'économie du produit peut s'apprécier en fonction du retour sur les investissements engagés que les équilibres d'exploitation permettent de réaliser. En ce qui concerne la carte, ces deux éléments sont très difficiles à chiffrer du fait de la variété des charges et des investissements et de leur mise à niveau constante.

Les investissements :

Les investissements des banques pour la mise en place d'un système carte sont extrêmement lourds. Ces investissements comprennent : les coûts des études, l'acquisition des infrastructures (DAB, TPE, câblage et réseau...), la formation...

Bien entendu, le système est loin d'être figé et les investissements se poursuivent et visent notamment à faire évoluer les spécifications du système pour y intégrer les normes internationales au fur et à mesure de leur établissement. Les investissements servent également à élargir les domaines d'utilisation de la carte bancaire (vente à distance, commerce en ligne...) et développer de nouveaux produits (PME, extension de la gamme...).

Les équilibres d'exploitation :

Concernant ce volet, il n'est pas inutile de rappeler que l'objectif visé par le lancement de la carte, qui est de mettre sur le marché des moyens de paiement susceptibles de se substituer progressivement à la monnaie fiduciaire et au chèque (instrument papier coûteux et sans contrepartie réelle au niveau des recettes) qui n'a pas tenu ses promesses comme moteur d'une bancarisation.

Le produit carte génère pour les banques des recettes et des charges.

Les recettes qu'une banque peut tirer de l'activité carte varient selon qu'elle soit banque émettrice ou banque acquéreur :

Ø L'émetteur reçoit deux types de recettes:

- les cotisations du porteur qui sont généralement des cotisations annuelles acquittées par le porteur en fonction du type de carte.

- la commission d'inter change appelée aussi commission interbancaire de paiement (CIP), cette commission est versée par la banque acquéreur du paiement à la banque émettrice de la carte. Elle est censée rémunérer les services de garantie et une certaine mutualisation des risques.

Ø L'acquéreur reçoit des commissions sur les transactions effectuées par les commerçants. Une partie de ces commissions est prélevée afin de la verser à la banque du porteur de la carte (l'émetteur) sous forme de commissions d'inter change.

L'exploitation des carte génère également pour les banques un ensemble de coûts dont :

- les coûts d'acquisition et de personnalisation des cartes facturés par la SATIM, 300 DA pour la carte CIB classique et 600 Da  pour la carte GOLD.

- les frais d'abonnement au réseau carte national ou international.

- les frais de traitement qui se décomposent en frais de saisie et en frais de gestion des transactions.

- les coûts induits par une fraude avérée ou des tentatives de fraude.

- les frais générés par les abusifs qui sont des titulaires de comptes qui n'honorent jamais le découvert sur les camps de leur et dont les opérations doivent être passées en perte.

- les frais d'amortissement des DAB/GAB et des TPE.

- les dépenses de promotion du produit carte et du marketing.

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