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Automatisation du secteur bancaire et sécurisation des transactions: de la monnaie fiduciaire à  la monnaie électronique

( Télécharger le fichier original )
par Naima A.
INSAG - Ingénieur commercial. 2010
  

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2) Le e-commerce dans le monde :

2.1) Dans les pays développés :

Le e-commerce est y développé, que ce soit chez les professionnels ou chez les particuliers, dans certains pays tel que la Finlande, la population utilisant internet atteint les 100% et ce grâce aux moyens et à l'avancée technologique dont nous sommes encore loin.

Le graphique suivant est le résultat d'une enquête visant à déterminer le taux d'utilisation d'internet par les professionnels en Europe :

Figure1 : connexion des entreprises à Internet, en Europe

Source : Eurostat16(*) - Enquête communautaire sur l'utilisation des TIC, publication Avril 2007

En outre, sont présentés ci-dessous quelques chiffres concernant la proportion d'utilisation des ménages à l'internet pour leur usage personnel en Europe et aux Etats-Unis.

a) Dans l'union européenne :

le pourcentage des Européens (et non des internautes) de plus de 16 ans, ayant commandé par l'internet des biens ou des services pour leur usage personnel, au cours des trois derniers mois, s'élève à 23 % en début d'année 2006. La proportion de Français dans le même cas atteint 19 %. Les Français se situent loin derrière les Suédois (39 %), les Allemands (38 %), les Britanniques (38 %) et les Néerlandais (36 %).

Ils précèdent les Espagnols (10 %) et les Italiens (5 %).

b) Au Royaume-Uni :

Le montant des ventes en ligne aux ménages et aux particuliers (commerce B to C) aurait augmenté de 30 %, passant de 16,5 milliards de livres en 2004 à 21,4 milliards de livres en 2005. Ce montant correspond au cinquième du montant global du commerce électronique via l'internet (B to B) et (B to C). Le commerce de gros, de détail et l'hôtellerie et les voyages représentent 58 % du montant du commerce électronique concernant les particuliers.

c) En Allemagne :

Le chiffre d'affaires du commerce électronique B to C a atteint 16,3 milliards d'euros en 2006, contre 14,5 milliards, en 2005. Le chiffre d'affaires du commerce électronique B to C représente 3 % du commerce de détail. Ce montant inclut les transactions de biens matériels, de services, de billets de transports ou de spectacles et d'informations (téléchargement). Pour 2007, la fédération allemande du commerce de détail (HDE) attend une nouvelle progression du chiffre d'affaires du commerce B to C : soit18, 3 milliards d'euros.

d) Aux Etats-Unis :

Les ventes aux particuliers via l'internet (hors réservations de voyage) ont dépassé 100 milliards de dollars en 2006. Au quatrième trimestre 2006, les ventes via l'internet se sont élevées à 29,3 milliards de dollars, soit une progression de 20 % par rapport à décembre 2005. Auparavant, le chiffre d'affaires du commerce électronique B to C (business to consumer) était passé de 69 milliards de dollars en 2004 à 86 milliards de dollars en 2005. Au-delà du commerce de détail effectué par voie électronique, se développent également des transactions commerciales électroniques B to C relevant des entreprises de services (réservations de voyages, édition-presse, informatique et logiciels, etc.) qui sont mesurés par ailleurs. Celles-ci représentaient un chiffre d'affaires de l'ordre de 50 milliards de dollars en 2003.

Cependant la comparaison de l'Algérie avec ces pays n'est pas possible, nous sommes encore loin d'atteindre leur niveau de vie et leur développement technologique, c'est pour cela que j'ai consacré un espace présentant le taux d'utilisation d'internet par quelques pays en voie de développement et ce en ce qui concernes les transactions commerciale. En espérant que l'Algérie saura profiter de leurs expériences.

2.2) Dans les pays en voie de développement :

a) L'Amérique Latine :

Le secteur du commerce en ligne B to C (incluant le voyage) en Amérique latine a généré un chiffre d'affaires de près de 11 milliards de dollars en 2007, selon une étude de Visa. Le Brésil est de loin le plus grand marché, avec 4,9 milliards de dollars et une croissance de 38 %, devant le Mexique et ses 1,4 milliard pour 59 % de croissance, et le Venezuela, 821 millions et 68 % de croissance.

Le tableau suivant représente l'évolution du secteur du e-commerce en Amérique Latine entre 2006 et 2007 :

Tableau 1 : Principaux marchés du e-commerce d'Amérique latine en millions de dollars :

Pays :

2006

2007

Evolution (%)

Brésil

3541

4899

+ 38

Mexique

868

1377

+ 59

Venezuela

490

821

+ 68

Pays des Caraïbes

585

818

+ 45

Argentine

619

739

+ 19

Chili

472

678

+ 49

Source : Visa, juillet 2008

 

Toutefois, le fort potentiel de l'Amérique latine n'a pu se développer que parce que les obstacles que constituaient le coût élevé de l'accès à Internet et de la logistique ont été revus à la baisse. En effet, l'internaute sud-américain consacre a présent en moyenne 20 dollars par mois pour se connecter à Internet (FAI « Fournisseur d'Accès à Internet »+communications) soit deux fois moins qu'il ya 10 ans.

b) Les pays du Maghreb :

L'économie du marché bien que relativement ancienne au Maroc et en Tunisie, en est encore relativement à ces début en Lybie, en Algérie et en Mauritanie. Les structure de l'Etat, rigide jusque là, cèdent peu à peu l'ouverture à l'initiative privée.

Dans ces pays des bases sont jetées pour initier le commerce électronique ou moins s'y préparer. Des vitrines Web sont ouvertes. Des projets sont cependant en cours d'élaboration pour aller plus loin dans le cadre du commerce électronique.

Le Maroc a élaboré un plan d'action de 323 millions de dirhems (21.3 millions de dollars) visant à mettre en place un cadre juridique et financier pour le commerce électronique. La mise en oeuvre de ce plan a commencé depuis 2002. Ces travaux se sont concrétisés par la création de MTC (Maroc Télécommerce). Le rôle de cette société était de lancer le E-commerce au Maroc, elle est le vrai catalyseur du commerce électronique au Maroc.

La Tunisie, s'est déjà dotée d'un cadre juridique portant reconnaissance des documents et des signatures électroniques. Elles a dans le même temps, lancé le e-Dinar, la monnaie électronique.

Des projets pilotes ont été mis en opération de puis mai 1999. Il s'agit d'un ensemble de magasins virtuels proposant une grande variété de produits tunisiens (artisanat, réservation d'hôtel, habillement...).

Ces projets ont été regroupés sous le nom de Tunisia Electronic shopping center à l'adresse : www.made-in-tunisia.net/, dont voici une photo de la page d'accueil :

Figure 2 :

Dans le même cadre de la mise en oeuvre de la stratégie tunisienne en matière d'accès à l'économie immatérielle, la Poste tunisienne a mis à disposition des internautes un site transactionnel pour pays avec le e-Dinar, un certain nombre de biens et services disponibles en ligne. Au Maroc, un comité interministériel pour la promotion et le développement du commerce électronique a travaillé sur les questions liées à la gestion électronique, à l'administration et à la sécurisation des paiements.

Certains sites privés, tunisiens, marocains et autres ont prévus un espace de marché. Cet espace est un forum où l'activité de concentre. Il permet aux entreprises de présenter leurs produits, leurs recherches de partenariat, etc. La Mauritanie a également adopté un projet de commerce électronique dénommé  e-Tijara.

* 16 _ Source :Insee, enquête statistique sur le e-commerce, Mars 2007.

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