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Automatisation du secteur bancaire et sécurisation des transactions: de la monnaie fiduciaire à  la monnaie électronique


par Naima A.
INSAG - Ingénieur commercial. 2010
  

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1.1) Le produit :

Le produit « carte bancaire » peut être schématisé comme un support plastique assorti d'une date de validité et doté de capacités de stockage d'informations (et de calcul si elle est à puce) qui permet notamment d'authentifier le porteur afin de réaliser des retraits d'espèce ou des paiements de biens et services.

Cette fonction principale peut être déclinée en modifiant les différents paramètres de la fonction :

ü Une seule fonction ou les deux (retrait et paiement),

ü Le périmètre géographique (national ou international),

ü Le périmètre fonctionnel (proximité, vente à distance, commerce électronique),

ü Les facilités d'utilisation accordées en définissant des droits d'usage (plafond maximum autorisé en retrait et en paiement sur une période de temps donnée),

ü Les contrôles effectués afin de gérer le risque (une demande d'autorisation systématique ralentit la transaction et génère une image négative sur le porteur),

ü Les facilités de caisse autorisées avec une possibilité de débit différé,

ü Le visuel de la carte permet de créer des cartes de prestige accordées à des personnalités.

A côté de cette fonction principale, il est possible d'associer des services connexes utilisant simplement la carte comme moyen d'identification voire n'ayant aucun rapport avec le produit lui même. On citera pour l'exemple :

ü Des assurances (voyage, vie, responsabilité civile, perte de bagages, etc.),

ü Des services d'assistance (rapatriement, hospitalisation, juridique, etc.),

ü Des services privilégiées (voyages, spectacles, etc.).

1.2) Le prix :

Cet élément qui peut sembler relativement simple à définir : déterminer l'ensemble des coûts de production et de distribution et ajouter une marge, prend une dimension véritablement complexe en ce qui concerne un produit « carte » compte tenu des nombreux éléments qui constituent sa mise en oeuvre.

En effet, en dehors du simple coût de la carte (fabrication, personnalisation et distribution), il est nécessaire d'inclure les coûts d'investissements et d'exploitation du système d'information et des frais de télécommunication nécessaires au traitement des transactions y compris les éventuels intermédiaires comme la Satim, les frais de personnels liés à ces traitements, les coûts liés à la mise en oeuvre et à la maintenance des structures d'acceptation (automates de retrait et terminaux de paiement), les coûts de conception et de commercialisation.

A titre d'illustration, une carte de fidélité à piste simple et possédant une fonction de paiement associée, diffusée plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires, peut représenter pour l'établissement gestionnaire un coût minimum de 25 euros par porteur. Ce coût correspond au prix de la carte, aux coûts des traitements informatiques, aux frais de courrier et d'adressage (trois par an) pour informer le porteur de son utilisation.

Je rappelle ci-contre le modèle à cinq acteurs qui sous-tend toute l'activité économique de la monétique. La mise en oeuvre de l'interbancarité complexifie encore le modèle puisque certaines banques peuvent privilégier un des pôles de leur activité par choix stratégique ou par structure même de l'établissement (par définition, une banque de porteurs ne développera qu'une activité émetteur et réduire son activité acquéreur dans l'investissement d'automates de retrait).

Pour résoudre ce problème complexe, les banques engagées dans un mécanisme d'interbancarité ont la possibilité de définir des commissions interbancaires qui permettent de compenser les investissements consentis par l'une d'elle et qui profitent à l'ensemble de la communauté.

On peut alors définir trois types de commissions :

· Une commission de paiement payée par la banque du porteur à la banque du commerçant.

· Une commission de retrait payée par la banque du porteur à la banque propriétaire de l'automate (Actuellement la commission est de l'ordre de 15 DA).

· Une commission d'émission payée par les autres banques à celles qui possèdent les plus grandes populations de porteurs.

La mise en oeuvre et les mécanismes de calcul sont à définir par la communauté bancaire.

Outre ces rétributions internes, le modèle économique des banques s'équilibrent avec la contribution demandée à leurs clients :

Une cotisation et un coût à la transaction demandés au porteur pour la banque émetteur, voire un forfait de style téléphonie mobile.

Un abonnement (éventuellement des frais de location) et un coût à la transaction demandés au commerçant pour la banque acquéreur (ou un forfait).

La difficulté majeure concernant la mise en oeuvre d'une fonction monétique dans une banque, et a fortiori, une monétique interbancaire au sein d'un pays consiste à construire un système équilibré dans son ensemble et rentable pour chacune de ses cinq composantes (banque émettrice ou banque porteur, banque acquéreur ou banque commerçant, porteur, commerçant et opérateurs).

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