WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Etude et perspectives de l'approche participative des projets communautaires réalisés par le Fonds Social dans la Province du Sud-Kivu en RDC de 2004-2009


par Manassé LWIMO MANASSE MUKENGE
Institut supérieur de développement rural de Bukavu RDC - Licence en développement rural 2011
  

précédent sommaire suivant

0.9. CADRE THEORIQUE SUR LE DEVELOPPEMENT PARTICIPATIF

Comme nous venons de le voir, la participation est le fait de prendre part à quelque chose, de s'associer à quelque chose,...ou encore recevoir sa part de quelque chose. Prendre part, s'associer à quelque chose, peuvent être faits de manière différente. Les individus participent à quelque chose suite à une situation, condition qui se produit, raison pour laquelle nous distinguons 3 types de participations :

- La participation formelle : participation d'un individu à une telle action mais pour obéir, pour éviter une telle sanction ou pour gagner quelque chose ;

- La participation imitative : participation d'un individu à une telle action en imitant ou en faisant comme les autres, ce genre de participation risque de se diluer vite en lassitude ;

- La participation responsable : qui est celle d'un acteur libre et volontaire, personnellement motivé à participer.

La participation de la population au développement dont nous parlons ici est évidement la participation responsable. Cette participation peut se comprendre dans deux conceptions différentes selon la condition de participation :

- Un sens captatif : c'est-à-dire participation pour prendre une part à la production ;

- Un sens oblatif : c'est-à-dire participer pour apporter sa part à la production

Dans tous les projets de développement, nous envisageons les deux sens de participation mais en privilégiant le second.

Chaque membre de la communauté est en droit d'attendre une part du progrès escompté, mais il accepte tout d'abord d'y collaborer.

Participer au développement communautaire, c'est de construire une maison sur une fondation solide qui maintient toute masse qui sera sur celle-ci.

Georges DEFOUR comparait le développement participatif comme la structure d'un arbre, il citait : « le développement est comme un arbre qui doit pousser de la racine au sommet :il ne laisse pas imposer d'en haut !cet arbre de développement ne peut survivre, pousser et s'épanouir pleinement que s'il est choisi en fonction des conditions et du climat local,...il impose donc d'amener les gens à créer leurs propres organisations ou élaborer leurs propres plans de développement, d'obtenir une juste répartition des ressources et des prises de décision,... »22(*)

Donc différentes parties d'un arbre jouent chacune son rôle dans sa croissance et son développement ; les racines nourrissent l'arbre, le tronc achemine les nourritures pour atteindre toutes parties de cet arbre (branche, feuille,...) et les feuilles permettent la respiration de l'arbre et nous savons que sans respiration pour les êtres vivants la vie est impossible.

Ainsi le développement exige des différentes parties, différentes couches de la société pour être efficace et durable. Ces parties peuvent être le groupe cible des bénéficiaires, les facilitateurs du développement et les autorités de base ainsi que les bailleurs des fonds pour faciliter l'exécution des projets ou des opinions de la population.

Le groupe cible se compare à des racines d'un arbre qui puisent des substances nutritives dans le sol ; ce groupe doit aussi collecter les problèmes, inventorier les besoins de base, hiérarchiser ses besoins pour les organes qui ont la capacité de les résoudre. Il doit aussi intervenir dans l'exécution la bonne gestion du projet pour satisfaire les besoins.

Les facilitateurs sont comparés à un tronc d'arbre qui a un rôle d'acheminer les substances dans différentes parties de l'arbre pour assurer une bonne relation entre la population bénéficiaire et les bienfaiteurs donateurs.

Les bienfaiteurs donateurs se comparent aux feuilles de l'arbre qui lui permettent la respiration. Ainsi après avoir inventorié les problèmes par des populations bénéficiaires, élaborer des projets de développement, avoir un consensus avec des autorités locales, les bienfaiteurs facilitent l'exécution en donnant des moyens nécessaires pour les mettre en pratique.

Degrés et formes de participation aux projets de développement

Quand on regarde les différents projets de développement qui oeuvrent dans des milieux ruraux, on peut distinguer une certaine forme de participation, mais à des degrés divers.

* 22 Georges DEFOUR, op.cit, p276

précédent sommaire suivant